Guitare 12 cordes et Slide guitar accompagnent la voix écorchée de Gary Jules, relativement comparable à celle de Michael Stipe (REM). Cette voix vous emporte loin, très loin, avec une mélancolie bienveillante, dans l'imaginaire, au bord de la Louisiane (des rythmes empruntent au style cajun) ou contempler la skyline de Los Angeles (le titre 'dtla', davantage couleur pop). On se situe dans la grande lignée de Simon and Garfunkel, et s'il y a de la batterie sur la plupart des morceaux, elle est pointilliste à souhait. Parmi les chansons les plus dépouillées et les plus réprésentatives de l'album, 'umbillical down' est un bijou de folk, avec des mélodies joliment variées. Pour éviter de tomber dans la monotonie Gary Jules décoche son harmonica (Princess of Hollywood), sa mandoline (peut-être une réminiscence de Losing my religion ?), avec justesse. Le piano vient conclure cet album irréprochable, entre autres avec la reprise extra-terrestre de Mad World, toute en sensibilité. Ce disque viendra naturellement s'intercaler entre un disque ou deux de REM, si vous ne l(es)' avez pas déjà.