La Pléiade est "la" collection de référence de l'édition française, nul doute la dessus, pourtant elle peut être très frustrante quand il s'agit de traduire les grands textes de la littérature étrangère. Comment ne pas "trahir" les textes, les affadir etc. Allez-vous au cinéma voir un chef d'oeuvre étranger autrement qu'en version sous-titrée, vous ? Mais, à la notable exception des anthologies de poésie, la vénérable maison n'avait encore jamais fait le choix de présenter des versions bilingues. C'est enfin le cas avec Shakespeare et cette nouvelle satisfaira les lecteurs exigeants et anglophones comme ceux qui ne parlent pas anglais et qui bénéficieront de nouvelles traductions impeccables et au plus près de l'original. L'appareil critique est... incritiquable comme il se doit avec la Pléiade.
Vivement que ce traitement bilingue soit appliqué à tous les futurs volumes de la collection !