Avec « Trahison », le réalisateur réussit son pari de livrer un thriller géopolitique, sur le thème éculé du terrorisme islamiste post 11/09, en présentant les parties en jeu (l'Islam, les USA, les terroristes, les agents de la CIA et du FBI) de la manière la plus objective possible (cela restant un film hollywoodien).
Toutefois, au-delà de cette note d'intention et d'un casting parfait (Don CHEADLE, Guy PEARCE, Neal McDONOUGH...) le métrage pêche par un manque de rythme et d'action indéniable. Malgré la multiplication des personnages et des lieux d'action, le métrage semble à plusieurs reprises « tourner en rond ».
De plus, sa trame étant loin d'être originale (l'agent infiltré qui perd ses repères et s'interroge sur le bien fondé de sa mission), « Trahison » pâtit de la comparaison avec d'autre métrage, que ce soit dans un autre genre, avec « Infernal Affairs » (ainsi que son remake américain « Les Infiltrés »), ou avec ses pairs. En effet, sur la même thématique, « Trahison » s'avère beaucoup moins maîtrisé et abouti que « Mensonge d'Etat » de Ridley SCOTT.
En résumé : malgré une combinaison de talents certains, « Trahison » ne parvient pas à se démarquer de ses modèles ou concurrents, ni à installer un rythme suffisant pour tenir, malgré tout, le spectateur en haleine.