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Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un chef d'oeuvre du western,
Par Jean LE GOFF (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TESTEURS) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Train sifflera trois fois - Édition Collector (DVD)
High Noon (Le train sifflera trois fois) est un chef d'oeuvre. L'histoire est d'une concision extrême: le sherif d'une petite ville (Gary Cooper) va se marier et va donc logiquement abandonner ses fonctions. Sa promise, Grace Kelly, est une quaker, viscéralement opposée à toute violence. Les heureux époux sont unis dans les liens du mariage par le juge local. A peine la cérémonie est-elle terminée et que le couple s'apprête à quitter la ville, l'on apprend l'arrivée par le train de midi d'un dangereux hors la loi qui avait terrorisé la ville, que le shérif avait arrêté et qui vient d'être libéré. Ses complices l'attendent déjà à la gare et bien entendu, ils veulent se venger. Il est 10H30. Le compte à rebours a commencé. Dans le temps de une heure et trente minutes qui va s'écouler (c'est la durée du film),le shérif (et le spectateur) va passer par toutes les phases: la tentation de la fuite, la volonté de faire face, tant par fierté que par calcul rationnel, la recherche éperdue de soutiens, la confrontation du devoir par rapport aux suppliques de sa bien-aimée, l'abandon par tous ses soit-disant amis, la marche résolue vers un suicide annoncé en dépit de tous les conseils qui lui sont prodigués, l'affrontement final ...
Le spectateur est pris du début à la fin dans un suspense émouvant et éprouvant: le réalisateur s'engage dans le récit sans perdre de temps, il crée l'attente, fait monter la tension, nous transforme tous en Gary Cooper, mobilise totalement notre sympathie pour le héros abandonné de tous (par lâcheté), et même (par conviction morale)par sa femme. Le film est un hymne au courage de ses convictions et à la force de la volonté face aux compromissions, à l'hypocrisie et à la lâcheté. Il est inutile d'avoir la moindre idée du contexte du film pour apprécier ce chef d'oeuvre. C'est un film hard boiled, "sec, fort, implacable, impeccable", comme l'a très bien écrit le critique Gilbert Salachas, un des films les plus aboutis du cinéma mondial. Bien entendu, le film est aussi une allégorie des méfaits du du maccarthysme dont le réalisateur, Fred Zinnemann, et le scénariste, Carl Foreman, comme certains des acteurs, étaient des cibles. A noter que comme d'habitude dans la plupart des films américains, les quakers ont toujours beaucoup de mal à rester fidèles à leurs convictions. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un duo de choix : Fred Zinnemann et Gary Cooper, pour un film à quatre Oscars !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Train sifflera trois fois - Édition Collector (DVD)
« Le train sifflera trois fois - High Noon » est un western américain de Fred Zinnemann (1952-1h25)
Scénario : Carl Foreman et John Cunningham (d'après son histoire 'The Tin Star'). (En noir et blanc) Photo : Floyd Crosby / Musique du film et de la chandon : Dimitri Tiomkin / Paroles : Ned Washington Casting : Gary Cooper (Shérif Will Kane), Thomas Mitchell (Jonas Henderson), Lloyd Bridges (Harvey Pell), Katy Jurado (Helen Ramirez), Grace Kelly (Amy (Fowler) Kane), Otto Kruger (Juge Percy Mettrick), Lon Chaney (Martin Howe)... Synopsis : Ce matin là, à dix heures quarante, le shérif de Hadleyville, Will Kane (Gary Cooper), épouse Amy Fowler (Grace Kelly) une jeune femme quaker. Il s'apprête, ensuite, à rendre son étoile pour rejoindre une petite ville voisine où il envisage de se fixer, en ouvrant un magasin avec son épouse. Mais il apprend que le dénommé Miller, qu'il avait arrêté et envoyé en prison, doit revenir en ville par le train de midi. Trois de ses anciens complices l'attendent déjà à la gare. Will Kane sait que Frank Miller revient pour se venger alors, contre l'avis de sa femme qui le supplie de partir, il décide de rester pour régler cette affaire. Le réalisateur pose un certain nombre de jalons pour suivre les évènements et faire, ainsi, monter la tension tout au long du film. L'attente de la menace est illustrée par un plan sur la voie ferrée, le danger viendra de là. La recherche d'aide et de soutien, auprès des habitants qui lui ferment leur porte et se terrent chez-eux, créée l'angoisse de la solitude du représentant de l'ordre qui se rend compte qu'il va devoir affronter, seul, plusieurs adversaires. Enfin les plans sur les horloges qui permettent de voir le temps qui passe alimentant le suspense. Abandonné de tous, même de sa femme qui craque et le lâche aussi, Will Kane sait alors qu'il va devoir affronter, seul, la mort. Le choix de Gary Cooper, pour ce rôle difficile, s'avère extrêmement judicieux. Tout d'abord son jeu et son physique offrent la représentation parfaite de l'homme abandonné par tous, qui souffre. La taille de l'acteur est aussi un atout dont il va se servir pour se vouter comme un homme dont le destin pèse sur les épaules. Son visage aux traits fatigués reflète l'angoisse et la peur qui va progresser au fur et à mesure que le temps passe. Pourtant aucune action ne vient alors justifier cette ambiance angoissante. C'est donc la seule force de persuasion qu'impose les images qui créée ce phénomène. Filmé en noir et blanc, avec peu de son et une intrigue plutôt mince, même simpliste, rien, à priori, ne pouvait laisser prévoir un tel succès commercial. Trois explications (parmi d'autres moins évidentes) la mise en scène est d'une très grande habileté, pleines d'idées et de trouvailles ingénieuses, une musique dont le thème est lancinant est d'une parfaite efficacité. Un montage d'une haute précision. On peut souligner une légère ressemblance avec l'excellent western de Demer Daves "3H10 pour Yuma", autre chef-d'oeuvre lui-aussi, mais simplement côté suspense, car ne jouant sur le même registre général. Côté actrices : Grace Kelly n'est pas à son aise et cela se voit. Katy Jurado s'en sort bien dans un rôle improbable pour une mexicaine à cette époque (années 1950). Gary récompensé, c'est tout dire, quant aux autres... corrects, mais secondaires. La chanson de Dimitri Tiomkin, pour la musique (et de Ned Washington pour les paroles), devient très vite, un succès mondial : "Do not forsake me, oh my darling" la version originale chantée par Tex Ritter (et reprise peu après par Frankie Laine) se répand sur la planète.. Pour la version française (sur des paroles de Henri Contet et Max François) : "Si toi aussi tu m'abandonnes, toi mon unique amour" c`est la chaude voix de basse du chanteur John William qui va se diffuser sur tous les transistors et tourne-disques de l'hexagone. Pour conclure : Quatre Oscars (1952) pour ce western atypique, Meilleur acteur Garry Cooper - Meilleur montage - meilleure musique - meilleure chanson. Récompenses amplement méritées. Pas grand-chose à ajouter si ce n'est qu'un tel film, véritable chef-d'oeuvre pour son tempo crescendo, aurait pu être, lui aussi, récompensé mais cette année là, il y avait une superproduction de Cecil B. DeMile en concurrence : "Sous le plus grand chapiteau du monde". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Do not forsake me,
Par ascopa "stellina" (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Train sifflera trois fois - Édition Collector (DVD)
Film inoubliable de Fred zinnemann. 1952.Ce film a marqué mon adolescence, il traduit pour ma génération la "belle époque" du western, où l'on trouvait un scénario à thème, une ambiance de l'ouest, des acteurs coulés dans le moule qui symbolisaient droiture, honneur, courage, et réussite. Ce schéma est ici moins simplifié que dans certains cas, les "méchants" seront bien sûr les agresseurs et "perdants". Ce qui est particulier au scénario c'est la vision d'une communauté d'une petite ville dont la couardise organisée est mise en évidence par des arguments hypocrites sous couvert de propos "bien pensants"...Une ambiance qui s'inscrit dans celle de la vie à l'époque de la réalisation de ce film où nombre de réalisateurs, producteurs, scénaristes étaient victimes de la chasse aux sorcières voulue par le maccarthysme ? Un isolement, semblable à celui du shérif Will Kane, et ces professionnels du cinéma utilisaient des chemins métaphoriques pour en exprimer les abus des censures, les mises à l'index et poursuites... Gary Cooper est un incomparable shérif-marshal à la démarche souple et féline. Grand-grand-grand dans tous les sens du terme. Grand par sa taille accentuée par sa chemise blanche et son costume sombre. Grand par ses expressions rapides fortes. Grand et fort dans son désarrois Ce film est un film sur l'expression du courage, du respect du devoir à accomplir ; ce que doit être une âme fière. Il est également à rapprocher du très beau western Proud One [Import USA Zone 1], "les âmes fières". C'est aussi celui de l'expression de la lâcheté humaine...Marche après marche, Will Kane va descendre au fond du gouffre de cet abandon. Et cet isolement, est merveilleusement repris par la lancinante ballade dont en français le titre est "si toi aussi tu m'abandonnes"...Il ne lui reste plus personne sauf sa femme qui à la dernière minute revient vers lui...Nous ressentons avec lui, après chacune de ses démarches pour chercher de l'aide, le vide, l'angoisse de l'échec et celle de l'heure du train que l'horloge nous montre régulièrement : "midi précise" qui doit sonner avec le train qui sifflera. Un Train aussi dangereux et angoissant que celui de 3H10 pour Yuma ou Le Dernier train de Gun Hill. Nous le sentons et nous sommes avec lui abandonné... Les paroles en anglais de la ballade tout au long du film sont de Dimitri Tiomkin "do not forsake me " chantée par Tex Ritter Sing, Cowboy, Sing. Elles traduisent plus les évènements qui attendent Will Kane que la ballade raccourcie (chantée par John William Mississipi Old Man River). Je n'ai rien dit des deux superbes femmes. Grace Kelly qui est la jeune épousée, qui finalement ne l'abandonnera pas, poussée par la jalousie, les réprimandes de l'ex-amie. Katy Jurado la belle, fière et courageuse femme, tiraillée entre trois hommes : "le chef des méchants", Will Kane le shériff qu'elle a aimé et dont elle admire le courage, le jeunot prêt à tous les abandons et chantages... Cette femme, à elle seule, est le noeud de la situation tripartite : les méchants , les couards, le shérif...Elle décide seule de son sort... Elle quitte cette ville où il est impossible de vivre...son départ est aussi l'abandon des êtres veules. Les combats sont rapides, intenses, et évidemment intelligents et le sort de nos héros est lié à la chance et à la spontanéité des réactions de l'innocente. Il existe sur l'édition Z1 des commentaire du réalisateur (en anglais) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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