- Bénéficiez d'un bon d'achat de 3 euros valable sur les téléchargements d'albums MP3 pour tout achat de 15 euros minimum en CD ou vinyles sur Amazon.fr Plus d'informations (des restrictions s'appliquent)
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La Zone Mystérieuse Ooooh,
Par Alexis Bidault "Ex-Cowboy" (Tours, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Transference (CD)
Spoon a récemment été désigné 'Groupe de la décennie' par le site d'agrégation de critiques Metacritic. Rien que ça. Tous ses disques sortis depuis l'année 2000 ont systématiquement séduit voire enchanté la majorité des journalistes spécialisés. De ce que j'en sais ce groupe ne jouit pourtant pas en France d'une grande reconnaissance, pour ne pas dire qu'il est totalement inconnu. Malgré toutes ses qualités, même s'il est VRAIMENT excellent, Transference ne corrigera probablement pas cette injustice.Le son de Transference est sec, dénué de toute graisse superflue. L'austérité de façade n'est cependant qu'un leurre : une fois ces chansons apprivoisées et devenues familières, elles irradient. Spoon connaît les vertus de la sobriété, du dépouillement et de la précision. Ces chansons peuvent paraître décharnées mais l'essentiel y est : le groove subtil de la section rythmique, la soul dans la chaude voix du chanteur Britt Daniel, les riffs chirurgicaux de la guitare, le piano rock, l'intelligence des structures et des arrangements, la subtilité des mélodies. Aussi à l'aise dans des morceaux énergiques (le sublime Is Love Forever ? , le rétro Trouble Comes Running) que dans une touchante berceuse au piano (Goodnight Laura) , reprenant à son compte la tension nerveuse des meilleurs titres de PJ Harvey (Before Destruction), le groupe déploie également des trésors d'ingéniosité, surprenants mais bien sentis. Ainsi des nombreuses coupures en pleine phrase dans le chant, du baroque et dansant 'Nobody Gets me but you', des légères touches d'électronique qui parsèment le disque et évoquent à moitié un Radiohead qui aurait troqué ses larmes contre un baril de soul. Mistery Zone est un fascinant alliage, une merveille de chanson mutante suivie par une incursion marécageuse dans des territoires annexes à ceux du trip hop, déjà visités en partie par Broken Social Scene (Who Makes Your Money). Quand beaucoup de disques ne se relèveraient pas d'un tel début, idéal, Transference maintient le cap, notamment grâce à l'aide de passionnants passages instrumentaux, inventifs et bien évidemment tout en retenue. Passionnément rock au c½ur, soul autour, agrémenté de petites fantaisies délicates, Spoon livre une nouvelle fois un disque remarquable, raide et maîtrisé, minimaliste et vibrant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Génialissime OGM Musical !,
Par Schub75 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Transference (CD)
Qui connait Spoon de ce côté de l'atlantique ? A croire le peu de lignes croisées sur leur compte dans la presse « spécialisée », peu de monde ! Bouderait-on ce terrible groupe alors qu'il nous propose son 7ème opus, une nouvelle fois d'une inspiration de grande classe. L'originalité de Spoon et son univers cérébral en ferait-il un groupe difficilement accessible alors que dès 1996 sur leur premier opus Telephono avaient fusé les comparaisons à Sonic Youth et aux Pixies ? Et depuis 1996 le groupe n'a cessé de se renouveler, s'éloignant (mais jamais trop) de leurs mariages originels entre indie et punk en conservant l'originalité de leur minimalisme instrumental (batterie, guitare, basse et piano), évoquant Interpol (notamment avec l'organe vocal de Britt Daniel) croisé parfois à l'inspiration guitaristique des Pinback.Alors c'est vrai, Spoon peut paraître déroutant et c'est très certainement parce que sous cette patine vivante se cache une construction musicale transgénique, intégrant dans la séquence de ce génome résolument Pop des gènes étrangers prélevés dans une multitude d'influences musicales, punk en tête. Et il y a indéniablement du génie génétique dans tous leurs titres. Et sur Transference, ils ont repris les choses en main en s'autoproduisant (après les turpitudes rencontrées avec leurs anciennes maisons de disques) et pilotant leur autopromo, dévoilant le single « Got Nuffin » six mois avant l'arrivée de l'album (soit dit en passant, « Got Nuffin » n'est pas du tout représentatif de l'album). Transference s'ouvre alors sur le magnifique « Before Destruction », sombre, tout en retenue vocale, sur ligne de batterie stroboscopique et guitare acoustique. Le punkisant « Is Love Forever » dévoile alors l'état d'urgence dans lequel se trouve Spoon et fait l'effet d'une boisson énergisante à la Red Bull. On s'installe alors dans l'écoute du géantissime « The Mystery Zone » petite pépite et coup de c½ur pour l'émotion qu'il génère (voix parfaite de Britt Daniel, guitares rythmiques impeccables, lignes synthétiques parfaitement imaginées et économiquement utilisées). « Who Makes Your Money » agit alors en trompe l'½il donnant l'impression d'entrer dans un univers Ambiant Electro, terrible et inventive transition. Puis retour au source sur 3 titres qui s'enchaînent dans un esprit à la Interpol avant d'atterrir sur le fébrile et tendre « Goodnight Laura » pour retrouver « Out Go The Lights » tout en écriture de guitare électrique à la Pinback (cf. Blue Screen Life / 2001) pour terminer (après passage par le titre single) sur « Nobody Gets Me But You » tout en ligne de basse et progression énergique faisant penser à l'écriture de Cake. Les choix créatifs retenus sur Transference donnent au final un goût de premier album avec petites imperfections, fraîcheur, détermination qui tranche avec leur précédente réalisation ultra soignée sur Ga Ga Ga Ga Ga. Alors oui, Spoon fait peut-être peur avec ses compositions mutagènes mais il est incompressible qu'un tel groupe aussi remarquable ne fasse pas parler plus de lui dans l'hexagone. Il faut changer cela urgemment. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|