EUR 25,00
  • Tous les prix incluent la TVA.
En stock.
Expédié et vendu par Amazon. Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
Transperceneige, Intégral... a été ajouté à votre Panier
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir les 2 images

Transperceneige, Intégrale : Relié – 26 mars 2014

Retrouvez toute la série Transperceneige, cliquez ici.
4.4 étoiles sur 5 23 commentaires client

Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de
Relié
"Veuillez réessayer"
EUR 25,00
EUR 25,00 EUR 21,01

Boutique BD Boutique BD


Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

  • Transperceneige, Intégrale :
  • +
  • Transperceneige : Terminus
  • +
  • Snowpiercer, le Transperceneige
Prix total: EUR 58,01
Acheter les articles sélectionnés ensemble

Descriptions du produit

Extrait

Extrait de la postface

«Before I forget» : «Avant que j'oublie». Cette phrase m'a longtemps poursuivi.
En effet, je croyais que c'était le titre des mémoires de Sir Robert Graves qui autour de 75 ans commença, après une vie de joies et d'épreuves, à perdre la mémoire. Disciple de Korzybski, ou plutôt de Boris Vian améliorant Korzybski, j'ai suivi le précepte : «Dans l'intérêt de la raison, classez et répertoriez.»
Et j'ai découvert que je me trompais.
Que les mémoires de Robert Graves s'appelaient, aussi beau titre, Good-Bye to All That, et qu'en réalité c'était Virginia Woolf qui à la fin de sa vie, évoquait les poèmes de Robert Graves dans une très longue lettre en commençant par «Before I forget». Avant que j'oublie, donc, et ça m'arrive déjà, je suis venu vous parler de temps évanouis, de Jacques Lob, et du Transperceneige de Jacques, donc, et de Jean-Marc Rochette et de Benjamin Legrand.
Robert Graves, poète et mythologue, Lob le connaissait bien, tout comme il connaissait tout ce qui était bizarre : les archétypes, les mythologies, les mythes, le paranormal, le hors norme. Il était comme moi, un fortéen athée, un fouriériste désenchanté. Ce qui nous a rapprochés.
De Charles Fort nous avions adoré le Liure des damnés, ses ouvrages suivants et La Revue fortéenne, car Fort et ses disciples y recensaient tous les faits bizarres, inexplicables, mais comme nous étions athées, incrédules mais fascinés, nous cherchions toujours des explications logiques : ainsi des pluies de grenouilles qui étaient sans doute dues à un cyclone qui les avait soulevées puis, perdant de leur force, soudain lâchées au-dessus d'un village, à l'heure de la messe, sur le parvis, curieusement. Nous rêvions de découvrir de la magie, mais comme avec Houdini, quand nous allions y voir de plus près (et Jacques le fit bien plus souvent que moi), l'explication était souvent simple, prosaïque ou truquée.
Il fut toujours fasciné par «les soucoupes volantes» et il lui est arrivé de nombreuses fois de visiter des maisons hantées, mais il n'a jamais vu d'ovni ni rencontré de fantômes...
Je vous disais donc que j'en suis au stade «Avant que j'oublie» : il serait plus exact de dire que je mélange les dates, que certains moments passés remontent avec une force telle que j'ai l'impression de voyager dans le temps, et que cela vient bousculer la chronologie, si bien que suite à la force rémanente de certains souvenirs, je ne sais plus dans quel ordre se sont passées certaines choses, car ces souvenirs devenus tangibles sont comme des rochers qui émergent d'un brouillard général opaque. Je vais donc vous raconter le Jacques Lob dont je me souviens, avec des oublis et des erreurs que je revendique.
Il était mon ami, il fait partie de ma vie.
Par exemple, je ne me souviens plus où je l'ai rencontré.
Était-ce au musée des Arts décoratifs lors d'une projection de diapositives de Pierre Couperie ? Était-ce à la gare du Nord, dans l'appartement de Druillet où le «tout SF» et les jeunes dessinateurs se réunissaient le samedi soir ? Était-ce à la librairie Futuropolis ? Je ne sais plus.
En tout cas nous sommes tout de suite devenus complices. Je me souviens qu'il m'a montré des diapositives des originaux d'Emshwiller pour ses couvertures de Galaxie. Je me souviens de l'avoir croisé quelques fois quand j'ai commencé à bosser à Pilote, introduit par Druillet pour y faire des «Actualités».
Je me souviens surtout que nous avons failli faire un court-métrage ensemble, de propagande, pour l'EDF. Il avait envie de le faire à deux, comme un match de ping-pong, et nous nous sommes bien amusés, mais le résultat a été une catastrophe, car l'EDF nous avait remis deux dossiers, assez copieux : un consacré à tout ce que nous devions dire dans ce film sur EDF, ses magnificences et son utilité, et un deuxième, plus mince, avec tout ce que l'on ne devait pas dire, tout ce qu'il ne fallait pas mentionner. Nous nous sommes évidemment jetés avec voracité sur le second, et avons fait un scénario assez drôle, où par exemple, à propos du réchauffement de l'eau à proximité des centrales nucléaires, nous avons voulu tourner ce petit inconvénient en avantage, en disant que ce serait formidable pour les pêcheurs d'écrevisses car elles se multiplieraient à proximité des centrales grâce à l'augmentation de température de la nappe phréatique... Quand il est allé - sans moi - rendre notre court-métrage à EDF, ils n'ont pas ri du tout. Et le film ne s'est pas fait.
(...)

Revue de presse

Publié en 1982 et 1983 dans le magazine (A Suivre), Le Transperceneige fait partie de ces histoires cultes qui, dans la foulée de la révolution engagée dix ans plus tôt par Métal Hurlant et L'Echo des Savanes, ont définitivement installé le 9e art dans l'âge adulte. Scénarisé par Jacques Lob, le récit est d'abord confié au pinceau élégant d'Alexis. Celui-ci en dessinera seize planches avant de mourir à l'âge de 31 ans d'une rupture d'anévrisme. Il faut trouver un autre dessinateur. Jean-Marc Rochette est alors préféré à d'autres (Régis Loisel, François Schuiten...). Avec Silence, de Didier Comès, et Ici Même, de Jacques Tardi et Jean-Claude Forest, Le Transperceneige va incarner le parti-pris revendiqué par (A Suivre) d'une bande dessinée en noir et blanc au format long, totalement émancipée des codes existants...
Puisé à la bouteille d'encre de certains grands maîtres du comic book américain (Noel Sickles, Milton Caniff, Alex Toth), le dessin volontairement nostalgique de Rochette participera beaucoup à la fascination exercée par Le Transperceneige. (Frédéric Potet - Le Monde du 31 octobre 2013) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre adresse e-mail ou numéro de téléphone mobile.




Détails sur le produit


En savoir plus sur les auteurs

Découvrez des livres, informez-vous sur les écrivains, lisez des blogs d'auteurs et bien plus encore.

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

Meilleurs commentaires des clients

Format: Album
Un magnifique bouquin qui devrait plaire à tout ceux qui ont aimé le film "la route" parce qu'il dégage le même désespoir, la même atmosphère désespérante de fin du monde.
Suite à un apocalypse sur laquelle l'auteur ne s'attardera pas, les survivants de l'humanité se retrouvent coincé dans un train immense qui se voit contraint de rouler sans arrêt possible sur les rails de la fin du monde. Cette bande-dessinée de haute volée est une ode au désespoir de son auteur face à une humanité dont il semble connaître les côtés les plus noirs et la profonde bêtise. Chronique du désespoir donc? Oui, un peu, un pavé politiquement chargé qui devrait être enseigné dans les écoles...
Même si cette bd commence à dater, du moins pour ce qui est de sa première partie, elle est toujours d'actualité, je dirais même qu'elle est encore plus d'actualité maintenant qu'elle ne l'était à l'époque. Une bande-dessinée qui donne envie d'apprendre à respecter notre planète et comprendre les comportements d'une humanité généralement mal éduquée et qui s'enfonce dans son aveuglement.
Un grand moment de science-fiction, bourré d'idées et baigné dans une atmosphère sombre et fascinante.
Une bande-dessinée culte!
Une excellente édition intégrale au papier de qualité et où les reproductions et l'impression sont sans défaut.
Le seul reproche qu'on lui fera c'est qu'au bout de 20 pages elle fait souffrir les poignets de par son poids :)
Un pur plaisir de pouvoir profiter de l'intégrale de cette histoire en un seul bouquin, le film va vraiment se faire attendre maintenant que c'est lu...

A acheter les yeux fermés.
Remarque sur ce commentaire 7 sur 7 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Par Paluel Marmont TOP 500 COMMENTATEURS le 3 novembre 2013
Format: Album
La sortie du film "Snowpiercer" donne aux éditions Casterman l'occasion de rééditer en un seul volume les trois tomes du "Transperceneige" (voir "Histoires du Transperceneige" pour plus de détails sur l'ensemble de l'affaire). Le tome 1, paru en 1984, reste un sommet de la BD de SF post-apocalyptique: après un cataclysme climatique, les survivants de l'espèce humaine sont enfermés dans un train gigantesque qui roule éternellement, et où se retrouvent les oppressions, inégalités et impostures bien connues dans notre société; en tête les wagons dorés des privilégiés, en queue les wagons à bestiaux des déshérités. L'un d'eux, Proloff, flanqué de sa compagne Adeline, remonte le train - jusqu'à atteindre la locomotive... Scénario des plus habiles de J. Lob, l'intrigue se prêtant à l'allégorie; et dessin noir, gris et blanc percutant de J.-M. Rochette. Une œuvre puissante et qui nous parle encore. Les tomes 2 et 3 exploitent le concept, sans atteindre le niveau d'intensité du tome 1.
Remarque sur ce commentaire 18 sur 20 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Par Nicolas Winter TOP 500 COMMENTATEURS le 10 novembre 2013
Format: Album
Publié originellement à partir de 1982, le Transperceneige s’est taillé une sacrée réputation dans le cœur des aficionados de BD. Ecrit par Jacques Lob et mis en images par Jean-Marc Rochette, poursuivi plus tard pour deux autres tomes par Benjamin Legrand, l’œuvre a connu des fortunes diverses avant d’arriver par quelques heureux hasards sous les yeux de Bong Joon-Ho qui décide alors de l’adapter pour le grand écran. Profitant de cette nouvelle popularité, Castermann réédite une volumineuse et magnifique intégrale, l’occasion idéale pour redécouvrir un mythe avant d’aller jeter un œil sur son adaptation en salles.

On peut, grossièrement, diviser l’œuvre en deux morceaux. D’abord, le Transperceneige original de 1982 écrit par Jacques Lob et dessiné par Rochette, ensuite les deux tomes suivants – L’Arpenteur et La Traversée - scénarisés par Legrand et toujours dessinés par le même artiste. Dans le Transperceneige de Lob, on fait la connaissance de Proloff, un homme taciturne qui a réussi à s’introduire dans les sections avants d’un train lancé à pleine vitesse nommé le Transperceneige. Évoluant dans un monde recouvert par la glace, il constitue le dernier refuge d’une humanité à l’agonie mais qui ne cesse de reproduire les mêmes erreurs. C’est ainsi que Proloff, sous la protection d’Adeline Belleau, s’achemine vers la Sainte Loco ,et découvre, avec le lecteur, le monde de ceux de l’avant.
Lire la suite ›
1 commentaire 25 sur 29 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Format: Album Achat vérifié
Je recommande à tous ceux qui aime la bonne bd de la lire.
Vous serez transporter jusqu'au bout, avoir envie de connaître la fin.
Comment l'homme essaye-t-il de vivre en communauté restreinte et confiné, les personnages conditionnés, les personnages en quête de liberté et qui se pose des questions.....
Faire tout pour survivre, l'espoir de savoir s'il y a d'autres humains en vie.....
A vous de vous plonger dans cette lecture.....à vous d'attendre peut-être une suite
Remarque sur ce commentaire 2 sur 2 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus

Commentaires client les plus récents


Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?