Dario Argento aime jouer avec les terreurs du public mais aussi avec celles de ses héros. Fin psychologue, il sait mettre en avant les horribles chocs qui peuvent faire d'une personne "normale" un tueur avide. C'est ce qui se passe ici.
Ayant passé par une expérience trés traumatisante, notre tueur va accomplir un rituel de folie. Tout commence lors d'une séance de spiritisme, ce soir de pluie où Aura va perdre ses deux parents, victimes d'une décapitation en régle. Aura, jeune anorexique, s'étant enfuie de la clinique psychiatrique où ses parents l'avait fait enfermée, a heureusement la chance de pouvoir compter sur son ami journaliste, qui va enquêter pour elle et la protéger.
Rare sont les films d'horreur qui allient romance, terreur, et raisons plausibles du tueur. Les têtes tombent, on en voit même qui parlent encore aprés leur séparation d'avec le corps. En principe le Modus Operenti est toujours le même, à part deux fois où notre tueur devra agir autrement. Si la décapitation est particulièrement efficace, la vue de la procédure ne l'est pas moins.
Quelqu'un m'a dit que la solution était toujours au début, j'ai guetté, je n'ai rien vu.
Persuadée de la bonne fois de cette personne, j'ai remis le début du film : bingo ! Effectivement, la solution est là, sous nos yeux, mais pris dans la tourmente on passe à côté. Impressionnant Dario Argento !
! Attention aux âmes sensibles, ce film est un véritable Trauma !