Cette histoire relate une confrontation explosive entre la vision des parents et le monde construit par leurs enfants devenus adultes. Jusqu'où l'amour parental doit-il s'immiscer abusivement dans la vie d'un être cher. Question universelle...
J'ai été touchée par la complicité ,teintée de beaucoup de tendresse, échangée entre Casey et Alex; touchée par la détresse de Casey face à sa situation familiale (les non-dits et le silence omniprésent); charmée par la rigolote Carmen (une amie) et attendrie par la petite fille Hannah qui, à sa manière, propose son aide à Maggie et à Casey: "Parfois, si on se place du point de vue de l'autre, ça peut aider. Imagine, tante Maggie: tu es gay. Casey, tu es la maman. Comment se sent-on?"
L'atmosphère de certaines scènes est rendue clairement perceptible par l'environnement sonore et intensifie ainsi les émotions exprimées par les protagonistes. Délicatement, une mélodie rendue par piano, violon et belle voix, effleure ici et là le cours du film. Tous les acteurs jouent vrais. Maggie, la mère, refuse catégoriquement le métier, le mode de vie et la compagne de sa fille. Le père, bon vivant, laisse sa femme porter le pantalon à sa place. Caractéristique illustrée p.ex. dans le choix final de la cravate offerte par sa fille ou e.a. dans l'inertie totale (et empreinte de lâcheté?) dans le passage final du film très, très dur. Alex, très amoureuse, est tiraillée par un secret. Les autres membres de la famille sont également tiraillés par un drame jamais exprimé.
Casey: "Te demandes-tu si je suis heureuse?"
Maggie: "... (silence)
Pourquoi tout doit-il toujours tourner autour de toi?"
Casey: "Dis-moi seulement si tu veux mon bonheur?"
Maggie: "... (silence et refus tacite)"