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- J'aimerais te revoir, m'annonça-t-elle ?
- Moi aussi. J'aimerais que l'on aille acheter des meubles pour notre nouvel appartement. Que l'on fasse le marché tous les dimanches. Que l'on se prenne un café dans un bistrot tous les matins. J'aimerais te demander en mariage et que tu en pleures de joie. J'aimerais te couvrir d'amour une vie entière. Me retrouver à tes côtés, au bas des pistes, aux sports d'hiver. En attendant de voir nos gamins revenir de leurs cours de ski. Je veux te désirer même après trois années de vie commune. Je veux te voir en larmes pour mieux te consoler. Mais j'en suis incapable. Je serais incapable de t'aimer plus de quelques jours. C'est mon grand drame. Je t'aime maintenant. C'est faux. Mais ça le sera toujours moins que dans quelques semaines. Je t'aime. Adieu.
Tel est Simon, vivant aux côtés de cette lucidité que l'alcool n'arrive plus à charmer et sur les débris carbonisés de quelques grands sentiments. Simon connaît les nuits folles sans sommeil qu'il partage, tout comme son appartement, avec ses trois meilleurs amis : Théo, l'homosexuel aux amours lointaines et éphémères, Alban au coeur brisé par la douleur aspic d'une séparation, Marion, l'amour d'une nuit neigeuse au petit goût d'inachevé... Il tente de survivre comme il peut, de préserver cette énergie qui le pousse en avant. Aussi, quand il découvre sous le capot d'une photocopieuse la carte d'identité d'une déesse blonde, il se précipite. Sans savoir jusqu'où tout ça va le mener...
Si vous n'avez pas lu Treize minutes, prenez en soixante pour découvrir ce texte qui a tous les atouts d'une chute vertigineuse : la vitesse, le frisson, la griserie. Et qui se voile d'un petit quelque chose en plus : une poésie de la tendresse. Un roman électrique et neuf d'un auteur prometteur. --Hector Chavez --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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22 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
C'est dans le noir que l'on voit la lumière,
Par Cros Julien (Marseille) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Treize minutes (Poche)
Malgré le style très sombre, cynique, ironique, vulgaire que peuvent avoir certains passages, force est de constater que les moments décrits sont pour la plupart d'une vérité incontestable. Pourtant on ne peut se détacher du personnage si paradoxalement attachant, tant le style et la teneur des idées nous tient en haleine. Et malgré la noirceur des propos, je perçois un message des plus optimistes à qui veut bien l'entendre.
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11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Ellis,Inerney,Beigberder,Rey,
Par Karine Dumortier (ST NAZAIRE, FRANCE) - Voir tous mes commentaires
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Encore un livre avec de l'alcool, de la drogue, des déviances... Ceci n'est pas un critique, j'adore ce genre de littérature, un peu trash, parfois choquante, minimaliste, dans l'air du temps. Mais à tous les auteurs fans d'ELLIS: Tenter de changer, un peu l'histoire, S.V.P. On aimerait un peu de surprise, en plus duplaisir que l'on prend à vous lire!
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
surprennant,
Par chii "hinachii" (Toulouse) - Voir tous mes commentaires
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« Treize minutes, c'est le temps dont va bénéficier Simon pour rater sa vie au sein d'une chambre à l'accueillante obscurité... » Voilà ce que nous annonce la quatrième de couverture.
Qu'est-ce qui peut bien faire basculer une vie ? Qu'est ce qui pousse un individu à détruire sa vie ? Simon est un jeune dandy bien ordinaire. Luxe, débauche, désinvolture et déprime... Et on met un certain temps avant de s'attacher à lui... C'est que Nicolas Rey est malin. Il prend son temps pour dévoiler, dénuder même, ses personnages. 120 pages seulement pour nous faire comprendre le pourquoi du comment de la destruction. Et pourtant, il prend son temps. C'est que l'auteur aime jouer avec le rythme de son histoire... Nicolas Rey aime aussi les coups de théâtre ! Pas ceux qui surviennent de nul part, pas ceux qui vous prennent par surprise. Non. Ceux dont vous vous seriez douté, si l'auteur avait daigné vous en dire plus. Le style d'écriture se rapproche beaucoup de celui de Beigbeder. Mais il est, il me semble moins travaillé, moins emporté et moins emportant que celui de Frédéric. Le talent de Nicolas Rey réside plus dans la façon de construire un univers sordide, une histoire qui - on le sais dés le début - finira mal et d'y faire vivre des personnages bien trop ordinaires pour être normaux... On peut néanmoins regretter qu'il y ait trop de passages sexuels pas assez sensuels... Mais il faut aller jusqu'au bout du roman pour comprendre l'utilité de ces passages... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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