Frederick Theodore Albert Delius est né en 1862 à Bradford, Angleterre. Enfant, il apprit le violon et le piano, mais son père, Julius Delius un industriel allemand qui dirigeait une manufacture lainière, ne le destinait pas à une carrière de musicien. Frederick Delius découvrit à treize ans la musique de Richard Wagner en assistant à un concert et, sur sa requête, son père l'envoya en Floride à Solano Grove sur les rives de la rivière St Johns, pour gérer une plantation d'orangers, tout en étudiant la composition. C'est à la suite de ce séjour qu'il composera sa première oeuvre d'orchestre, la « Florida Suite ». Revenant en Europe, il étudia au Conservatoire de Leipzig auprès de Carl Reinecke (1824-1910), c'est dans cette ville qu'il rencontra Edvard Grieg (1843-1907), qui influencera profondément sa musique. En 1888, grâce à l'intervention de Grieg auprès de son père, il s'installa à Paris, et vivra jusqu'à la fin de ses jours en France. Après 1918, Frederick Delius commença à souffrir des effets de la syphilis contractée lors de ses précédents séjours à Paris, devint paralysé et aveugle, mais, entre 1928 et 1932, il complétera quelques compositions tardives avec l'aide de son secrétaire Eric Fenby. Il est mort en 1934 à Grez-sur-Loing, en Seine-et-Marne. Parmi les oeuvres majeures de Delius, on peut noter « Trois préludes » pour piano, quatre Sonates pour violon et piano, dont une inédite, une Sonate pour violoncelle et piano, trois Quatuors à cordes, dont deux inédits, un Concerto pour piano, un Suite, une « Légende » et un Concerto pour violon, un Concerto pour violoncelle, un Double Concerto pour violon, violoncelle et orchestre, la « Florida Suite », le Poème symphonique « Sur les cimes » d'après Henrik Johan Ibsen, « Idylle de Printemps », « Summer Evening » « Winter Night », « Spring Morning », « Paris: The Song of a Great City », « In a Summer Garden », « A Song of Summer » et deux « Dance Rhapsody » pour orchestre, six Opéras, dont « A Village Romeo and Juliet », et « Fennimore and Gerda » d'après Jens Peter Jacobsen, un Requiem pour soprano, baryton, choeur et orchestre, « Sakuntala » pour ténor et orchestre sur un poème de Holger Drachmann, « Mitternachtslied » pour baryton, choeur d'hommes et orchestre sur un poème de Friedrich Nietzsche et « A Mass of Life » pour solistes, choeur et orchestre également sur des poèmes de Friedrich Nietszche, « Maud » pour ténor et orchestre sur des poèmes d'Alfred Tennyson, « Appalachia » pour choeur et orchestre sur deux Negro Spirituals des États-Unis, « Songs of Sunset » pour mezzo-soprano, baryton, choeur et orchestre sur des poèmes d'Ernest Dowson, « Songs of Farewell » pour choeur et orchestre sur des poèmes de Walt Whitman, « A Late Lark » pour voix et orchestre sur un poème de William Ernest Henley, « Her ute skal gildet staa » pour choeur sur un poème de Henrik Ibsen, ainsi que de nombreuses Mélodies sur des poèmes de William Shakespeare, Bjørnstjerne Bjørnson, Hans Christian Andersen, Heinrich Heine, Aasmund Olavsson Vinje, Henrik Johan Ibsen, Alfred de Musset, Percy Bysshe Shelley, ou bien encore Paul Verlaine.
Sir Arnold Edward Trevor Bax est né en 1883 à Streatham, dans la banlieue londonienne (UK). Issu d'un milieu bourgeois cultivé, Arnold Bax fut éduqué à la maison, mais il entra à l'âge de seize ans au Hampstead Conservatory, où il eut en particulier comme professeur Cecil Sharp (1859-1923), qui fut à l'origine de la « Renaissance folklorique » en Angleterre au début du vingtième siècle, puis à la Royal Academy of Music de Londres, où il fut l'élève de Tobias Matthay (1848-1955), de Julian Egerton (1848-1955) et de Frederick Corder (1852-1932), dont l'enseignement s'appuyait sur les oeuvres de Franz Liszt et de Richard Wagner. Il séjourna par la suite en Irlande, où il découvrit l'aeuvre du poète William Butler Yeats, qui l'influença profondément par la suite ; il éprouvait également une grande attirance pour la littérature nordique, en particulier pour celle de l'écrivain norvégien Bjørnstjerne Bjørnson. Sa musique est très profondément marquée par la musique populaire celte, et plus particulièrement irlandaise, et nordique ; il avait d'ailleurs pour Jean Sibelius une très grande admiration, admiration qui fut réciproque. Arnold Bax est mort en 1953 à Cork (Irlande). Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter quatre Sonates pour piano et une Sonate pour deux pianos, trois Sonates pour violon et piano, une Sonate pour alto et piano et une Sonate pour alto et harpe, trois Sonates pour violoncelle et piano, une Sonate pour clarinette et piano, trois Quatuors à cordes, un Quatuor avec piano, un Quintette pour cordes, un Quintette avec piano, un Quintette avec harpe, un Quintette pour hautbois et cordes, un Concerto pour flûte, hautbois, harpe et quatuor à cordes, un Octuor pour cor, piano et sextuor à cordes, un Nonette pour flûte, hautbois, clarinette, harpe et cordes, un Concerto pour piano pour la main gauche, un Concerto pour violon, un Concerto pour violoncelle, plusieurs poèmes symphoniques, dont « The Garden of Fand », « Tintagel », « November Woods », « Summer Music », « The Happy Forest » et « The Tale the pine-trees knew », sept Symphonies, des Chants pour choeur et orchestre, des Chants pour choeur a cappella, ainsi que des Mélodies.