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Trilogie new-yorkaise : Cité de verre - Revenants - La Chambre dérobée
Format: PocheModifier
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Dès les premières phrases, on est vite propulsé dans ce qui s’annonçait comme un thriller, mais tourne vite à une quête métaphysique à tâtons dans le noir, à l’image de ces personnages dans leurs tribulations quotidiennes. Leur quotidien, qui « n'est rien de plus que la somme de faits aléatoires, ….d'événements fortuits qui ne révèlent que leur propre manque d'intentionnalité » semble être dominé par le hasard et la contingence. La cause, qu’un autre postmoderne, Thomas Pynchon, en attribuait à la courbe de Gauss, loi mathématique qui démontre que tout phénomène n’est qu'une superposition de causes aléatoires indépendantes, Auster, lui, l’attribue à la chute originelle. L’homme a perdu en même temps que l’Eden sa capacité à comprendre sa substance et son langage. Perdu dans New-York, le nouveau Babel, comme Peter Stillman dans « Cité de verre », il tente en vain d'inventer, un nouveau langage pour retrouver le sens originel. Le narrateur note que cette innocence perdue, on le retrouve dans des inadaptés comme Kaspar Hauser (dont Werner Herzog en a tiré un film), Peter de Hanovre, Victor de l’Aveyron, cas typiques d’enfants sauvages, enfoncés dans leur mutisme, « sans manifester le moindre intérêt pour la sexualité, l’argent ou autre chose de ce monde » jusqu’à l’âge adulte. Les héros d’Auster voudraient être nulle part car ils savent que là où ils sont n’est pas là où ils devraient se trouver.
Le deux premiers romans débutent par une filature dans les rues de New York, qui se transforme très vite en quête d'identité. Dans « Revenants », les personnages n'ont pas de nom : ils s’appellent Bleu, Noir et Blanc. Le détective privé, Bleu, payé par Blanc, doit espionner Noir, qui ne fait rien de ses journées. Dans « Cité de verre », l'un des personnages se nomme Paul Auster…A force de s’épier les uns les autres, tous ces personnages ne découvrent rien de significatif, rien d’autre que le vide de la solitude, Dans "La Chambre dérobée", le narrateur, qui a pris possession de la vie de Fanshawe, son ami disparu, en publiant ses manuscrits, en épousant sa femme et en adoptant son fils, découvre que la « solitude est devenue un accès à l’intérieur de soi, un instrument de découverte ». Découvrir que vide pour vide, les existences des uns et des autres sont interdépendantes et interchangeables. Que reste-il alors comme issue? "J'ai verrouillé le secret à l'intérieur de moi-même" dit le narrateur dans "Revenants", et " cette chambre verrouillée, je m'en apercevais à présent, était située dans mon crâne", dans "La Chambre dérobée",signifiant ainsi que l'investigation du réel ne saurait être dirigée vers le monde, qu'elle ne peut que renvoyer vers l'intérieur de soi.
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8 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 août 2010
Paul Auster nous plonge dans 3 histoires qui présentent des similitudes troublantes. Elles nous amènent toutes à réfléchir sur notre rapport aux autres, aux obligations que nous nous créons et aux pièges dans lesquels nous nous enfermons. Si le départ de lecture est un peu difficile, le plaisir de parcourir ces 3 histoires va grandissant à mesure que l'auteur nous emmène (ballade?) dans les méandres de la psychologie des personnages, avec habileté et efficacité. A lire.
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5 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
J'ai découvert Paul Auster il y a quelques années grace à La Trilogie new-yorkaise. J'ai été très marquée par cette oeuvre qui a une resonance assez kafkaïenne tout en donnant une importance capitale aux concepts d'identité et de liberté.

Ce roman se compose de trois histoires se déroulant à New York.

- La Cité de verre, publiée en 1987, est le premier volume. Le personnage principal, Quinn, est un écrivain de série policière au passé douloureux qui accepte d'être confondu avec un détective du nom de Paul Auster. On lui demande d'enquêter sur un religieux extrémiste qui vient de sortir de prison et qui, selon les dires de sa "cliente" veut assassiner son fils qu'il a torturé durant toute son enfance. L'écrivain va découvrir que cet ancien professeur de théologie tente d'inventer un nouveau langage pour sauver le monde de l'incompréhension ambiante.

- Revenants, deuxième volume du roman, démarre par une filature dans les rues de New York, qui se transforme très vite en quête d'identité. Fat étrange: les personnages n'ont pas de noms mais des denomination decouleur: Bleu, Noir et Blanc. Le détective privé, Bleu, payé par Blanc, doit suivre Noir, qui ne fait rien de ses journées.

- La Chambre dérobée , dernier volume, débute avec la disparition de Fanshawe qui laisse derrière lui son épouse Sophie, son fils Ben et des manuscrits qu'il a confiés au narrateur. Ce dernier va ainsi prendre littéralement possession de la vie de Fanshawe : il publie les manuscrits qui connaîtront le succès, épouse Sophie et adopte Ben.

Cette trilogie est une oeuvre majeure de ce romancier si singulier que je trouve assez fascinant. Ses romans qui oscillent entre le surrealisme, le conte philosophique et le faux polar plongent le lecteur dans un état de rêverie assez mélancolique. Le lecteur suit les personnages en essayant de reconstituer une sorte de puzzle dans une quête étrange de soi-même.

La mécanique narrative associée à une écriture riche et symbolique en font une trilogie fascinante qui pose des questions et provoque des interpretations différentes selon le lecteur. Un roman destabilisant qui tend vers l'absurde.
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le 8 mai 2015
J'ai adoré, les trois histoires qui n'en sont qu'une seule, construction déroutante. La recherche de l'identité très "Austérienne". Un très bon livre pour découvrir l'auteur.
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le 18 juillet 2014
Trois nouvelles tournant autour du thème commun de l'aliénation. Prenant, dérangeant, du grand Auster. Parfait pour s'initier à l'univers de cet auteur.
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1 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
J'avais lu il y a quelques temps City of Glass, premier opus de la trilogie et j'avais été fasciné par cette errance, par les jeux d'identité, par le jeu subtile des références, par cette descente dans la folie. J'ai donc acheté la trilogie complète !

Les deux autres romans sont eux aussi des récits d'enquête, de filature, dans ce décor labyrinthique que constitue la ville de New York, nouvelle cité de Babel. Les thèmes de l'identité et de l'écriture sont, sous différentes formes, au coeur de ces intrigues qui semblent ne mener nulle part : les dénouements laissent le lecteur épuisé mais insatisfait après avoir suivi le narrateur qui s'enfonce et se perd, physiquement ou moralement.

La lecture de ces ouvrages est un formidable exercice, magique et déroutant ! Si vous ne devez en lire qu'un, je conseillerais sans hésitation le premier, le plus complexe et le plus riche.
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15 sur 23 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 11 décembre 2002
Une écriture fluide et surtout une description minutieuse du contexte et des lieux sans que cela alourdisse la plume. On se sent véritablement transporté dans les rues de NY. Paul Auster réalise l'exploit de s'amuser autant avec le lecteur qu'avec les protagonistes et même avec lui même. Plusieurs faits qui restent inexpliqués agrémentent agéablement les intrigues, on aimerait tellement en savoir plus parfois, on gagnerait sûrement au niveau de la frustration mais cela serait sans doute préjudiciable à l'interprétation. Ajoutez à tout ça un style qui sort de l'ordinaire ... vraiment un bon bouquin !!
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9 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 5 octobre 2004
Paul Auster est un des plus grands auteurs contemporains américains. Il a de la classe, un style, de l'intelligence et manifeste toujours dans ses écrits un côté imprévu qui rend la lecture de tous ses livres, sans exception, fascinante. La trilogie new-yorkaise est l'un de ses meilleurs livres et c'est un labyrinthe dont vous ne sortirez pas.
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le 15 janvier 2013
Thrilogie new-yorkaise est le premier livre de Paul Auster que je lis et j'ai trouvé les écrits de plus en plus captivant.J'ai trouvé Cité de verre pas trop mal, mais sans plus suivi de "Revenants" qui de part sa façon d'être écrit a réussi à me captiver.Et puis enfin "La chambre dérobée" qui me pousse à ouvrir un autre livre de Paul Auster. Cette dernière nouvelle est pour moi et de loin la meilleur des trois et a réussie a gardé éveiller trois soirs d'affilé.
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« Finalement toute vie n'est rien de plus que la somme de faits aléatoires, une chronique d'intersections dues au hasard, de coups de chance, d'événements fortuits qui ne révèlent que leur propre manque d'intentionnalité ».
Tirée de « La chambre dérobée », cette citation pourrait être la réponse de Paul Auster aux lecteurs qui chercheraient à interpréter les entremêlements des trois récits formant la trilogie new-yorkaise. C'est vrai qu'il est tentant de trouver des liens entre les Stillman, Henry Dark et autre Paul Quinn qui apparaissent avec des rôles différents dans ces différentes histoires.
D'autant plus que les trois récits ont d'autres points communs. Le principal est la filature menée par les personnages centraux, tous trois non-détectives et embarqués de manière surprenante dans une enquête sur une personne précise. Cette triple quête mène à chaque fois à un renversement inconscient du champs d'investigation : de l'extérieur où se situe sa cible, l'enquêteur se tourne vers sa propre intériorité. Cette introspection conduit à un dénuement parfois proche de la folie, à une solitude dans laquelle l'Autre devient Soi-même : « entrer dans Noir (=la cible) était l'équivalent d'entrer en lui-même, et une fois parvenu à l'intérieur de lui-même, il ne peut plus concevoir d'être ailleurs. Or, c'est précisément là que se trouve Noir, même si Bleu (=l'enquêteur) n'en sait rien ».
Plonger dans l'autre, voilà une façon d'accéder à soi-même. Par contre, ce plongeon est souvent décevant, puisqu'il conduit à un vide. Comme si finalement, rien ne sert de vouloir connaître l'homme. La vraie quête serait plutôt la Connaissance (ce qui a valu à Adam d'être chassé du Paradis, puis à l'homme de fâcher une deuxième fois Dieu lorsqu'il voulut se rapprocher du Paradis en construisant la tour de Babel.) D'où la folle quête de Stillman, convaincu qu'une nouvelle Babel est sur le point d'être édifiée dans ce Nouveau monde, ce qui « serait le symbole de la résurrection de l'esprit humain ».
Cependant, aimer à la folie reste une façon plus sûre d'échapper au vide de l'être humain et d'accéder à la connaissance, comme l'éprouve l'enquêteur-narrateur du troisième récit : « Je ne parle pas tant de désir que de connaissance, la découverte que deux personnes, par leur désir, peuvent créer une chose plus puissante que celle que chacune peut créer toute seule. Ce savoir m'a transformé, me semble-t-il, et, de fait, m'a donné la sensation d'être plus humain. »
Ce commentaire le montre bien. Cette trilogie new-yorkaise permet une foule d'interprétations. Et cette interpénétration entre la richesse de ce livre et sa propre conscience permettra à chacun d'écrire sa propre « chronique d'intersections ».
Mais la vie, est-ce bien le hasard ?
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