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Trilogie sale à La Havane Poche – 2 janvier 2003

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Présentation de l'éditeur

Vaste chronique de la vie à Cuba, Trilogie sale de La Havane est un journal égoïste qui emporte le lecteur dans un tourbillon romanesque délirant. Malgré les fulgurances de la danse et du rhum, La Havane est une ville assombrie par la pénurie et le désespoir. Le narrateur déchu y vit dans la crasse et le sperme. Pas de philosophie ici, aucun manichéisme. Juste un homme, centré sur son sexe, ses maîtresses et ses angoisses. À la manière d'un Henry Miller, Gutiérrez sait, dans une langue vive et savoureuse, restituer le caractère essentiellement poétique, extrême, suicidaire mais constructeur de la vie sexuelle. Un roman au rythme de salsa !

Quatrième de couverture

Vaste chronique de la vie à Cuba, Trilogie sale de La Havane est un journal égoïste qui emporte le lecteur dans un tourbillon romanesque délirant. Malgré les fulgurances de la danse et du rhum, La Havane est une ville assombrie par la pénurie et le désespoir. Le narrateur déchu y vit dans la crasse et le sperme. Pas de philosophie ici, aucun manichéisme. Juste un homme, centré sur son sexe, ses maîtresses et ses angoisses. À la manière d'un Henry Miller, Gutiérrez sait, dans une langue vive et savoureuse, restituer le caractère essentiellement poétique, extrême, suicidaire mais constructeur de la vie sexuelle. Un roman au rythme de salsa !

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Format: Poche
Je viens de le terminer avec une réelle jubilation.

La forme est déroutante ressemblant à une suite de courtes nouvelles racontant la vie de l'auteur Pedro Juan... Un journaliste déchu qui survit de combines, de petits boulots entre une cuite au rhum, la dèche quotidienne, un joint, un cigare, la contemplation de la mer caraïbe et celle du cul des "négresses" et des mulâtresses qui le fascine.

Il raconte aussi la multitude des destins de tous ceux qui occupent ces immeubles surpeuplés et croulants du Malecon... La dèche est omniprésente, pas de travail décent, des salaires de misère mais une soif de survivre malgré tout... les superstitions, les cultes africains et surtout la sexualité de tous... Vieux, jeunes, jineteras qui cavalent après les touristes pour quelques dollars... et bien sûr celle de Pedro Juan et de ses nombreuses conquêtes à la peau noire.

On se dit que la vie est difficile entre les chiottes bouchés, les rats affamés, les flics et la dèche mais, au final, il y a plus de vie et de jubilation dans ce Cuba qui s'effondre que dans les romans des bourgeoises du sixième arrondissement qui racontent leurs amours.
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Format: Poche Achat vérifié
La trilogie sale c'est la Cuba moderne, la Cuba qui s'effrite, s'effondre et qui ne trouve plus sa direction. C'est toute une société (dont les rêves se sont effondrés) qui s'animalise. Une société où l'essentiel reste l'essentiel, où les pensées et les espoirs sont réduits... Alors l'auteur s'enfonce dans une vie de petits boulots et débrouillardise, dans une vie où l'on se nourrit de sensualité nauséabonde, à défaut...
Les nombreux passages liés au sexe peuvent encourager ou décourager le lecteur, mais cela ne semble n'être que diversion pour nous décrire cette société décadente...
;)
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Par zybine, amateur éclairé TOP 100 COMMENTATEURS le 11 janvier 2011
Format: Poche
Etonnant roman que cette oeuvre du cubain Pedro Juan Gutierrez (né en 1950), qui nous dépeint la misère connue par La Havane après l'écroulement du bloc soviétique et la fin de l'aide des pays frères. La 'trilogie' est tout à la fois un portrait terrible de la pauvreté caraïbe, une apologie du sexe et un étonnant essai d'auto-fiction.

La forme est novatrice : une suite de saynètes, qui peuvent être lues indépendamment les unes des autres mais ont pour points commun le lieu (les immeubles décrépis du bord du Malecon), les protagonistes (le petit peuple de La havane, ses revendeurs à la sauvette et ses racoleuses) et souvent le sujet (comment survivre à la pauvreté par le rhum, la ganja et beaucoup, beaucoup, beaucoup de sexe). Omniprésent estle narrateur, inoubliable figure de déclassé social désabusé et revenu de tout. Blanc, quadragénaire, ancien journaliste, il s'est mué en traficoteur, pique-assiette voire souteneur - et sa déchéance n'a d'égale que celle de sa vie et de son pays.
L'oeuvre est au final incroyablement sensuelle et totalement désespérée.
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Format: Poche Achat vérifié
Je viens de finir la lecture de ce livre.
Je ne supporte pas le sexe torride de Padura, j'ai du mal avec le sexe en littérature, en mots ...
Sauf dans ce livre. Truculent, gourmand, cru, clair , lucide, drôle, crade, dégradant. Humain.
Cet auteur est un sage, qui s'ignore et sa modestie profonde ajoute à sa grande sagesse.
Je n'ai jamais ou rarement lu autant d'honnêteté rendue avec autant de vitalité et de beauté.
Bravo au traducteur, Bernard Cohen!
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Format: Poche Achat vérifié
Pedro Juan Gutierrez ou son double se raconte au jour le jour dans une vie de misère au haut d'un immeuble en ruine sur le Malecon, le front de mer de La Havane. C'est assez trash parce qu'il raconte ses nombreuses aventures sexuelles parfois très crues, il fait des commentaires "à la hache" sur ses voisins et ses voisines très machistes et méprisants, sa morale sur la vie est très douteuse. Mais on aurait tort de prendre tout cela au premier degré parce qu'il dépeint une fresque sociale très forte. Les gens avec lesquels il vit et lui même sont dans une grande précarité de logement et de nourriture qui les conduit à désespérer, à s'adonner à l'alcool et l'herbe qui apaisent. On y rencontre des personnages formidables. Le livre est fait de petits chapitres contenant pratiquement chacun une histoire. Si la vie ne dépasse rarement le moment présent, de toutes ces histoires se dégage une autre morale sur la condition humaine que celle que l'auteur semble nous donner au premier abord.
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Format: Poche
Une autobiographie passionnante de monsieur personne (à l'époque) qui erre dans La Havane à la recherche de quelques pesos pour un peu de rhum et la femme qui vient avec. Un récit sans détour, cru et envoutant, où l'on voit se dépeindre en fond les contradictions de la révolution cubaine. Vivant à Cuba, j'ai dévoré ce livre qui reflète le quotidien difficile qu'ont vécu (et que continuent de vivre même s'il y a aujourd'hui moins de pénurie alimentaire) les cubains suite à la chute du protecteur russe.
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