"Qu'importe le parfum pourvu qu'on ait l'ivresse", c'est avec cette maxime en tete que l'on s'empare du nouveau best of de notre Johnny national, tant il est vrai que la pochette est particulièrement peu réussie.
Du bout de la lame de mon cran d'arret, je fais sauter le célophane et j'ouvre avec anxiété la boite... 3CD, jusque la on ne m'a pas menti, il s'agit bien d'un triple best of, ou plutot d'un best of qui tient sur 3 disques...étrange concept, qui servira, a n'en point douter, a sortir sur un seul le best of du triple best of. A moins que ce triple best of ne soit déja que le best of de l'intégral...j'avoue que je m'y perds un peu...
Si l'objet est sorti, c'est que Johnny a donné son accord. Si Johnny a donné son accord, il n'y a pas a tortiller du derriere, moi j'achete...réglo. Et je glisse la premiere gallette dans le lecteur. Les tubes défilent judicieusement organisés chronologiquement. C'est les débuts, je les connais, tout n'y est pas mais c'est un best of, donc, premier CD réglo, sans surprise mais honnéte.
Le temps de remodeler ma banane, et j'enfile la deuxieme gallette, c'est la période de transition, de Johnny rocker on glisse peu a peu vers Johnny grand public et la encore, aucune faute de gout dans la selection. Toujours pas de surprise, quelques oublis regrettables (Mon petit loup en duo avec Pierre Perret eut été préférable a la version que tout le monde connait déja), mais la encore, c'est du travail bien fait.
Pareil d'ailleurs pour la 3ieme gallette que j'appelerais la période variéoche. Mais que penser de cette version tronquée d Allumer le feu ? la version album faisait donc si peur aux petits enfants ? et quelle horreur de terminer sur mon plus beau Noel qui doit etre l'une des choses les plus horrible que Johnny n ait jamais écrite !
Mon Johnny a moi sentira pour toujours le cuir, les chaines, la sueur et les santiags, alors, désolés messieurs de l'industrie du disque, mais cet album ne sent rien d'autre, pour moi, que le sapin...
Sans rancune partenaires...