Voilà un disque qui réunit à la fois efficacité et originalité. D'abord il comporte une interprétation d'une oeuvre relativement rare, tant au disque qu'au concert, le Triple Concerto pour violon, violoncelle et piano, portée par trois jeunes et brillants élèves à l'aube de carrières solo remarquables, accompagnés de leur mentor Karajan. Pour compléter un menu qui satisferait déjà les appétences les plus aiguisées, on doit signaler la présence de deux ouvertures (Egmont, Coriolan) enregistrées en 1970 et d'une (Fidelio) en 1965. En particulier, la lecture que Karajan donne de la légende du général romain Coriolanus mise en musique par Beethoven, est d'une puissance dramatique totalement confondante (les cuivres du Philharmonique de Berlin après la réexposition du thème "belliqueux" de l'ouverture ...) A acheter et écouter les yeux fermés !