Amazon.fr
Erri de Luca est un auteur de la matière, du sacré et du tellurique. Ses livres sont empreints de ce souffle à la fois universel et singulier qui fait de cet écrivain napolitain l'un des plus importants de sa génération, traduit dans de nombreux pays. Citons Acide, Arc-en-ciel, Un nuage comme tapis. --Laure Anciel --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Urbuz.com
D'une phrase, il explique le titre : "Une vie d'homme dure autant que celle de trois chevaux". Lorsque le roman commence, le narrateur, un jardinier de cinquante ans auquel Erri De Luca a sans doute prêté plusieurs de ses traits, aborde en Italie sa seconde vie. Le narrateur parle de son passé au présent. Il ne parle qu'au présent car, dit-il "Je connais les vies qui durent un jour". L'usage unique du présent dans tout le roman épouse le style épuré de l'auteur et donne au texte une portée symbolique et une musicalité qui touchent. Le roman mêle subtilement l'évocation de la première vie du narrateur - l'émigration en Argentine en pleine dictature militaire pour suivre la femme aimée, Dvora - avec le récit de sa seconde existence, une histoire d'amour avec une jeune femme Lailà, qui se fait payer pour aller avec des hommes.
Erri De Luca déclare n'être pas un poète. Il garde ses poèmes dans un tiroir. Modestie de conteur peut-être. Plus encore que ses autres livres Trois chevaux ressemble pourtant à un long poème en prose. Un long poème d'amour. Les deux vies de ce jardinier qui aime les livres et parle à la nature en sage, sont liées intimement et auréolées par l'amour. Qu'il s'agisse des corps de deux jeunes gens dans une montagne, ou de ceux d'une jeune femme et d'un homme d'âge mûr, les étreintes décrites sont belles. Les mots et les gestes si simples semblent touchés par la grâce. A la fin du récit, le narrateur met un nouveau livre dans sa poche, près du coeur. La place de livres tels que celui d'Erri De Luca. --Ariane Charton-- --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Quatrième de couverture
Récit dépouillé à l'extrême, Trois chevaux évoque la dictature argentine, la guerre des Malouines, l'Italie d'aujourd'hui. À travers une narration à l'émotion toujours maîtrisée, où les gestes les plus simples sont décrits comme des rituels sacrés, et où le passé et le présent sont étroitement imbriqués, l'auteur pose la question des choix existentiels et interroge le destin.