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Trois mille chevaux vapeur Broché – 2 avril 2014


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Descriptions du produit

Extrait

- Rooney ! Putain de fainéant d'Irlandais ! Pallacate ! Rooney se leva du banc, traversa la cour en traînant des pieds et se planta devant le caporal.
- La jument en peut plus, chef. Y a plus un canasson qui tient debout.
- C'est toi qui en peux plus. En selle !
Le dos creusé par la fatigue, la tête à demi enfoncée dans l'abreuvoir, la jument pompait bruyamment des litres d'eau. Rooney saisit le licol, lui sortit la bouche de l'eau et grimaça en mettant le pied à l'étrier. Il avait galopé la moitié de la nuit d'une caserne à l'autre, son cul lui faisait mal, il avait de la terre plein les dents et le nez, le soleil lui chauffait le crâne.
Quinze miles jusqu'au comptoir de Pallacate.
La bête secoua la tête, refusant le mors. Rooney tira sur les rênes, la jument se cabra et il se rattrapa au pommeau pour ne pas tomber. Le caporal se marrait. Rooney cravacha les oreilles de son cheval en criant :
- Yap ! Yap ! Yap !
La jument partit au galop sur le dallage de la cour. Il passa sans ralentir les portes nord du fort Saint-George, fouetta la jument pendant un mile. Les plantations de mûriers défilaient, des champs de coton où travaillaient quelques paysans, penchés sur leurs outils. Tout au long de la piste, des colonnes de cipayes, dans leurs uniformes rouges, trottaient sous le soleil sac au dos et fusil à l'épaule.
Les garnisons convergeaient vers le fort et le port. Les villageois, inquiets, avaient fermé leurs portes et leurs fenêtres pour se protéger de la poussière levée par les bottes. L'armée de Madras était en grande manoeuvre, sur son chemin la campagne s'était vidée.
Lord Dalhousie, gouverneur général des Indes, avait déclaré la guerre au roi des Birmans.
Le général Godwin, arrivé la veille de Bombay avec dix navires, mobilisait tous les régiments.
Douze heures que Rooney portait des plis aux quatre coins de la région.
Pallacate. Encore huit miles. Sa dernière course.
Peut-être qu'il pourrait rester là-bas cette nuit, aller chez le Chinois et se payer une des filles. Elles étaient propres et le gin moins cher qu'à Saint-George. L'idée de passer la nuit au village des tisserands lui donna des ailes, mais pas à la jument, qui soufflait comme une tuberculeuse.
Rooney, les jambes trempées par l'écume, lui envoya une volée de coups. C'était la guerre, on avait le droit de tuer un cheval.
Il dépassa des gamins sur des ânes et des paysans en guenilles, aperçut les premières maisons de Pallacate, enfila sans ralentir la rue principale où des femmes coururent se mettre à l'abri, des enfants accrochés dans le dos.
- Yap ! Yap !
À la sortie du village il tourna à gauche vers les entrepôts du comptoir. Il aurait la boutique du Chinois pour lui tout seul. Et au fort, pareil. Plus personne, plus de corvées à la con pendant des semaines. Pendant que tout le monde partait pour Rangoon, lui resterait à se la couler douce. Le roi de Saint-George !

Revue de presse

C'est la révélation littéraire de ce printemps. Avec Trois mille chevaux vapeur, Antonin Varenne vient de signer l'un des livres les plus enthousiasmants de ce début d'année. [...] Varenne signe un formidable roman d'aventures [...] Ne vous y trompez pas : la relève du roman français est là. --Lire

La puissance narrative de Varenne emporte tout sur son passage, lecteurs compris.[...] Parions qu'il sera l'un des best-sellers de l'été. --Livres Hebdo


Détails sur le produit

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (2 avril 2014)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226256105
  • ISBN-13: 978-2226256102
  • Dimensions du produit: 22,5 x 3 x 15,5 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (23 commentaires client)
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En savoir plus sur l'auteur

Né à Paris en 1973, Antonin Varenne quitte l'Université après une maîtrise de philosophie. Il vit à Toulouse, travaille en Islande et au Mexique. Revenu en France, il se consacre désormais à l'écriture.

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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile  Par chantal bonnevault TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 15 avril 2014
Format: Broché Commentaire client Vine pour produit gratuit ( De quoi s'agit-il? )
Trois mille chevaux vapeur porte bien son titre car dès la première page on embarque, au propre comme au figuré, pour un long voyage, violent, épique et profondément humain.
L'histoire commence en 1852. Alors que la Compagnie des Indes orientales mène sa seconde campagne contre la Birmanie, le sergent Bowman, homme fruste et brutal mais courageux est choisi pour mener une mission secrète sans grand espoir de retour. Avec une trentaine d'hommes il doit remonté la rivière Irrawady et arraisonné un navire transportant des armes. La bataille tourne court et seule une poignée d'hommes revient après trois ans d'emprisonnement et de tortures.
De retour à Londres, Bowman, fort diminué, survit tant bien que mal. Alcoolique et opiomane il travaille sur les docks de la Tamise et lutte jour après jour contre ses envies de suicide. La découverte d'un cadavre mutilé selon les rituels birmans et l'accusation dont il est victime l'amènent à penser que l'un de ses compagnons d'infortune est le coupable. Il décide de partir à sa recherche. (Je vous tais volontairement le nom de l'ignoble!)
Le 27 janvier 1860 il embarque sur le "Sea Persia", plus grand bateau du monde et débarque neuf jours plus tard à New York où il va découvrir un monde cruel et violent. À son image...
Cette grande fresque superbement écrite et décrite ne faiblit à aucun moment et Antonin Varenne, après deux polars que j'avais beaucoup aimé, nous montre qu'il n'y a pas de grand écart entre les genres lorsque l'on sait écrire.
À lire de toute urgence.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par Jean-pascal Guillet TOP 100 COMMENTATEURSVOIX VINE le 25 avril 2014
Format: Broché Commentaire client Vine pour produit gratuit ( De quoi s'agit-il? )
Voilà un excellent roman d'aventure , plein de rebondissements, dans lequel l'auteur Antonin Varenne, nous entraîne à la suite de son héros le sergent Bowman. L'action débute en 1852 en Birmanie où Bowman sert dans l'armée de la puissante Compagnie des Indes et va se terminer sur le continent nord-américain à la veille de la guerre de Sécession après un passage dans les bas fonds de Londres (1855) écrasée par une canicule et une sécheresse apocalyptique.

Le lecteur s'accroche aux basques de Bowman à la poursuite d'un sérial-killer redoutable , tout autant qu'il l'est lui-même! Inutile d'en dire plus, je vous garantis que ça décoiffe!!!!

On retrouve dans ce roman la littérature populaire dans ce qu'elle a de plus noble, instructive, passionnante et écrite de main de maître. A propos de maître! cette oeuvre n'est pas sans rappeler le dernier ouvrage de Pierre Lemaître. Point commun entre ces deux là, ils viennent du monde du polar! Etonnant non?
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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile  Par Gruz blog EmOtionS TOP 500 COMMENTATEURS le 2 mai 2014
Format: Broché
Trois mille chevaux vapeur est un roman inoubliable, un roman d’aventure comme on n’en fait plus et une véritable expérimentation sensorielle.

Oui, c’est un voyage à travers le monde tout autant qu’un voyage intérieur, un roman qui fait appel à tous vos sens et toute votre sensibilité.

Découpé en trois parties se déroulant sur plusieurs années à partir de 1852, cette aventure nous mène de la Birmanie (un passage du récit plein de sons, de bruits et de fureur), au Londres de la grande canicule (un passage tout en odeurs) pour se terminer dans l’Amérique naissante (terre des grands espaces, vision panoramique).

Quand on y rajoute un personnage principal d’une telle épaisseur qu’on a littéralement l’impression de le toucher (tout autant qu’il nous touche) et des dialogues tellement forts qu’ils résonnent longuement à nos oreilles, on sent très vite que ce livre a le goût des expériences mémorables.

Et si, en plus, j’insiste sur le fait que l’auteur possède un talent unique pour titiller notre sixième sens qu’est l’imagination, vous aurez compris pourquoi je parle d’expérience sensorielle.

A la croisée des chemins du western, du roman de guerre, du polar et de l’aventure intérieure, cette histoire est d’une profondeur rare. Le genre de récit immersif dont on ne peut (on ne veut) se détacher.

Fascinant, dépaysant, prenant, émouvant, violent, le roman est tout ça à la fois (et tellement plus encore). Difficile de trouver mes mots pour exprimer à quel point les mots de l’auteur m’ont marqué.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Cassiopée TOP 500 COMMENTATEURS le 1 août 2014
Format: Broché
Qu’est ce qui peut inciter un ancien bourreau à devenir bon ?

Arthur Bowman, sergent au service de la compagnie des Indes est un homme dur. Un être solitaire, sans empathie, sans pitié, bourru … Un de ces soldats qui ne baisse pas les yeux, qui secoue les hommes, les forçant à aller au bout d’eux-mêmes au risque de se perdre.
Il dit faire cela pour sauver les militaires qui sont sous ses ordres, les obliger à survivre, un peu comme dans l’adage « attaquer avant d’être attaqués. »
1852, on le rencontre en Birmanie, on le suit à Londres et jusqu’en Amérique. On s’attache à ses pas malgré sa part d’ombre, malgré sa noirceur. Il fait peur car on sent qu’il peut démarrer très vite dans l’horreur et parallèlement on se prend à vouloir l’apaiser. C’est un de ces personnages, tellement ancré dans l’intrigue et dans nos pensées, qu’il devient vite un familier, bien qu’on le connaisse peu.
La Birmanie, la compagnie des Indes, la révolte des cipayes, voici une première partie très bien documentée, aux descriptions fouillées mais pas lourdes. On ne sent pas l’étalage des recherches ou des connaissances de l’auteur. Tout est parfaitement incorporé à l’intrigue et l’écriture reste fluide agrémentée de dialogues vifs et intéressants car, de temps à autre, ils fouillent les pensées des protagonistes.

Six ans plus tard, Londres, le même homme ou du moins ce qu’il en reste… Arthur Bowman lutte maintenant contre ses démons intérieurs, fantômes personnels qui le hantent jour et nuit… Que faire pour résister aux cauchemars ?
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