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Trois jours à Oran [Broché]

Anne Plantagenet
3.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (10 commentaires client)
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Description de l'ouvrage

3 janvier 2014 La Bleue
J’ai toujours su qu’un jour il faudrait que j’aille en Algérie.
Je suis fille, petite-fille, arrière-petite-fille de piedsnoirs. Enfant, j’en étais fière, ensuite j’en ai eu honte. Longtemps je me suis trouvée là, entre ces deux rives. Et la relation complexe, douloureuse, que j’entretenais avec mes racines a dirigé ma vie malgré moi, dicté mes choix.
Quand ma grand-mère est morte, j’ai pensé que ce jour était arrivé.
Le 15 septembre 2005, j’ai embarqué avec mon père sur un vol à destination d’Oran. J’ignorais ce que nous allions trouver là-bas, si la maison où il était né existait encore, comment nous serions accueillis. J’ignorais surtout si ce voyage, dont j’attendais beaucoup et que j’ai forcé mon père à accomplir avec moi, serait une victoire, ou une erreur. Il y avait un risque. Je l’ai pris.


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Descriptions du produit

Extrait

Il n'est pas là.
Ce n'est pas son genre d'être en avance, c'est un homme qui aime traîner, rester immobile devant une vitrine parfaitement inintéressante sans raison particulière ni désir d'acheter, un contemplatif, surtout quand il est seul. D'une manière générale, ce n'est pas quelqu'un qui s'affole ni laisse transparaître ses sentiments. En apparence il est toujours d'humeur égale, il faut bien l'observer et le connaître pour détecter chez lui un signe susceptible de trahir une contrariété, mon père. Bien entendu il n'a pas de portable, le téléphone ce n'est pas du tout un objet pour lui, à la maison il répond en dernière extrémité et généralement en hurlant dans l'appareil pour couper court à toute tentative de conversation, je te passe ta mère, et précisément j'hésite pendant quelques minutes à appeler celle-ci, qui risque de s'inquiéter quand je lui demanderai à quelle heure il a pris la route, elle qui n'a pas du tout l'habitude d'être séparée de son mari et a écopé, contrairement à lui, d'une nature très anxieuse.
Notre avion décolle dans moins de deux heures.

J'arpente pour la cinquième fois le terminal sud d'Orly, je suis arrivée aux aurores après une nuit blanche. Depuis combien de temps je ne dors plus ? Nous sommes convenus de nous retrouver directement à l'aéroport. C'est moi qui ai les billets ainsi que les passeports avec les visas, je vérifie en moyenne toutes les dix minutes dans mon sac à main, chaque fois que je sors fumer. Je n'aurais pas dû reprendre après tant d'années, c'est une faiblesse, mais on n'est pas toujours héroïque, je le suis de moins en moins, d'ailleurs quand je dors seule je laisse la lumière du couloir allumée. Je ne sais pas si j'oserai griller une cigarette devant mon père, qui a officiellement arrêté il y a longtemps même si mon frère reste convaincu qu'il continue en douce, j'étais petite encore, lui c'étaient des brunes, des Gitanes, ça lui allait plutôt bien, souvent il m'envoyait lui acheter un paquet. Moi, ce sont des blondes. J'ai une cartouche dans ma valise.

Où peut-il être ? A-t-il eu un problème, sait-il l'heure qu'il est ? Le fait-il exprès ? Il a dû partir tôt, mes parents habitent un lotissement dortoir à dix kilomètres de Troyes, ville que j'ai rêvé de fuir dès mon plus jeune âge et où ils ont effectué l'un et l'autre toute leur carrière d'enseignants dans des lycées professionnels. Mon père vient avec sa voiture qu'il a prévu de laisser au parking souterrain, il n'a sans doute pas beaucoup plus dormi que moi, à cause du voyage. De la peur.

Revue de presse

C'est bien sa lignée familiale que la romancière (Nation Pigalle, J'ai lu), biographe (Manolete, Marilyn Monroe) et traductrice de l'espagnol aborde dans ce récit romanesque. Pour en finir avec la honte d'avoir été "du côté des méchants", et d'avoir entendu durant toute sa jeunesse des "propos abjects" sur les Arabes, elle se doit de franchir aujourd'hui la Méditerranée...
Au-delà du propos, c'est, comme toujours, le ton, le style et l'architecture qui font le piment d'un récit. Celui d'Anne Plantagenet ne manque pas de harissa. (Marianne Payot - L'Express, février 2014)

Contrairement à d'autres récits où la nostalgie prend toute sa place, Trois Jours à Oran n'est pas une promenade dans les décombres du passé...
Il s'agit d'une réflexion charnelle sur la valeur du souvenir, la différence entre l'histoire officielle et l'héritage familial, la fierté et la honte. C'est aussi, pour la narratrice, une façon d'entrer dans les photos sépia du salon de sa grand-mère et de trouver enfin l'apaisement. (Christine Ferniot - Télérama du 5 février 2014)

Détails sur le produit

  • Broché: 176 pages
  • Editeur : Stock (3 janvier 2014)
  • Collection : La Bleue
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2234070902
  • ISBN-13: 978-2234070905
  • Dimensions du produit: 21,4 x 13,6 x 2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (10 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 23.794 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour sur le passé. 22 janvier 2014
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Que de souvenirs,en ce pays,perdus qui vous remontent à la mémoire.
Je recommande ce livre à tous ceux qui ont vécu cette tragédie malgré l' effort que cela nécessite.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
Format:Broché|Achat vérifié
Sous des apparences doucereuses, un livre de plus dans le genre très « tendance « qui consiste à dénigrer, voire à insulter les Français d’Algérie, « ces Pieds-Noirs qui apparaissent de temps à autre dans de mauvais documentaires à la télévision où ils ânonnent les mêmes discours plaintifs,…qui ont toujours l’air de vieux cons la larme à l’œil, la rancœur à la bouche, de ceux qu’on repère dans les meetings du Front National. » (sic)
Il n’est pas étonnant que ce séjour à Oran ne suscite chez l’auteur aucune évocation du 5 juillet 1962 ni aucune compassion à l’égard des 7 ou 800 de nos compatriotes, enlevés et massacrés en quelques heures au cours de cette nouvelle Saint-Barthélemy.
On est allé rarement aussi loin dans la méchanceté gratuite comme dans le déni historique.

Jean-Pierre Pister
Agrégé d'Histoire-Professeur de Chaire supérieure
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Impression de bâclé 3 mars 2014
Format:Format Kindle
Version papier offerte en cadeau. J'ai aimé l'idée de découverte d'un pays que l'on imagine par le récit des autres. Assez bien écrit malgré quelques maladresses. En revanche, La relation entre P et ce voyage n'est pas évidente. Ce sont deux histoires différentes qui auraient eu besoin de plus d'analyse. Du coup, je suis restée sur ma faim. L'une comme l'autre méritait un plus grand développement d'où cette impression de travail bâclé. Dommage car cela aurait pu être un grand livre.
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5.0 étoiles sur 5 Livre de souvenirs 10 juillet 2014
Format:Broché|Achat vérifié
Ce livre relate de façon très précise la nostalgie de beaucoup de Pieds noirs qui croyaient vivre et finir leur heureuse existence dans l'un de ces trois merveilleux pays où nous nous avons cru naïvement être chez nous pour toute une vie de coexistence pacifique. Mais le destin en a voulu autrement. Pauvre de nous qui avons été déracinés contre notre gré et accueillis comme des pestiférés dans cette métropole qui ne nous voulait pas.
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3.0 étoiles sur 5 Un paradoxe qiudonen à réfléchir 13 juin 2014
Par Gigi Pash
Format:Broché|Achat vérifié
J'ai lu ce livre avec une certaine réserve car je "savais" qu'il comportait de choses qui froissent. Mais comment ne pas jeter un regard bienveillant sur ces enfants de PN partagés entre l'amour qu'ils ressentent envers les leurs et l'idéologie ambiante qui dès le collège couvre d'opprobre ces rescapés d'Algérie ? Anne Plantagenet l'écrit à un moment : "Pour en finir avec la honte". Phrase terrible qui en dit long ! Elle mentionne aussi "la nuit coloniale" alors cela nous renvoie à un livre plus récent "Le soleil colonial" qui a été écrit, semble-t-il, pour rendre leur fierté à ces enfants ...
Il faut lire les (é)cri-ts de nos enfants qui sont révélateurs et au lieu de les blâmer et de les rejeter du cercle, bien au contraire, leur ouvrir nos bras en disant : je t'écoute, je comprends. Et puis leur parler sans fard. C'est naturel d'être marqué par ses racines. Ce n'est pas être raciste que de ne pas aimer nos tortionnaires d'hier, mais ne pas faire non plus d'amalgame. Oui, simplement cultiver la bienveillance entre nous et surtout éviter toute psychorigidité.
Ce livre peut beaucoup apporter à la compréhension d'une communauté mise au ban de la société, en lisant entre les lignes. Les assoiffés de justice iront plus loin pour mieux comprendre et corriger ces préjugés inadmissibles.
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