Si un homme avait commis ce sinistre récit, aucun éditeur n'en aurait voulu. Le fait qu'il s'agisse d'une femme peut laisser augurer d'une mise en abîme, d'un second degré, d'une allégorie porteuse de quelque chose de très intime sur la féminité. Mais non! Avec la surdité qui caractérise certains petits vieux qui ont de la suite dans les idées de façon pénible, l'auteure dévide sa colossale finesse sans nous faire grâce d'une étape. On est au niveau du "comment vas-tu yau de poêle", etc. Au fond de tout cela, le mépris d'une intellectuelle bourgeoise pour les femmes auxquelles elle se croit supérieure. Mais l'incapacité à créer mal dissimulée sous le parti-pris d'user un procédé jusqu'à la corde m'amène à penser, après d'autres, que cette auteure a quelques difficultés avec la chose littéraire. Elle a cherché à faire un coup plutôt qu'une oeuvre. Je ne rentrerai pas dans son jeu en disant qu'il s'agit d'un coup de groin, mais j'ai mon idée...