Le nouveau Robben Ford, de par sa magnifique pochette, laissait présager un blues-rock énergique mais néanmoins classieux, à l'image du fabuleux « Handful of Blues ». Or, excepté l'excellent titre d'intro, « Lateral climb », une reprise épicé d'Otis Redding « Nobody's fault but mine », « Too Much » & « How deep... », nous sommes plus dans une veine « soul-blues-rock » mâtinée de phrasés jazzy. « There'll never be... » a même des émanations Funk-rock avec un rythme syncopé saupoudré de Wah-wah, et une basse chaloupée vindicative. A noter, une magnifique cover de Paul Simon, « One man's calling... » en duo avec Susan Tedeschi (Quelle voix !), et la ballade blues, « Moonchild Blues » qui me fait penser à un savant mélange de Peter Green, de Stax et de R. Ford.
Un album de grande classe, très bien produit, avec de belles compositions intemporelles allant du blues-rock à des Soul-blues où Ford décline quelque peu la poudre et les solos alambiqués au profit de la mélodie. Une sorte de « Mystic mile » avec un côté soul exacerbé (on regrette toujours d'ailleurs l'absence de Roscoe Beck) et plus de maturité. Une réussite, qui je pense, devrait, avec le temps, s'avérer comme une des meilleures productions de Robben.
P.S. : Accord total avec GéGéBlues.