A.Job, cet auteur belge qui devient un incontournable des rentrées littéraires, nous livre ici une histoire très policière.
Cependant l'intrigue policière est associée à une atmosphère très lourde basée sur le milieu prolétaire. Cette histoire se déroule en Belgique juste après l'Affaire Dutroux, tous les esprits sont marqués par cette ignominie qui a fait tomber les plus hautes instances policières et juridiques du pays.
Malgré que les faits se déroulent au début de années 2000, on a l'impression que ce récit se situe plutôt dans les années 70, d'ailleurs un enquêteur le dit « que ces gens sont bizarres ! » un autre répond « ils ne sont pas bizarres, ils sont anachroniques ! »
J'ai aimé cette ambiance à la Simenon (sans parvenir à la perfection du maître cependant !) mais je crois que l'auteur prend un malin plaisir, à nous surprendre à la fin, ce besoin de rajouter une fin à la fin (lisez ce livre et vous comprendrez) ne m'a vraiment pas emballé.
Tout un quartier ressent de la compassion pour cette mère dont l'enfant lui a été enlevé et les enquêteurs doivent gérer cet état d'esprit, ce qui rend l'enquête difficile.
Actuellenent le mot « compassion » est très utilisé par les médias dans les reportages sur ce tragique accident de car à Sierre - 13 mars 2012-qui a couté la vie à 22 enfants et 6 adultes. Personnellement, je suis en phase totale avec l'auteur qui cite cette réflexion:
« la compassion est aussi absurde qu'une caresse sur une plaie à vif ».