L'histoire de Sheryl Crow, c'est un peu celle de Cendrillon. Choriste de studio à Los Angeles dont le fait d'armes le plus significatif était d'avoir accompagné Michael Jackson sur la tournée « Bad Tour », Sheryl Crow avait l'habitude de retrouver ses copains musiciens de studio le mardi soir (d'où le titre du Cd) pour jammer et mettre place quelques titres. Un contrat est signé avec une major et « Tuesday Night Music Club » sort aux USA en 1993 et seulement deux ans plus tard en France.
Il faut dire que c'est un disque typiquement américain. Quelque part à la croisée des chemins où aboutissent, folk, pop, rock FM, country. Ce que l'on appelle du classic rock, de l'americana. Le genre de disques dont il sort des dizaines par semaine et dont bien peu arrivent à la notoriété dans leur pays et ne sont même pas distribués à l'étranger.
« Tuesday Night Music Club » est devenu un succès mondial et a révélé Sheryl Crow. Pourqoui ? Les arcanes du succès (ou de l'échec) sont souvent impénétrables. C'est sûr, elle chante bien, a un physique agréable, des compositions assez réussies (dont le hit « All I wanna do » avec ses couplets imitant le phrasé de Dylan et son accrocheur refrain pop).
La notoriété de Sheryl Crow est beaucoup plus importante aux USA, où elle incarne la petite fiancée idéale de l'Amérique et où son parcours prouve la persistance du Rêve Américain (partir de rien et faire très vite fortune grâce à un travail acharné).