Nous sommes en 1987 et voici le huitième album studio de Bruce Springsteen venant tous juste après le légendaire "
Born In The U.S.A.". Entre les deux, un événement majeur dans la vie d'un homme, son mariage en 85 avec Julianne Phillips, et celui de la Sortie du
Coffret Live 75-85 en novembre 86, quarante morceaux et parsemés d'inédits, dont la reprise de War d'
Edwin Starr, dirigé contre le militarisme de Reagan, constituent le bilan des années 1975-1985. Ce bilan lui a surement donner des idées pour sa propre vie amoureuse car "Tunnel Of Love" se fait l'écho des blessures de Bruce Springsteen. Notre "Boss", une fois n'est pas coutume, parle de lui et non des autres. Le laissé pour compte pour une fois, c'est lui et dans un domaine important pour y avoir une stabilité: celui de l'amour. Un album autobiographique, salvateur et surement libérateur où Bruce Springsteen nous parle d'amour et de romance. On pourrait dire avec du recul qu'il s'agit presque d'une confession puisqu'il précède de peu les rumeurs qui commencent à circuler sur sa liaison avec
Patti Scialfa, sa choriste. Le bonheur difficile à atteindre même pour les meilleurs d'entre nous...
L'enregistrement s'est fait entre Janvier - Juillet 1987 au Power Station et au Hit Factory à New York en compagnie du E Street Band. Dans cet album, on y trouve un album d'obsession pour l'amour et le bonheur qu'on peut y trouver mais pas seulement. Bruce nous compte un rapport entre un homme et une femme, le grand désir, le développement de l'amour, l'idée d'un mariage éventuel et par la suite les problèmes qui se produisent dans ce contexte. Il fait des observations et ne pointe jamais du doigt qui est le premier responsable mais englobe le couple comme responsable des problèmes. Question tempo, l'ensemble de l'album est délicieux à souhait. Je l'ai écouter d'une traite et sans aucun ennuie. Comme le dit, si bien, le commentateur "Ramone The Snake", un disque qui "vieillit bien". Les sons ne sont plus clairement Rock et sont assez caractéristique de ce que l'on pouvait trouver dans les années 80.
Changement de style où plutôt d'adaptation de l'évolution du son tout en restant fidèle à sa prose. Bruce Springsteen garde sa sensibilité artistique et nous chante l'amour comme personne. Espoir en première partie, philosophique en seconde. Album s'ouvrant avec "Ain't Got You", un solo de blues classique, tempo optimiste, rapide. "Tougher Than the Rest" s'offre le luxe d'être le premier single. Harmonica grinçant, riffs de guitares, en solo, restant dans la tête sur un tempo brute guidé par la percussion de la batterie tout le long. Magique ! "Tunnel Of Love" aura quatre autres singles dont "Brilliant Disguise", "Tunnel of Love", "One Step Up", "All That Heaven Will Allow" air actif transmettant le début d'un nouvel amour. Il ne faut pas oublier le reste comme "Spare Parts" qui sonne aisément country. Balade de désenchantement... De Manière globale, Bruce Springsteen s'appuie surtout sur son lyrisme s'accompagnant d'un son tantôt année 80 puisque s'appuyant davantage sur les sons du claviers. Un son qui s'aidera tantôt blues, tantôt Country, tantôt folk mais qui se fait surtout positif, enjouée et communicatif avec quelques phases mélancoliques comme, souvent, l'amour peut nous jouer.
Par "Tunnel Of Love", Bruce Springsteen reste égal à lui-même et écrit sa vérité du moment, sa perception des choses et si l'on peut lui reprocher un style contrastant avec son "Born In The USA", il reste que l'on trouve la marque Springsteen du bout en bout sur cet album et ce n'est pas pour rien qu'il fut numéro 1 dans les Chartes US et britannique. Il marque le dernier album du E Street Band puisque cet album est préambule à la tornade que traversera en 1989 Bruce Springsteen. Année où il réalise un Changement à 180 dégrée, il divorce avec Julianne Phillips et se sépare du E Street Band. Deux ans plus tard, il se marie avec Scialfa...
Durée : 46minutes - 12Chansons
Ps / Spécial dédicace à Luc B qui m'a su m'ouvrir, par sa plume, à l'univers Bruce Springsteen.