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5.0 étoiles sur 5
Son meilleur, 30 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Turnstiles (CD)
Il serait facile de réduire le travail de Billy Joel à quelques tubes mondiaux. Il serait facile de l'enfermer dans la bulle des Elton John, Jackson Browne et autres Boz Scaggs et, si il est vrai que la musique de Mr. Joel est fondamentalement américaine, elle sait receler de surprises que celle de ses condisciples effleurent à peine.
Ainsi, sur ce Turnstiles de 1976 - 4ème album de Billy et celui du retour vers ses racines New Yorkaises, retrouve-t-on pêle-mêle du rock progressif, du calypso, de jazz, de la pop, de la soul et du rock. Assez impressionnant et aussi éloigné que possible du rock-MTVisé de Uptown Girl ou des ballades marshmallow à la Honesty (pas qu'il y ait quoique ce soit de mal avec une ou l'autre chanson, notez bien).
Force est de constater que c'est quand il se met relativement en danger que Billy Joel atteint ses sommets et comme c'est justement sur ce Turnstiles qu'il essaye le plus de choses on tient, en toute logique, l'album le plus intéressant de toute sa discographie. De Say Goodbye to Hollywood (qui en toute logique, suivant les malheureuses expériences de son auteur sur la West Coast, ouvre l'album) à Miami 2017 (affreusement massacré quelques années plus tard par le bellâtre Richard Marx) qui le clôt, c'est 35 trop courtes minutes d'état de grâce qui nous sont ici offertes. Souvent douce-amère, la musique de Mr. Joel navigue librement dans tous les styles qu'il adopte tout en gardant, toujours - marque des artistes à identité forte -, une approche qui n'appartient qu'à son auteur. Si on imagine volontiers que les performances de Frank Sinatra n'étaient pas très éloignées de l'esprit de Billy quand il composât New York State of Mind ou qu'un Yes ou un Genesis n'ont pas été totalement étrangers au développement de la partie instrumentale d'Angry Young Man, c'est bel et bien Joel qui définit cette musique par sa voix inimitable et son immense talent de songwriter. Il est d'ailleurs assez bluffant de voir avec quelle facilité il s'adapte à tout et l'accommode si facilement à sa sauce.
En résumé, nous avons donc ici un album admirablement varié d'un artiste trop souvent perçu comme un simple pop singer mais qui - sur cet album et quelques autres - prouve qu'il va bien au-delà ce cette hâtive définition et s'affirme, en définitive, tout simplement comme l'un des plus grands compositeurs que les Amériques nous ont offertes depuis l'avènement de l'industrie discographie triomphante. Turnstiles est un trésor, ne laissez personne vous dire le contraire.
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5.0 étoiles sur 5
Un état d'esprit new-yorkais, 16 septembre 2006
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Tout d'abord, ce quatrième album de Billy Joel, qui date de 1976, a ses hauts... et ses bas. Ses hauts sont les époustouflants SUMMER HIGHLAND FALLS, NEW YORK STATE OF MIND ou ALL YOU WANNA DO IS DANCE. Ses bas sont JAMES (attention à ne pas vous endormir) et les prétentieux MIAMI 2017 (bien mieux en version live de 1981) et ANGRY YOUNG MAN.
Ici, Billy Joel développe au garnd jour ses talents de songwriter, au point de paraitre justement prétentieux sur les deux titres mentionnées plus haut. Le style très urbain (voire exclusivement New-Yorkais) de l'album contraste énormément avec l'album précédent STREETLIFE SERENADE qui évoquait plus les grandes plaines de l'Ouest américain et la Californie.
On peut estimer que TURNSTILES (un jeu de mots sur changement de style et les tourniquets du métro new-yrkais) représente un tournant dans la carrière de Billy Joel. Alors que c'est son album qui aura le moins de succès (N° 126 dans les charts), c'est celui qui ouvrira la voie à ses albums best-sellers: THE STRANGER (1977), 52nd STREET (1978) et GLASS HOUSES (1980). Le style jazzy de TURNSTILES reviendra sur les deux albums suivants produits par Phil Ramone.
La première réelle consécration du talent de Billy Joel alors qu'il était encore peu connu du grand public fut la reprise de NEW YORK STATE OF MIND par les plus grands interprètes de l'époque, Barbra Streisand en tête.
Ainsi, malgré ses faiblesses, TURNSTILES impose le style Billy Joel qui fera recette un an plus tard seulement avec l'album THE STRANGER.
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4.0 étoiles sur 5
A posseder., 27 mars 2006
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Si Billy joel me semble moins à l'aise sur le "Say Goodbye To Hollywood" (son chant parait moins maîtrisé) et plus simpliste sur le guilleret "All You Wanna Do Is Dance" il retrouve toute sa sensibilité dans le magnifique "Summer, Highland Falls" et l'incontournable "New York State Of Mind". Une mention particulière pour le superbe "James" (qui a rarement les honneurs des innombrables Best Of et autres Greatest Hits de l'artiste). L'album se clotûre par le puissant "Miami 2017" rajeuni par la remastérisation de cette édition
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