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Des harems au hammams, vous saurez tout ou presque sur la fascination qu'exercent l'Europe depuis plus de 500 ans Istanbul et l'Empire ottoman. Philippe Scott analyse par le biais d'anecdotes la "fièvre orientale" qui enflamma aussi bien les peintres de la Renaissance comme Carpaccio, fou de turbans, que les amateurs de jardins hollandais se ruinant pour des bulbes de tulipes. Les buveurs et les fumeurs sont aussi à la fête grâce aux "quatre coussins du plaisir" (le tabac, le café, le vin et l'opium) chantés par les poètes, tout comme les connaisseurs de tapis magiques avec ce ghiordes à prière ou cet ouchak du XVIIe siècle pendu dans le yali, au bord du Bosphore, de Sa'adullah Pacha.
Présentation de l'éditeur
Califes défilant dans les toiles de Bellini ou de Carpaccio, tapis précieux chers à Lotto et à Holbein, voyageurs vêtus à l'orientale de Liotard, magiciennes exotiques de Dossi : cet ouvrage présente les multiples témoignages de la fascination qu'exerça le mythe ottoman sur l'Occident. De l'érotisme capiteux du harem et du hammam aux pavillons exotiques, des tapis, des soieries et des céramiques aux tulipes, du tabac au café, les objets venus de cet Orient fabuleux sont innombrables.
Dans un texte a fois érudit et séduisant Philippa Scott analyse les raisons qu'on fait de la "turquerie" une source d'inspiration inépuisable pour la culture occidentale depuis plus de cinq cents ans, dans des domaines aussi divers que la mode, la peinture ou la décoration d'intérieur.
Poursuivant son enquête dans le présent, Turqueries explore par ailleurs toutes les possibilités décoratives qu'offrent au regard contemporain les motifs et les objets traditionnels de l'art ottoman, tandis qu'en fin de volume, un précieux guide rassemble une sélection d'adresses ainsi qu'une liste de librairies, de musées et de galeries du monde entier fort utile au collectionneur comme au simple amateur.