Ce troisième album des New Pornographers reprends les choses exactement où le disque précédent (‘Electric Version’) les avait laissées. On est en terrain connu : power pop finement ciselée, harmonies vocales, alternance entre morceaux plus rocks et douces mélodies, sans qu’on sache très bien si on doit s’en réjouir ou regretter légèrement que le groupe ne s’aventure pas dans des territoires moins connus.
Les amateurs seront ravis, les sceptiques ne changeront pas d’avis, la plupart se régaleront des ces chansons en Technicolor, entraînantes et mélodiques, sucrées, véritables concentrés d’écriture pop portées par des guitares accrocheuses, une section rythmique souple et les voix alternées ou harmonisées de AC Newman, Neko Case et Daniel Bejar. La première moitié du disque est particulièrement remarquable, et la deuxième un peu plus faible, avec le seul ‘Star Bodies’ pour à nouveau enthousiasmer comme au début.
Après quelques écoutes, difficile de s’empêcher de fredonner en boucle ces chansons, qui restent gravées dans l’esprit de l’auditeur, sonnant comme des classiques intemporels et lumineux, d’une évidence telle qu’on croirait les avoir toujours connues.