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5.0 étoiles sur 5
Super Groupe, 9 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : U.K. (CD)
Fin des années 70 début des années 80, les années glorieuses de la musique progressive se terminent. Pink Floyd nous a livré The Wall son dernier chef d'oeuvre, King Crimson est en panne d'inspiration, Yes engage deux membres des Buggles, Gong, Soft Machine n'ont plus d'âme... J'en passe et des meilleures. Dans ce marasme progressivo-musical, un super groupe apparait. Un véritable OVNI qui l'espace de deux albums studio et un live redore le blason du genre musical. Et pourtant ce n'était pas gagné car UK est la conjonction de fortes "personnalités": John Wetton, un bassiste instable qui trouvera chez KC et avec Robert Fripp une formidable assurance (même si je le trouve meilleur bassiste que chanteur), Bill Bruford, un batteur surdoué, et les deux talentueux et prometteur Holdsworth et Jobson. Le groupe en mélangeant habilement rock progressif, jazz fusion et pop renouvelle le genre symphonique. L'album est à la fois grandiloquent et superbe de froideur. L'expérience tournera vite court suite au superbe "Danger Money" beaucoup plus abouti... Superbe Super Groupe.
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5.0 étoiles sur 5
Le crépuscule des dieux., 4 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : U.K. (CD)
Printemps 1978, les fans de progressive rock rasent les murs. La nuit, d'étranges autodafés s'organisent: des collections entières de Yes, Genesis, King Crimson se volatilisent en fumée. C'est vrai qu'il ne faisait pas bon se faire prendre avec un album de Caravan ou de Jethro Tull à la main à l'époque... Les grandes Manoeuvres avaient commencé et l'insidieuse censure battait son plein. La nouvelle arme des nouveaux maîtres du monde, le retournement de veste, faisait déja d'innombrables victimes et les rangs de chevelus en sursis s'éclaircissaient de jours en jours.
C'est dans cette ambiance apocalyptique de fin de règne, de gotterdammerung du rock progressif, qu'un ami résistant fraîchement revenu de la perfide Albion me mit sous les yeux et dans les oreilles cet ultime chant du cygne et diamant noir du rock progressif anglais: U.K. était né des cendres de feu Crimson afin de raviver la flamme vacillante de cette musique moribonde.
La pochette de l'album n'était pas terrible, période de disette oblige. Le bandeau rouge dans l'angle faisait un peu cheap, mais nous savions bien que la richesse est intérieure. Les grands prêtres Bruford et Wetton, évincés de la cour du roi pourpre, avaient mis les grands moyens et le vieux mellotron phtisique avait été remplacé par un Yamaha CS 80 polyphonique de dernière génération parachuté par nos alliés nippons. Un jeune prodige, aguerri sur la tournée USA du roi pourpre, en prenait les commandes. Aussi violoniste, Eddie Jobson nous gratifiait de superbes mélodies rappelant à nos chers anciens les meilleurs moments de "For Girls Who Grow Plump In The Night" du défunt Caravan mort au front.
Alan Holdsworth, mitrailleur stratosphérique transfuge des francs-tireurs Soft Machine et Gong, assénait des soli ravageurs de 12000 noires à la minute. John Wetton n'avait jamais aussi bien chanté et n'ayant pas encore simplifié son jeu de basse (période asiatique) nous régalait encore de rythmes aux métriques impaires, admirablement épaulé du fidèle Bill Bruford au kit électronisé qui fit tant de mal aux oreilles punks.
Mais cette belle machine de guerre était bien fragile et la dissidence couvait déja en son sein. Après un tournée douloureuse, l'unité du royaume s'effrita. Wetton et Jobson, aidés par un nouvel artilleur américain, Terry Bozzio, maintiendront quelque temps le groupe sous respiration artificielle. Mais rien n'y fit et la nouvelle bête immonde, ex-phoénix merveilleux, fut terrassée.
Le rockn' roll entrait dans sa période réac !
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Must du genre, 2 mars 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : U.K. (CD)
Le meilleur disque de l'alchimiste progressif , M.John Wetton himself !Le groupe est homogène et nous livre une série de composition digne des grands du genre .L'aspect commercial est totalement délaissé , pour faire place à de superbes morceaux où les 4 musiciens se lâchent complétement , avec sobriété mais avec la redoutable efficacité de 4 talents réunis .
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