Dans un décor à la mode de Jeannine Boissard cette intrigue familiale nous plonge dans un climat réconfortant ; celui des beaux jours. A lire de préférence en hiver, quand il fait froid dehors et que l’on voit la pluie qui dégouline sur les carreaux. La mise en situation est tellement réaliste qu’on se croirait presque à Saint-Trop. Cette atmosphère quasi méditerranéenne ,avec ses tenues, son bateau , et ses plages m’a beaucoup plu.
De plus, le fameux Boris , hormis le fait de porter un prénom peu courant se présente comme un personnage original en qui on peut avoir toute confiance et c’est d’ailleurs ce qui se produit. Dans sa tenue d’ange (tout de blanc vêtu),on découvre au fil du livre que l’habit ne fait pas le moine et André-Pierre l’apprend vite à ses dépends .Le double visage de Boris le rend très interressant: il est à la fois l’homme de confiance accepté et soutenu par le patriarche et en même temps l’homme inconscient du danger qui emmène les autres dans ses folies. Ceci fait de lui un être imprévisible qui semble séduire tout une partie de la famille (la partie féminine en particulier).Ainsi, l’imprévu se retrouve à chaque page et nous pousse à les tourner les unes après les autres sans interruption pour découvrir à chaque évènement de l’histoire une nouvelle facette du personnage.
A la fois énervant, voir même exaspérant cet homme sans scrupule parvient toujours à se montrer aux autres sous son meilleur visage ;à la fois mécanicien, secouriste et bienfaiteur en tout genre, certains s’y brûleront les ailes de l’avoir approché de si près.
Agréable, le dénouement est à la fois imprévisible et mystérieux ce qui fait tout le charme du livre.
A lire pour tout ceux qui n’ont pas peur de laisser planer le doute même quand l’histoire s’achève.