N'y allons pas par quatre chemins, ce nouveau Prince of Persia est réussi. Arborant une esthétique nouvelle style peinture, ce jeu, plus que tous ses prédécesseurs, nous plonge dans une ambiance "conte des 1001 Nuits". Beaucoup moins violent et sanglant que la trilogie sur PS2, ce PoP là mise beaucoup sur la féérie. C'est un choix particulier, mais personnellement, j'ai adoré.
Le scénario est relativement banal, et n'est pas sans rappeler celui de Jak & Daxter (?!). Le dieu des ténèbres Arhiman se réveille et répand la corruption sur les terres de Perse. Seule à même de lutter contre ce cataclysme, la princesse Elika rencontre un jeune voleur athlétique et grande gueule : le Prince. Il va donc l'aider dans sa quête visant à anéantir Arhiman et la corruption (matière noire et visqueuse). A partir de là, le principe du jeu est linéaire en soi, mais la variété des environnements pallie à cette lacune. Entrer dans une zone, lutter contre son gardien, purifier la terre et récolter les sphères de lumière pour augmenter les pouvoirs d'Elika, et débloquer d'autres zones. Tout en sachant que pour parvenir à tout ça, il faudra bien évidemment arpenter des décors immenses et magnifiques à l'aide de sauts, de roulades, de grimpette, de course sur les murs et même au plafond et j'en passe. Le gameplay est sans faille. Intuitives et simples, les commandes viennent toutes seules. La bande son est tout à fait correcte, ne se manifestant réellement que lors d'affrontements contre les gardiens. A ce propos, si vous espérez des combats endiablés comme au temps de Warrior Within, oubliez tout de suite. Les combats sont peu nombreux, et relativement faciles, malgré un sentiment omniprésent de tension, car les gardiens sont imposants, et, il faut le dire, plutôt effrayants. Ni humains ni monstres, ils ont plutôt l'aspect de cauchemars enfantins. Est-ce fait exprès ? En tout cas ça fonctionne.
Pour la durée de vie, je pense qu'un acharné aura vite fait le tour du jeu, mais en jouant tranquillement, et surtout en essayant de récupérer toutes les sphères de lumière, on peut y passer un certain temps.
Je le répète, c'est réussi. Peut-être un peu facile, puisque tristement marqué du sceau affublant nombre de jeux d'aujourd'hui, j'ai nommé le "ouvert au grand public" (grand public ne veut pas dire idiot !), mais question plaisir de jeu et ambiance, le tour est joué.