1969 : l'année de "Ummagumma" ! Double album à la pochette superbe autant qu'astucieuse, une de celles que tout le monde connaît ou presque, et un de mes premiers disques vinyls, que je possède maintenant en édition "paper-sleeve" et que j'aime énormément, comme d'ailleurs tous les albums de Pink Floyd avant 1979.
Deux disques en vinyl et deux disques en CD également, que tout oppose : le live est extraordinairement psychédélique, quatre pièces où la musique s'élève tellement haut, dans une ambiance et une communion jamais égalée, comme jouée par des dieux... Elle est jouée par des dieux d'ailleurs ! Il faut écouter, les mots sont impuissants à décrire.
Le disque studio confirme l'orientation technologique et spatiale du groupe et dévoile les possibilités et la créativité de chacun des musiciens, notamment celle de Roger Waters, dont ses partenaires devaient paraît-il freiner la folie créatrice et dont la contribution est particulièrement étonnante et originale (mais les compositions des trois autres valent également le détour...).
"Ummagumma", l'oeuvre charnière de quatre surdoués dont le talent allait véritablement éclater en groupe avec les chefs-d'oeuvres à venir, qui propulseront les "architectes du psychédélisme" vers les sommets de la musique du 20ème siècle, sur cette planète et même au-delà...
Grand prix du disque de l'Académie Charles Cros.