Des rues vides, des passages tortueux, des maisons au reflet de splendeur passée,des trottoirs baignés de soleil...
C'est l'Amérique du sud ?
Et puis on se retrouve du côté d'Aix, dans la maison chic d'une famille : celle de Marc (Jean Dujardin), de sa femme (Sandrine Kiberlain) et de leur petite fille.
Marc est agent immobilier dans l'affaire de son beau-père. Aujourd'hui, une acheteuse doit se présenter pour l'achat éventuel d'une bastide. Au 1er regard, Marc s'interroge : il lui semble la connaitre.
Et puis, il se souvient. C'est Cathy. Son amour de jeunesse à Oran, avant que les évènements de 62 les séparent brutalement tous deux.
Cette nouvelle rencontre avec une Cathy à la fois sensuelle et mystérieuse, va bouleverser sa vie.
Peut-on revenir en arrière ? Peut-on faire vivre ce qui n'a pas existé ? Comment et pourquoi fait-on le tri dans ses souvenirs ?
Le film de Nicole Garcia tourne avec beaucoup de sensibilité, autour de ces sujets, en y ajoutant une intrigue, qui conduira Marc sur les traces de son passé.
Les retours dans le décor algérien de l'enfance, sur les terrasses accueillantes alors que la mort rôde, constituent d'ailleurs les meilleurs moments du film.
En revanche, je trouve que l'intrigue l'affaiblit paradoxalement, tant elle est basée sur une invraisemblance assez forte.
J'ai trouvé Jean Dujardin un peu moins convaincant qu'à l'ordinaire, appuyant parfois trop son jeu. Marie-Josée Croze est elle, formidable, dans un rôle complexe. Sandrine Kiberlain n'apporte pas grand chose à un rôle peu en vue.
Donc un film très agréable, mais qui aurait sans doute exigé un scénario plus solide.