Ewan fustige l'amour passion vécu par un jeu de couple exacerbant leur relation teintée d'ennui, jusqu'à la fusion plus ou moins complice des corps consentant ou non, par le truchement d'une rencontre fortuite.
Jusqu'où peut on accepter la dérive des sentiments ? Tout comme Cohen, dans la Belle du Seigneur, la mort est elle l'ultime étape de la passion charnelle ?
Un récit inquiétant, nous conduisant dans les méandres d'une ville symbôle, tortueusement calme où la solitude s'abreuve de foule compacte.
Erwan a le don de juxtaposer les belles architectures (corps et âmes mélés) aux sentiments infames, vils et pervers.
Beauté ? Lubricité ? Volupté ?
Ce drame reste un moment de littérature empli de zones d'ombre pour qui ne connait que la simplicité naïve d'un amour tranquille.