Présentation de l'éditeur
Cest à une promenade artistique, touristique et politique quest convié le lecteur, en compagnie de cet ancien maître de chapelle de Frédéric le Grand.
Publiées pour la première fois à Hambourg, en 1804, ces lettres forment un ensemble cohérent, récit vivant et documenté sur la vie dans la capitale française à lapogée du Consulat, lorsque la France était en paix avec lAngleterre et que les sujets des puissances européennes y étaient reçus à bras ouverts, jusque dans le cabinet de Bonaparte, Premier consul.
Parce quil était une personnalité connue et quon le savait proche des idéaux de la Révolution, Reichardt eut accès aux meilleurs salons, aux premières loges des théâtres et de lOpéra, aux manifestations officielles, aux audiences solennelles. Les portes des grands savants, des administrateurs, des poètes et des littérateurs du temps souvrirent devant ce francophile à lesprit ouvert, promeneur curieux, observateur scrupuleux et spectateur averti. Une à deux fois par semaine, il consignait le compte rendu de ses activités à lattention de correspondants dont on ne saurait dire sils étaient réels ou fictifs. Peu importe, au fond, à qui ces lettres étaient destinées, ni même quelles aient jamais été envoyées. Seul compte ici le regard aiguisé, amusé, parfois insolent et critique, mais toujours passionnant, de leur auteur.
Tous les napoléoniens ont entendu parler des observations de Johann Friedrich Reichardt, « qui figurent parmi les meilleures qui aient été publiées sur la période ». À un moment ou les historiens du Consulat et de lEmpire se tournent à nouveau vers les sources essentielles dune période dont l'étude en profondeur est remise au goût du jour, le désir de Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, a été ici de faire découvrir ou redécouvrir un témoignage majeur, cet Hiver à Paris sous le Consulat en lequel Jean Tulard voit « une excellente description de Paris sous le Consulat ».
Quatrième de couverture
Au cours de son séjour, qui se poursuit jusqu'en avril 1803, Reichardt rédige quarante-trois « lettres confidentielles » considérées par les spécialistes de la période comme un témoignage d'un intérêt exceptionnel, récit vivant et parfaitement documenté de la vie dans la capitale française à cette époque.
Parce qu'il était une personnalité et qu'on le savait proche des idéaux de la Révolution, Reichardt eut accès aux meilleurs salons, aux premières loges des théâtres et de l'Opéra, aux manifestations officielles, aux audiences solennelles. Les portes des grands savants, des administrateurs, des poètes et des littérateurs du temps s'ouvrirent devant ce francophile à l'esprit ouvert, promeneur curieux, observateur scrupuleux et spectateur averti.
Grâce au regard aiguisé, parfois insolent et critique mais toujours passionnant, de son auteur, ce texte constitue une véritable promenade artistique, touristique, sociale et politique dans le Paris de l'hiver 1802-1803.
Au moment où les historiens du Consulat et de l'Empire se tournent à nouveau vers les sources essentielles d'une période dont l'étude est remise au goût du jour, Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, souhaite ici faire découvrir ou redécouvrir un témoignage majeur dans lequel Jean Tulard voit « une excellente description de Paris sous le Consulat ».