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Alors qu'ils sont loin de chez eux, une actrice et un compositeur vivent une histoire d'amour, peut-être sans importance.

C'est pour des films comme celui-ci que j'aime le cinéma de Claude Lelouch, et que je lui pardonne volontiers toutes les fois où il m'a déçu. En 1969, soit à l'âge de 32 ans, Lelouch a les moyens de s'offrir Belmondo et l'Amérique, afin de les mettre au service d'une histoire qui est en partie son histoire. Sa liaison avec Annie Girardot touche à sa fin, il ne vit pas l'adultère comme une chose légère, et son dégoût de lui-même transparaît dans ce récit d'une aventure tout d'abord gaie et sans lendemain, qui gagne peu à peu en gravité, tandis que les relations entre les personnages deviennent asymétriques. On n'est pas dans Un homme et une femme, le titre l'indique clairement.

Il est tout-à-fait légitime que les vrais cinéphiles reprochent à Lelouch de ne pas suivre les codes régissant un genre particulier, puisque lui-même revendique de ne pas les connaître, ayant toujours évolué en autodidacte. Son amour du cinéma s'exprime autrement : notamment par l'insertion d'une scène fantasmée, au coeur de Monument Valley, qui est autant un hommage à John Ford qu'une façon d'exprimer ce que vit le personnage d'Annie Girardot à ce moment-là. Personnellement, en voyant ce film, à aucun moment je n'ai remarqué un zoom inadéquat, un plan-séquence indélicat, ou un cadrage malpoli. À la rigueur, j'ai regretté qu'Annie Girardot soit parfois difficilement audible, mais dans l'ensemble, le spectateur dilettante que je suis, s'est contenté de se laisser aller au gré d'une histoire sensible et bien racontée, accordant au réalisateur le droit de se faire oublier.

Sur le DVD, en plus du film, vous trouverez un reportage sur le Tour de France de 1965 (on s'en fout !) ainsi qu'un entretien passionnant de 20mn au cours duquel Lelouch confie admirer Sur la route de Madison, de Clint Eastwood, en évoquant le fameux plan de la main sur la portière. J'ai envie de lui répondre qu'il n'a pas à être jaloux, et que lui-même a très bien réussi ici, quoique différemment, à filmer l'histoire belle et dramatique de gens qui, le temps d'un voyage, ont "rêvé trop fort".
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Trois ans après le triomphe mondial d'UN HOMME ET UNE FEMME, Claude Lelouch est au Etats-Unis pour tourner ce film, méconnu, avec Annie Girardot et Jean Paul Belmondo. Girardot interprète Françoise, une actrice française qui tourne à Los Angeles, et qui rencontre le compositeur du film, Henri, interprété par Belmondo. Bien qu'ayant chacun un conjoint en Europe, ils passent une nuit ensemble, et décident de profiter d'une pause dans le tournage pour partir en vadrouille à Vegas, puis traverser tout le pays...

Claude Lelouch fascine ou agace. Sa technique très personnelle, légère, spontanée, ces plans-séquences virevoltants, ses musiques enivrantes, ses zooms arrière, sa direction d'acteur très libre qui laisse aux comédiens le choix d'improviser (on pourrait dire qu'ils laissent ses comédiens en roue libre, faute de savoir quoi en faire...) font de Lelouch un auteur, au sens strict du terme. Qu'on aime ou pas, un Lelouch, comme un Godard ou un Truffaut, se reconnaît en trois plans. Tout ceci n'étant, bien sûr, pas un gage de qualité... Avec UN HOMME QUI ME PLAIT (1969) le spectateur est encore une fois partagé entre intérêt et ennui. Claude Lelouch nous refait le coup de la mise en abîme (le tournage dans le tournage), et reprend son thème favori : deux êtres qui se rencontrent, s'aiment, vivent leur passion, et s'en remettent au destin. On remplace Deauville par le Nevada... Parmi les points positifs de ce métrage, une certaine sobriété de la mise en scène (un peu datée tout de même), un rythme bien soutenu dans la première demi-heure, et des séquences de comédies réussies, comme la scène du bar en feu... Tout cela tient le coup parce qu'interprété par un Belmondo impérial, qui à la fin des années soixante a su tirer profit de ses rencontres avec De Broca, Verneuil, Godard, Melville (trois films !), et récemment François Truffaut. Annie Girardot est très bien aussi, elle fait du... Girardot, et on aperçoit sur deux courtes scènes la jeune Farrah Fawcett.

Puis le film vire au road-movie. Et pour réussir dans ce genre, il manque à Lelouch l'énergie, ou la désinvolture, la poésie ou la folie. On assiste à des scènes qui manquent de piquant, et à un défilé de cartes postales, un hommage aux westerns, séquence de cascadeurs filmée à la sauvette, qui culmine avec cette scène de la décapotable pourchassée par des Apaches en plein désert ! Heureusement que le ridicule ne tue pas, en 40 ans, Lelouch aurait été enterré une bonne vingtaine de fois ! Scène à mon sens cocasse sur le papier, mais qui ne trouve pas sa place dans un film finalement assez conventionnel. On ne sait pas grand-chose des personnages, et à vrai dire, on s'en moque en peu, ils ne sont pas très consistants. Personnage en dérive pour l'une, coureur de jupon pour l'autre. Il manque un liant à cette sauce pour qu'elle se tienne. Il manque l'humanité, le naturalisme d'un Manuel Poirier dans WESTERN (1997), il manque le regard acéré d'un réalisateur sur ses personnages comme Alain Cavalier et LE PLEIN DE SUPER (1975), et bien sûr, le dynamitage en règle d'un Godard dans PIERROT LE FOU, pour ne citer que ces trois road-movie français. Pourtant la gravité pointe son nez à la fin du récit (apparition de Marcel Bozzufi) retour au bercail des tourtereaux, et promesse de se retrouver... Là, Lelouch apporte davantage de sentiment, avec presque rien, et touche juste.

UN HOMME QUI ME PLAIT n'est pas un film inintéressant, pas désagréable, mais pas passionnant non plus. Dans une réplique, Henri dit à Françoise : « tu es une bourgeoise, une bourgeoise est une femme qui n'ose pas se mettre à poil ». Françoise, en voiture, retire sa robe. Mais Henri ajoute : « tu vois, tu gardes tes mains sur tes seins... ». Très jolie scène, mais qui nous parle davantage du réalisateur ! Lelouch, qui n'a pas osé le road-movie contemplatif, sensuel ou subversif, ou qui n'a pas osé la fuite tragique et charnelle de deux amants en perdition. Une pincée de l'un, une pincée de l'autre. C'est tout.

Lelouch n'a pas osé. Ou alors, il n'a pas su.
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le 18 avril 2016
Le couple Girardot / Belmondo fonctionne à merveille !!! Annie Girardot, actrice intense et sans concessions, touchante, vibrante, belle ... Belmondo totalement à l'aise dans cet univers américain ... charismatique et lâche.
Un film trop peu diffusé à la TV. A redécouvrir sans moderation.
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le 25 février 2016
eh oui je n'avais toujours ni vu ni récupéré le DVD malgré plus de 50 films avec Bebel en DVD dans ma collection ! Ne passe jamais à la TV...
une série B très sympathique, le voyage aux USA m'a plu mais quel dommage que Farrah n'ait que 2-3 scènes ( délicieuses ) !
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le 7 avril 2009
Un bon film relativement autobiographique de Claude Lelouch sortie entre "Vivre pour vivre" et "Le voyou". (Lelouch étant marié a eu à l'instar du personnage de Belmondo une aventure avec...Annie Girardot elle même mariée !) Il s'agit ici de la première collaboration et le début d'une profonde amitié entre Belmondo et Lelouch où le premier est à contre emploi en compositeur de musique de film. Ce dernier rencontre au hasard de son travail à L.A, une actrice française, Annie Girardot, et vont vivre le temps de quelques jours une histoire d'amour intense mais sans issue, chacun ayant un conjoint qui l'attend. L'histoire des deux héros donne un agréable road-movie dans l'Amérique ouatée et idéale de la fin des années soixante. Belmondo est sobre et ne fanfaronne pas encore (sauf dans la très plaisante scène des Indiens) et Annie Girardot incarne le chic et la beauté simple à la française. Du bon Lelouch simple et sans fioriture qu'on aime.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 22 septembre 2014
Voilà le film de Lelouch que j'aime à l'infini! Comment en parler sans m'évanouir ?
Oh! Comme c'est bien vu! Fidèle aux aléas de la vie, l'Aventure est une expérience que chacun vit à différents niveaux. Jean-Paul Belmondo est si chenapan dans ce film qu'il mériterait une correction, mais pourquoi, c'est tellement rien tout ça, si innocent, et si bête... Annie Girardot mérite tous les superlatifs. Je ne peux pas oublier son visage quand elle comprend ce qu'elle sait depuis le début : du vent, rien que du vent!!
Une belle virée aux Etats-Unis en prime, car ce Lelouch est un road movie, enfin presque... Et pour la première fois on découvre la starlette des 70's au cinéma : Farrah Fawcett, non madame Majors!
Je ne peux que vous conseiller cette comédie dramatique de la Grande époque.
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le 1 janvier 2013
Envoi rapide & parfait état.
Film amusant, assez kitsch et de l'époque, mais si vous aimez les grands paysages et Lelouch, allez y !
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le 1 novembre 2013
Ce film est méconnu et pour cause, road-movie trop sobre, ce qui change pour du Lelouch, on décroche vite, même les acteurs ont l'air se s'ennuyer dans ce film insipide
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