Après avoir obtenu le prix de Flore en 2000 pour Mémoire courte, le roman qui le fit un peu connaitre dans les milieux littéraires mais surtout à la télé, où Franz-Olivier Giesbert l'embauchera pour son émission Culture et Dépendance, revoilà Nicolas Rey que l'on avait quelque peu perdu de vue depuis Vallauris plage en 2006.
Nous voilà rassurés, ce silence n'était qu'un léger passage à vide, une mauvaise passe comme il en arrive à tout un chacun dans la vie, avec les complications qui arrivent parfois, dépression, alcoolisme, drogues, etc... On ne saurait reprocher à l'auteur d'être passé par toutes ces épreuves, au contraire, on aurait plutôt même une tendance humaine à se montrer compatissant, mais, là où on sera sans pitié avec Nicolas Rey, c'est d'avoir voulu en faire un livre dont la lecture est particulièrement pénible, tant l'anecdotique cotoie le sans intérêt dans une prose, étonnement, dépourvue de tout style remarquable.
La télé n'a jamais donné un quelconque talent à qui que ce fut, par contre, elle ouvre bien des portes quand on en vient à vouloir raconter sa vie et ses petits problèmes à la terre entière, même si cette dernière n'en a cure.