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Un mauvais fils

Patrick Dewaere , Brigitte Fossey , Claude Sautet    Tous publics   DVD
4.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
Prix : EUR 9,79 Livraison gratuite dès 15 euros d'achats. Détails
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Patrick Dewaere, Brigitte Fossey, Jacques Dufilho, Yves Robert, Claire Maurier
  • Réalisateurs : Claude Sautet
  • Format : PAL
  • Langue : Français
  • Sous-titres : Anglais
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : StudioCanal
  • Date de sortie du DVD : 24 février 2003
  • Durée : 105 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
  • ASIN: B00005LOGA
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 2.797 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Contenu additionnel

Filmographies
Présentation du film par JP Dionnet et M. Boujout
Document : "Le regard de Claude Sautet"
Interview d'Yves Robert
Bandes-annonces
Galerie de photos

Descriptions du produit

Synopsis

Cinq ans auparavant, Bruno a été arrêté pour trafic de drogue et emprisonné dans un pénitencier américain. Libéré, il rentre à Paris, chez son père pour essayer de se réconcilier. Bruno trouve un emploi dans une librairie où travaille Catherine, une droguée.

Descriptions du produit

Après cinq années passées dans un pénitencier américain pour usage et trafic de stupéfiants, Bruno Calgagni rentre en France. Il se rend au nouvel appartement de son père et les retrouvailles ne sont pas très chaleureuses...

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5.0 étoiles sur 5 Patrick Dewaere 2 24 juillet 2010
Par Coin-coin le trekkie TOP 1000 COMMENTATEURS
Format:DVD
Second film présenté ici à avoir Patrick Dewaere comme principal acteur, "Un Mauvais Fils" dresse le portrait d'un homme qui, même s'il n'a aucun rapport avec celui du film d'Alain Corneau, pourrait être un Franck Poupart plus jeune et dont la difficile expérience vécue dans ce film trouverait sa tragique conclusion dans "série noire".

"Un mauvais fils", c'est l'histoire d'une reconstruction morale, affective et sentimentale.Celle d'un père et de son fils.Le long cheminement qui rapproche deux êtres que la séparation et surtout la mort de la mère ont rendus étrangers.l'un pour l'autre.Bruno Calgagni (Patrick Dewaere), ancien toxicomane de retour des etats-unis ou il fut emprisonné durant cinq années pour détention de drogue, revient en France et retrouve la trace de son père qui l'accueille chez lui et qui, malgré les apparences semble lui reprocher la mort de sa femme qui a plongée lentement dans une grave dépression et qui l'a poussée jusqu'au suicide.Le retour du fils en France est difficile.Ses conditions de travail ne sont pas des plus faciles lorsqu'il est employé comme simple manutentionnaire.Un emploi qu'il ne conservera d'ailleurs pas très longtemps.
Avant même que son père, René (Yves Robert), reproche la mort de sa mère à Bruno, la tension monte entre les deux hommes de façon insidieuse.Un fils d'abord considéré comme un 'cancer", un "pourrisseur", remarques difficiles à accepter pour un Bruno aux allures de rebelle qui va chercher le plaisir charnel auprès d'une prostituée avant de faire la connaissance dans son nouvel emploi de Catherine, la libraire, ancienne toxicomane aux pulsions destructrices.

Mais avant cela, René, excédé par le comportement de Bruno lors d'une rencontre dans un bar, craque et vomi à la face de Bruno, tout le dégoût qu'il éprouve pour lui.La rupture est alors totale et après une visite à l'hygiène mentale qui lui trouvera un nouvel emploi mais qui surtout, le préviendra que là-bas, travaille déjà une femme, Catherine, qui a connu les errances de la drogue,Bruno entre enfin dans ses nouvelles fonctions et surtout, entre en contact avec la dite Catherine.

Leurs rapports, à l'origine difficiles, vont tendre vers plus d'intimité et ce avec l'appui du formidable Adrien Dussart (Jacques Dufilho).Son emploi semble satisfaire Bruno et le charme tout relatif de Catherine verra naître entre eux une relation intime, tout d'abord heureuse mais au final dangereuse...

Claude Sautet, avec énormément de talent, fait se confronter deux hommes, un père et son fils, aux tempéraments diamétralement opposés.Le premier reproche au second la mort de sa mère et le second essaie de retrouver une existence normale malgré un environnement pas toujours évident à subir.Robert et Dewaere sont formidables dans leur rôle d'êtres déchirés par la vie, essayant de se reconstruire sans jamais vraiment y parvenir.Le rôle campé par Fossey est lui aussi saisissant, surtout lors des seances de fix entre elle et Bruno, des moments très fort et surtout très loin de ce auquel le cinéma français nous avait habitué.
On imagine alors l'etat d'esprit dans lequel il leur a fallut se plonger pour interpréter leur rôle, des personnages qui les habitent de bout en bout pour une experience cinématographique chargée en emotions inhérentes à ce genre de sujet
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une perle sous-estimée de Claude Sautet 26 mars 2012
Par zybine, amateur éclairé TOP 100 COMMENTATEURS
Format:DVD
Changement de registre avec ce film de 1980 pour Claude Sautet. On quitte les milieux bourgeois du pompidolisme triomphant pour le monde ouvrier et la marginalité : assez inédite dans le cinéma de l'époque, la peinture (comme toujours précise mais discrète) des travailleurs de force maghrébins et du monde du BTP d'une part, des homosexuels, drogués et sortants de prison d'autre part. Inédite aussi la crudité de la (magnifique) scène de sexe de Fossey et Dewaere ou de leur fix conjoint.
Mais le coeur de l'oeuvre reste dans la veine où Sautet était passé maître : les sentiments les plus intimes (ici, la relation filiale) dans un cadre hyper-réaliste et non stylisé (le spartiate appartement du père, les cafés moches de l'époque, la petite librairie de Jacques Dufilho). On lui pardonnera le cliché de la représentation de l'homosexuel libraire (foulard au cou et inévitablement amateur d'opéra).
Après l'espèce de retour en arrière que constituera (Garçon !), c'est en fait cette veine qu'approfondira Sautet dans sa merveilleuse trilogie finale. Ce film charnière mérite les plus grands éloges et c'est probablement le meilleur rôle de Patrick Dewaere avec le 'Paradis pour tous' d'Alain Jessua.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Carmen TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
Le film commence à l'aéroport de Roissy, Bruno Calgagni y débarque des États-Unis et il est aussitôt cueilli par deux policiers en civil qui l'attendent pour de "simples formalités" : ainsi apprend-on qu'il vient de purger une peine de cinq ans dans une geôle américaine pour détention et trafic de drogue, il fut donc toxicomane s'il ne l'est plus.
Dès cette scène introductive, Patrick Dewaere crève l'écran et il ne cessera de le crever jusqu'à la poignante image finale dont je ne dirai rien.
Cet acteur prodigieusement doué, cet homme dont le charisme se nomme instinct, animalité, intelligence, sensibilité, grâce, naturel et intériorité, irradiés par un visage d'ange révolté et un corps d'athlète fragile, ne pouvait pas trouver plus clairvoyant, plus compréhensif, plus tendre, plus révélateur ni plus anoblissant regard sur lui porté que celui de Claude Sautet, un spéléologue de l'humain, de la condition humaine et de l'humanité.
Je ne saurais dire si ce rôle du "Mauvais fils" est le plus grand ou le meilleur de Patrick Dewaere mais il est à mes yeux le plus beau et le plus bouleversant.
Avec le sens incomparable du récit cinématographique en images simples mais puissantes de Claude Sautet et avec le don extraordinaire de véracité de Patrick Dewaere, une scène aussi anodine qu'un petit déjeuner pris au comptoir d'un bar d'aéroport devient anthologique : ce premier petit déjeuner français dévoré par Bruno accompagné par un policier, on le savoure avec lui, le café et les croissants ont une odeur exaltante, celle du retour chez soi après un exil erratique ; la cigarette brune sans filtre dégustée par Bruno comme un calumet de la vie a une odeur enivrante, celle du renouveau possible, cette scène est géniale, grâce à Claude Sautet et à Patrick Dewaere.
Toutes formalités accomplies, Bruno va surprendre son père au saut du lit, il ne l'a pas avisé de son retour.
Ce père ouvrier et veuf (admirable Yves Robert) vit dans un logement sans charme ni chaleur, un logement utilitaire d'ouvrier veuf, ce logement triste et sans âme est carcéral, reflet sans grilles ni cadenas de la prison quittée par Bruno.
On comprend immédiatement que ce n'est pas seulement le choc de la surprise qui pétrifie le père ouvrant la porte à son fils : grâce à Claude Sautet et à Yves Robert, on perçoit immédiatement que le retour inopiné du "mauvais fils" est perturbant et anxiogène pour ce père ouvrier et veuf.
Mais une fois la porte refermée, Claude Sautet nous montre cette étreinte spontanée entre le père et le fils, une étreinte sans mot, seulement deux visages démolis par l'émotion, alors on comprend immédiatement aussi qu'il est bien question d'amour entre ce père et ce fils, même si leur amour est gravement blessé et malade de son histoire.
Et il en est ainsi durant tout ce film magnifique : on comprend tout avec des scènes et des images instantanées, lapidaires, simples mais puissantes, rien n'est lourdement exposé ni imposé, Claude Sautet nous prend à la gorge sans nous étouffer.
On comprendra immédiatement que le fantôme de l'épouse et de la mère disparue quand Bruno était au loin est l'abcès névrotique de cette relation flinguée entre le père et le fils et qu'il faudra bien le crever, cet abcès.
Cela nous est donné avec une subtilité du trait et une économie de moyens qui n'appartenaient qu'à Claude Sautet, ici servi par un Patrick Dewaere sublime, illuminé par une aura où l'on entrevoit quelque chose de Gérard Philipe et quelque chose de Montgomery Clift, mystérieuse parenté entre les êtres placés sous le signe du talent fulgurant et de la vie déchirée.
Le renouveau, qui est au coeur du film, passe par l'ordalie : puissant message.
Bruno va rencontrer Catherine (remarquable Brigitte Fossey), la femme qui le sauvera alors qu'elle a besoin d'être sauvée, il devra la suivre et l'accompagner dans le gouffre pour que, tombés ensemble au fond du gouffre, ils accèdent ensemble au renouveau après une descente aux enfers initiatique.
Entre eux deux, instigateur et protecteur du renouveau, le personnage lumineux du libraire esthète, érudit, collectionneur et altruiste, Adrien Dussart (merveilleux Jacques Dufilho), qui embauche des paumés à la dérive dans sa librairie emplie d'éditions rares, qui les nourrit de bons repas en leur faisant écouter La Bohème de Giacomo Puccini, qui s'applique à leur donner la beauté de son monde pour les aider à sortir de la laideur du leur, qui les emmène à la mer, à... la mère, dirait le psychanalyste, quand Patrick Dewaere se dénude soudain pour plonger depuis le ponton dans l'eau glacée de la Manche, encore une scène géniale.
Bien sûr, ainsi que l'observe justement un commentateur, on pourrait objecter qu'il y a quelques clichés dans le personnage du libraire homosexuel et fou d'opéra mais s'agit-il vraiment ici de clichés quand on peut comprendre que dans ce film magnifique, Claude Sautet nous parle des incompris et des réprouvés ?
La superbe tirade d'Adrien Dussart qui "rêve" d'un monde dans lequel "tout le monde serait homosexuel" le dit bien.
Non, on n'est pas dans le cliché.
On est dans la vie, la vraie : ordinaire, complexe, douloureuse, belle.
Ce film magnifique est un hymne à la vie magnifiquement chanté par des voix cassées.
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