undrgrnd Cliquez ici Toys Livres de l'été nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles4
4,3 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:9,50 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Derrière un titre un peu neutre à mon goût ou qui laisse supposer que le lecteur (occidental) va y trouver une mine d’informations "dépaysantes" sur l’univers "exotique" des tropiques, se cache tout autre chose. Il est fait une bonne description des caractéristiques des zones intertropicales qui correspond à l’exigence scientifique d’un Francis Hallé reconnu et respecté au travers ses (déjà) nombreux ouvrages dont l’excellent « L’éloge de la plante ». Il ne manque pas de susciter l’émerveillement devant tant de richesses et de diversité. Mais l’intérêt de cet ouvrage se situe selon moi dans les volets suivants, ceux consacrés aux sociétés humaines qui composent les aires où, selon l’auteur, il n’y a jamais d’hiver.
Le caractère volatil de la matière organique dans les sols, l’absence relative de repos, l’intense rayonnement solaire (dont les UV) permanent, le photopériodisme limité, sont autant de facteurs qui conditionnent la vie dans ces zones. L’on apprend aussi que si l’espèce humaine doit muter un jour vers son évolution biologique, ce sera sous les tropiques (pages 59-60).
J’adhère moyennement à la thèse (provocatrice et simpliste ?) selon laquelle les tropiques ne connaissent jamais l’hiver et, par cela même, n’arrêtent jamais leur activité biologique : que dire des zones où (même à des latitudes de 5°) des périodes de ralentissement fort liées à la combinaison saison des pluies / baisse forte des températures ? Ou bien des zones où, bien qu’il n’y ait pas d’hiver, le climat désertique n’autorise la végétation que quelques semaines par an ?
Ce que je retiens par-dessus-tout, c’est (page 202) que si la paysannerie à échelle humaine avec sa diversité agroforestière disparaît, c’est la pérennité de l’agriculture toute entière qui est menacée. Le maintien de l’élevage au sein des productions végétales semble également primordial au taux de matière organique utile au sein des sols qui, plus ici qu’ailleurs, brûlent l’humus plus sûrement que la présence ou non d’hiver : « Les agricultures complexes, les associations de plantes, l’élevage intégré aux cultures, les innombrables modalités de l’agro-foresterie, telles sont les bases de l’agronomie spécifiquement tropicale. » (page 208)
L’on découvre aussi l’évidence que tout ce qui se dit et s’écrit sur les tropiques vient d’un regard "exotique" et tempéré : la recherche et l’adaptation concrètes des résultats ne sont pas faites localement : « Une grande faiblesse, voire une quasi-inexistence de la recherche scientifique réalisée localement par des chercheurs autochtones caractérise les régions tropicales. » (page 221) Mais, selon moi, il faudrait chercher les raisons de cet état de fait dans un historicisme engagé et objectif. Et Francis Hallé est scientifique, nullement historien ou économiste. Bien qu’il s’essaye (parfois bien) à être sociologue.
D'autre part, bien que j'émette quelques réserves sur le niveau d'incidence réelle de ce phénomène, je ne peux que lire avec le plus grand intérêt son chapitre sur le photopériodisme (cinquième partie, p 289). Peut-être a-t-il raison...
Bien qu’étant un inconditionnel de Francis Hallé notamment depuis son « Plaidoyer pour l’arbre », je ne peux m’empêcher, lors de la lecture de « Un monde sans hiver » d’éprouver un manque : j’aurais aimé voir se profiler des solutions, des exemples d’évolution, des pistes, à l’image des initiatives locales et efficientes des fermes agroécologiques (conçues par Pierre Rabhi) réparties à travers plusieurs pays tropicaux et tempérés.
En bref, j’applique un 4/5 pour la richesse des informations et leur précision, par respect pour l’auteur aussi, mais j’ai l’idée qu’il reçoive un 2/5 pour la valeur globale et l’utilité de ces mêmes données.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 août 2015
Un texte très clair, très pédagogique. De très nombreuses et excellentes cartes, dessinées "à l'ancienne". Une démarche incontestablement scientifique, avançant et discutant des hypothèses qui ne sont jamais présentées comme des faits vrais. Le texte reste néanmoins très agréable à lire, agrémenté de souvenir de l'auteur qui n'hésite pas à s'exprimer à la première personne, avec toujours beaucoup d'empathie, ainsi que de citations littéraires bien choisies.
Cela dit, le botaniste qui s'aventure dans le domaine des sciences humaines prend des risques et il y va fort. Le déterminisme "photopériodique" pour rendre compte des inégalités du Monde, en particulier la pauvreté du "Sud" par rapport au "Nord", sans historiciser la question est une réponse intemporelle (à l'échelle du temps de l'histoire des sociétés) qui déshistoricise le problème. Il est vrai qu'il fait face à des réponses aux origines du sous-développement souvent bien simplettes, en particulier celles qui ramènent tout à la brève colonisation européenne. Qu'elle ait joué un rôle négatif, c'est évident, mais elle est loin de tout expliquer. Il faut remonter plus loin dans le temps, y compris avant les "Grandes Découvertes", pour percevoir des mécanismes d'échanges inégaux qui tissent lentement des mécanismes d'inégalités à l'échelle mondiale. Heureusement les choses changent vite aujourd'hui.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 août 2004
Voila un livre que l'on devrait porter à sa plus haute valeur. Par son condensé de récits et extraits littéraires sur les tropiques ainsi qu'une documentation approfondie dépassant les champs de connaissances de l'auteur, celui ci élabore quand même avec panache un beau registre de singularités tropicales allant du végétal à l'humain, l'économie, le social et la science.
Sa conclusion est une vraie innovation, la photopériode pour repenser le Tiers-Monde et les tropiques. Une grande ouverture sur les possibles...
0Commentaire|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 août 2014
Francis Hallé la reference!
très complet sur toute la biologie de la nature, des tropiques de l'importance du soleil, des écosystèmes, etc..
bien c'est vous êtes permaculture!
par contre son livre Plaidoyer pour l'Arbre est un bijou!
je mettrais à jour quand je l'aurais récupéré! je l'ai prêté à une prof de Perma!
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

24,90 €