Darwinisme et adaptation des entreprises aux évolutions. Opposition à un esprit imprégné de transformisme dirigé par un ordre ou une finalité. Pour le darwiniste, il n'y a pas de loi (ex : on va vers des organismes de plus en plus complexes; on va vers le progrès et l'amélioration des conditions de vie) mais des mécanismes et des probabilités qui font que tout peut se produire au sein du jeu des possibles y compris la régression et l'extinction.(ex : une société reposant sur un modèle actuel et optimisé ne pourra s'adapter; pour s'inscrire dans la durée, il faut donc intégrer en plus une diversité de modèles candidats à prendre le relais en cas d'événement ou d'opportunité)
Plus une collection de billets d'humeurs qu'un ouvrage complet et complexe. Livre d'opinion franco-français et non de fond. Heureusement, certaines reformulations de bonne qualité recadrent le propos en regard de passages polémiques, binaires et stériles. Connaissance de l'entreprise indirecte, aucune étude ou expérimentation, justifications douteuses à base d'exemples superficiels, poncifs. Absence de pensée complémentaire (réductionnisme à la problématique du développement durable). Quid de la crédibilité de l'auteur (et de sa cause) après ce type d'ouvrage ? On sent l'universitaire un poil frustré (en particulier contre les ingénieurs français en regard du manque de reconnaissance des chercheurs), qui supporte mal la contradiction, et on a envie de lui conseiller d'arrêter d'affirmer, de stigmatiser, mais de faire, de diriger une entreprise (bonne chance...) ou de se battre en politique (bon courage...).
Une erreur inquiétante p 180 et suivante : "pour en revenir aux hommes et aux chimpanzés, notre cerveau est trois fois plus gros mais avec seulement 25% de neurones en plus" " nous sommes devenus très intelligents non pas....mais avec un peu plus de neurones". Que nenni : nous avons 11 fois plus de neurones (60 à 100 milliards versus 5 à 9 milliards)
En revanche, je recommande très chaudement du même auteur : "qu'est ce que l'humain" avec Michel Serres, "aux origines de l'humanité" avec Y Coppens tomes 1&2, "le singe, frêre de l'homme"