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18
3,7 sur 5 étoiles
Un pied au paradis (cc)
Format: PocheModifier
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L'histoire que raconte Ron Rash, dans Un Pied au Paradis (One Foot in Eden), se déroule dans le Sud des Etats-Unis, à la limite de la Caroline du Sud et du Nord, dans une vallée qui sera bientôt envahie par les eaux suite à la construction d'un barrage par une compagnie d'électricité.
Dans ce lieu aride, où la culture de la terre est rendue éprouvante et aléatoire par les conditions climatiques difficiles, se joue un drame. Un homme a disparu, sa mère soupçonne son voisin, avec la femme duquel son fils avait une aventure, de l'avoir tué.
Elle a entendu un coup de fusil. Mais malgré tous les efforts du shérif, le corps demeure introuvable, et le crime reste impuni.

Le roman est découpé en cinq parties, qui correspondent chacune à un narrateur différent. Le récit est ainsi éclaté selon plusieurs points de vue : celui du shérif, de la femme adultère, de son mari, de leur fils et enfin de l'adjoint du shérif.

Les "voix" de chacun des personnages sont particulièrement bien rendues, réalistes et fortes, attachantes et émouvantes.
Il est beaucoup question de terre, de traditions, de superstitions dans ce livre, qui distille son charme au fil de pages qui sont un plaidoyer pour ces terres difficiles et magnifiques, que l'engloutissement par les eaux pourrait laver de ses pêchés (ou à défaut les enfouir pour l'éternité).
L'histoire est universelle et forte. Cinq personnages exposent quelques moments marquants de leur vie, en mettant à nu leurs fragilités et leurs blessures.
Un shérif empêtré dans des difficultés familiales, une femme dont le désir d'enfant est irrépressible, un homme dur à la tâche dont l'honneur est bafoué, un enfant à la recherche de ses origines, un adjoint sensible aux superstitions.

Empreint de mélancolie et de fatalité (les terres qui ont donné à ces hommes leur vie vont disparaitre à jamais), ce roman est un excellent représentant de la littérature "rurale" américaine.
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7 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 21 septembre 2009
Un beau roman à lire. une histoire tragique racontée de plusieurs points de vue (Kubrick l'a fait a cinéma avec son film l'Ultime Razzia). Les points de vue se complètent pour former un tout cohérent plus large que l'histoire de Meurtre où l'on devine l'âme de toute une région avec ses coûtumes, ses croyances et ses supertitions.

Cela commence comme une banale affaire policiere racontée du point de vue du Sherif. Mais dès le début le meurtrier est identifié. Ce n'est donc pas au récit d'une enquête policière auquel le lecteur est convié mais à l'exploration d'un drame comme vont le montrer les 2 points de vue des acteurs du drame (le Meurtrier et sa femme), suivi par le récit de leur fils et enfin clos par l'adjoint du Shérif.
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11 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Mon avis sur le site Polars Pourpres :

"Un récit aride, vénéneux et fiévreux. Le sol est sec, le sang est mêlé et les âmes brûlent. Un auteur à suivre."

Je ne vais pas être aussi enthousiaste que la personne qui me l'a vivement conseillé (Didier, merci à toi ;) ) mais j'ai passé un bon moment de lecture. Le premier sentiment que j'ai là, en tournant la dernière page, c'est de rester un peu sur ma faim. J'ai comme l'impression qu'il manque un petit je-ne-sais-quoi qui aurait pu en faire une merveilleuse pépite.
C'est la même impression que j'ai eu à la lecture du chapitre consacré au Shérif.

Mais en prenant un peu de recule, une histoire n'a pas forcément à se conclure de la manière la plus extravagante qu'il soit. Elle a juste à se conclure. Et c'est ce que fait Ron Rash. Du coup là, au moment où j'écris ce message, je repense au Colorado Kid du King.

À noter que les cinq récits ne répètent pas forcément cinq fois la même chose. Du point de vue temporel du déroulement de l'histoire, on va dire que ce sont surtout cinq maillons d'une chaine. Le maillon 2 empiète un peu sur l'histoire du 1, le 3 sur le 2, etc. Et chaque chapitre en donne un nouvel éclairage.

Et c'est là que l'on commence à voir les effets de cette histoire sur le lecteur. On s'imprègne doucement de ce venin qui a fait son chemin dans la vie de ces personnages.

L'intrigue prend véritablement son envole avec le second chapitre consacré à la femme, puis au voisin pour se conclure avec celui de l'enfant. La dernière partie avec l'adjoint me semble même superflue. Et puis au final, il me semble que le personnage du Shérif est l'âme de ce livre. À la fin, il est le seul à pouvoir comprendre ...

C'est une belle ballade dans l'Ouest américain, où Rash parvient simplement à nous faire ressentir l'aridité de la terre et le bruissement des cailloux sous les chaussures. Une histoire dont des images vous hantent encore sa après lecture.

Frédéric Fontès
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10 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 2 novembre 2009
Petite ville campagnarde des Etats Unis dans les années 50, en attente d'être engloutie sous les eaux d'un barrage en construction. Un meurtre y a été commis, mais le sheriff ne réussit pas à mettre la main sur le corps ; or sans corps, pas de meurtre ! Et au fil des récits successifs de cinq personnages, on finit par élucider le pourquoi du comment. Original et bien ficelé.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Au risque de passer pour un trublion ; je ne me rallie pas à la majorité des critiques déjà exprimées .
Tout d'abord , ce roman n'est pas un polar au sens classique du terme.Tout juste un roman noir , un thriller psychologique.
Toute l'intrigue est révélée dans les 10 premières pages ( la mère de Holland Winchester sait QUI et POURQUOI sont fils a disparu )
Pour le reste , je ne conteste pas la qualité de l'étude psychologique des personnages ( en particulier le Shérif , qui reste mon personnage préféré )
La nature est magnifiée; " une terre de montagne griffue " ( Paysages de la Caroline du Sud )
Les références bibliques omniprésentes ( la terre qui sera recouverte par les eaux , la justice divine , ... )
Des personnages blessés ( maladie , stérilité , pauvreté , relations familiales détériorées , ... ) en quête de rédemption .
La justice divine qui répare la faiblesse des hommes.

Bref , du bon et du moins bon ; qui font que je limiterai mon évaluation à 3 étoiles .
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 3 août 2012
Les personnages sont tous très attachants.
Le narration est vraiment originale.
Je n'en dirais pas plus de peu de dévoiler quoi que ce soit...
J'ai commencé ce livre et l'ai lu quasiment d'une traite.
Bonne lecture à ceux et celles qui le liront.
Et je n'oublie jamais qu'un commentaire est subjectif et personnel...
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ron Rash, né en Caroline du Sud en 1953, titulaire d’une chaire à l’Université, écrit des poèmes, des nouvelles et des romans. Son premier roman paru en France en 2009, Un pied au paradis, avait fait forte impression et Serena en 2011, l’imposera comme l’un des grands écrivains américains contemporains.
Le roman débute dans les années 50, dans un bled au cœur d’une vallée de Caroline du Sud. Holland Winchester, un jeune homme revenu médaillé de la Guerre du Pacifique mais pas très bien vu dans la communauté locale, a disparu et sa mère accuse sans preuve, ni cadavre, son voisin Billy Holcombe de l’avoir assassiné. Le shérif Alexander va mener l’enquête.
Ca commence comme un polar classique, avec les clichés habituels du genre sur le shérif, son couple à la dérive, un père et un frère qu’il ne fréquente guère depuis qu’il est parti faire des études abandonnant la ferme familiale puis être revenu comme responsable de la police de la petite ville. Le lecteur se croit donc en terrain connu, prêt à suivre le shérif dans ses investigations.
Sauf que ce n’est pas ainsi que Ron Rash envisage les choses, et si le roman ressemble à un polar, ce n’en est pas réellement un, éventuellement un polar déstructuré ou plus certainement un roman choral. Dès le début de son enquête le shérif est convaincu de la culpabilité de Billy et la page 119 nous livre le modus operandi. Il n’y a donc pas le suspense traditionnel au genre, meurtre, enquête, dénouement et arrestation finale. Et ce n’en est que mieux.
Par contre nous avons entre les mains un bouquin découpé en cinq chapitres, dans lesquels chaque acteur du drame va nous en livrer sa version de l’histoire ou nous préciser le rôle qu’il y a joué. Le premier chapitre conté par le shérif Alexander pose les bases et démarre en polar, dans le second Amy la femme de Billy nous donne les clés du mobile avant que Billy lui-même, dans le chapitre suivant, ne nous cache rien de la manière dont il s’est débarrassé du corps. Les deux derniers chapitres, vingt ans plus tard, closent définitivement le drame. Les uns et les autres prendront leurs responsabilités pour que la justice, même si ce n’est pas celle des hommes, passe.
Un très beau roman où des faits complexes démontrent qu’il est souvent difficile de faire la part entre le bien et le mal qui eux, ne sont que des mots. D’où ce sombre constat « Mais rien n’est solide, ni permanent. Nos existences sont élevées sur les fondations les plus précaires. Inutile de lire les manuels d’histoire pour le savoir. Il suffit de connaître l’histoire de sa propre existence. »
Dès ce premier bouquin Ron Rash s’affirme comme un grand écrivain, ses héros sont attachants et leur évolution au fil des pages et des ans nous bouleverse car elle met à jour leur personnalité et leurs actes, plus complexes qu’on ne le pensait. Serena, l’héroïne hors norme de son second roman éponyme, était un caractère fort, acteur actif de sa propre destinée, ici Billy et les autres se coltinent à leur corps défendant les réalités de la vraie vie et réagissent comme ils le peuvent, avec les moyens dont ils disposent.
Point commun avec le roman Serena, dans l’un la nature était ravagée par une exploitation forestière cupide, alors que dans celui-ci il s’agit d’un barrage construit par une compagnie d’électricité qui va inonder la vallée pour créer une vaste zone de rétention d’eau. Les ravages du progrès, mais sans que l’auteur ne s’appesantisse, pour un final lyrique, les lieux du drame engloutis à jamais et pour tous, si ce n’est une trace dans la mémoire de ceux qui partent ailleurs reconstruire leur vie.

« Un pasteur affirmerait que c’était la condition humaine depuis que l’homme avait quitté le paradis, et il y avait tant de vieux cantiques expliquant que dans une autre vie nous serions aux côtés de Dieu. Seulement nous vivions dans le présent. Toujours en quête de quelque chose qui comble cette absence. Peut-être qu’un mariage pouvait guérir cette nostalgie, même si le mien n’y était pas parvenu. L’alcool était la solution pour beaucoup d’autres hommes, sans compter Williams. Peut-être que pour certains les enfants la comblaient, ou peut-être, comme pour papa, l’amour d’un lieu qui vous rattachait à vos ancêtres. »
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 20 novembre 2011
j'ai acheté ce livre presque par hasard , je ne connaissais pas l'auteur . ce fut une vraie decouverte d'ecriture , quelques eclairs de poesie magnifiques .je vais donc lire d'autres ouvrages de ron rash mais en anglais parceque la traduction comportait trop de vraies erreurs immediatement visibles .
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 4 juillet 2011
Une histoire à cinq voix, cinq points de vue différents qui reconstituent une histoire tristement humaine et marquée le destin : le shérif Alexander, le voisin ( accusé de meurtre ) sa femme ,leur fils et l'adjoint du sherif.
Début des années 1950 dans les allapaches du Sud, Holland Winchester est porté disparu.
sa mère, quant à elle assure qu'il a été tué par le voisin car elle a entendu un coup de feu et son fils était attiré par la voisine, drame de la jalousie !!!!
Oui, mais comment accuser d'assassinat un homme, car sans cadavre il ne peut y avoir de meurtre.
Et pourtant le shérif a interrogé Billy, a fouillé la maison, les bâtiments, rien, pas de cadavre !!!!
une intrigue bien menée qui donne envie d'aller toujours plus loin dans la lecture.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 29 août 2012
Sans doute cela apparaît plus évident dans la version originale, la langue de Ron Rash porte cette simplicité cruelle de la vérité nue, la langue organique du Deep South, une terre où les personnages et leur existences racontent, comme les espaces, vallées, rivières et forêts, l'histoire d'une admirable désolation.
En lisant, revient parfois en un fond sonore fantôme, une ballade rock de Bruce Springsteen, The River, Nebraska, dans ce paysage où la géopgraphie est sociale, l'Amérique de la malédiction, une Amérique arrétée, sauvage, déchirante.
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