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Oubliez Monaco, ses princesses et ses ragots. Dans cette enquête, Pierre Abramovici remonte cinquante ans en arrière, pendant la Seconde Guerre mondiale, quand le Rocher se partageait, dans ses heures les plus troubles, entre fidélité à la France et au Maréchal et amitiés commerciales avec l'occupant allemand. Les héros changent de nom. Entrent en scène le consul général de France, Victor Jeannequin, le ministre d'État à la principauté, Émile Roblot, ou encore l'homme d'affaires Du Pasquier. Et jamais le terme de "complexité diplomatique" n'aura trouvé autant de sens qu'à cette époque. Partagé entre l'Italie – souhaitant annexer la côte jusqu'à Nice –, l'Allemagne – y trouvant un pôle financier incontournable – et la France – alliée obligée –, Monaco reflète bien l'ambivalence politique de l'Europe à cette période. On y découvre le prince Louis, grand-père de l'actuel prince Rainier, mal à l'aise et tiraillé entre son admiration pour le Maréchal et le besoin de ménager l'occupant allemand suite au séquestre de ses biens personnels en zone occupée.
Est surtout dévoilé un monde d'affaires et de finances où se joue l'avenir d'un pays au gré des alliances, des monopoles banquiers et industriels et où se perd la notion de résistance et de collaboration dans les méandres politiques d'une lutte essentielle : préserver le pays. De quoi faire voler en éclat la vitrine dorée et aseptisée du Monaco d'aujourd'hui… Pierre Abramovici a eu besoin de trois ans pour mener à bien cette enquête complexe réalisée sans l'aide du prince Rainier qui s'est refusé à ouvrir les archives du Rocher. De quoi imaginer d'autres mystères monégasques à découvrir… --Marine Segalen
Présentation de l'éditeur
Comment, pendant la Seconde Guerre mondiale, Monaco devient un paradis fiscal, une place financière dont les Allemands vont se servir, un centre du marché noir, descroqueries et de trafics en tous genres. Dun pétainisme sans faille, le prince Louis entraîne la Principauté aux côtés de Vichy dans tous ses excès, notamment le fichage et la déportation des Juifs. Radio Monte-Carlo naît de la volonté commune de Vichy, des Allemands et du Palais qui, à cette occasion, parle de " collaboration positive " !