Ce film est tout d'abord un déluge d'images gothiques, de regards en coin et de guerres de sentiments d'un esthétisme à la fois haut de gamme et original malgrès le sujet déjà maintes fois habordé.
Malgrès le budget plutot restreint (30 millions de $) tout y est grand, noir et flamboyant ; chaque élément visuel débouche d'une grande recherche sans jamais verser dans la gratuité des effets qui nuiraient à la trame principal du film ; la recherche de soi, l'amour impossible et surtout du racisme dans sa pire incarnation exterminante. Par ces travers nauséeux le réalisateur nous renvoie à notre propre histoire contemporaine (60 ans c'est pas si loin) et se détache, par la même occasion, définitivement des clichés du genre.
Quant à Kate Beckinsale elle incarne une vampire extrèmement attachante, et son joli minoi taciturne va à merveille avec les ambiances fin de siècle du film. Délicieusement underground et absolument indispensable pour les amateurs du genre.