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Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un criminel très ordinaire,
Par Michael Gonétan "Lecteur élémentaire" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une Exécution ordinaire (DVD)
Le livre de Marc Dugain était articulé sur plusieurs ères de la sombre histoire de l'URSS. Les derniers jours de Staline, et la période plus récente du naufrage du sous marin Koursk, rebaptisé Oskar, sous la présidence de Vladimir Poutine. De nombreuses liaisons entre les deux despotes, anecdotiques et imaginaires, mais ô combien vraisemblables, sont présentes dans le récit, qui donnent à comprendre qu'en dépit de l'effondrement du régime en 1991, les citoyens russes ne sont décidément pas sortis de l'horreur.
Le film ne reprend que 80 pages de ce roman long de 350 pages. On peut se demander pourquoi avoir abandonné la structure duale du récit, qui aurait ouvert sur une réflexion plus actuelle du devenir de la Russie. Mais à y bien réfléchir, cela eut été acrobatique, avec des aller retours historiques qui auraient peut être dilué le propos. On se focalise donc sur le Staline au bord de sa fin, campé de manière stupéfiante par André Dussolier. Peu d'acteurs avant lui avaient su rendre, avec un jeu si mesuré, la monstruosité du personnage (Jean Benguigui, au théâtre de la Colline en 1993, avait lui aussi composé un Staline saisissant). Tous les acteurs sont excellents au demeurant (Marina Hands, Édouard Baer), et le climat qui les entoure, avec un choix particulier quant à la lumière et à la mise en scène, est à l'image de ce que l'on imagine de cet âge de terreur. Un bon film, peut être un peu court pour une telle histoire. Les mécanismes du Stalinisme ont besoin d'être rappelés souvent, les dictatures sont partout dans le monde, leur fonds commun doit toujours demeurer à l'esprit du plus grand nombre, avec l'espoir sans doute illusoire que les identifier assez tôt permettra de les abattre plus vite. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Une réalisation un peu décevante, mais une bonne interprétation,
Par EagleOne - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une Exécution ordinaire (DVD)
André Dussolier campe ici un dictateur vieillissant, affligé de douleurs rhumathismales, et qui fait venir secrètement une magnétisseuse pour soulager ses douleurs.
Rapidement, ce personnage cruel et paranoïaque trahit les propos rassurants qu'il adresse à la jeune femme lors de leur premier entretien. Il est bien le maître et n'hésitera pas à tourmenter la jeune femme et sa famille. Un jeu de chat et de la souris plutôt inquiétant, surtout lorsque le film prend des allures de huis clos. Ceci étant, ce drame historique ne brille pas forcément par sa réalisation. Il faut dire que le grimage d'André Dussolier est peut-être le seul élément qui nous rattache à l'URSS, avec quelques plans en voiture permettant d'entrapercevoir le Kremlin. L'ambiance nauséabonde avec ses délations anonymes aussi, mais ce n'est pas vraiment spécifique au seul régime Stalinien. Bref, ce long-métrage a un cachet français un peu trop présent puisqu'on a rarement l'impression d'être en Union Soviétique, surtout dès que Staline n'est plus à l'écran. Restent l'interprétation donnée par les deux acteurs principaux (Marina Hands et André Dussolier), la qualité de l'écriture et une impression bien rendue de huis clos oppressant. Ces trois éléments relèvent l'intérêt du film qui, sans être extraordinaire, se laisse tout de même regarder comme un bon "téléfilm". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Je viendrai avec mes douleurs !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une Exécution ordinaire (DVD)
Ecrit et réalisé par l'écrivain Marc Dugain d'après la première partie de son livre éponyme, 'Une exécution ordinaire' raconte l'histoire en Russie communiste d'une femme médecin et guérisseuse (la magnifique Marina Hands) et de son mari (l'excellent Edouard Baer, d'une sobriété rare et strictement parfait dans son rôle dans le film) qui en 1952 voient leur vie bouleversée par l'abominable dictateur Joseph Staline (André Dussolier, méconnaissable et étonnant) qui souffre de mille maux et compte sur elle pour le soulager.
Il lui demande bien sûr un secret absolu, fait arrêter son mari -duquel elle avait pourtant pris la peine de se séparer vite fait pour tenter de le sauver-, sa mère et son oncle et exerce ce faisant sur elle un ignoble chantage à la démesure du personnage. Il la fait chercher de nuit, fouiller jusque dans son intimité et la torture en lui distillant au compte-gouttes des informations sur les abjects traitements qu'il fait subir à son époux pendant qu'elle, elle le soigne tout en continuant à travailler de jour dans l'hôpital qui l'emploie, subissant les assauts de son chef de service (Grégory Gadebois, de la Comédie française, qui commence à sérieusement faire parler de lui) tout en constatant l'impuissance de Tom Novembre, le directeur de l'hôpital, amoureux d'elle, mais qui ne peut l'aider pour autant ; sans parler de l'immonde concierge de son immeuble, Denis Podalydès (d'une parfaite justesse comme toujours), qui l'importune suavement à chaque fois qu'il la croise dans la cage d'escalier. Et puis une nuit... Ce qui est passionnant dans ce film, c'est le fait qu'au travers d'un quasi huis-clos et donc de très peu de personnages, Marc Dugain arrive, grâce à ses formidables interprètes, à des décors très 'soviétiques' et des couleurs surtout sépias, à nous faire entrer dans la cage d'un lion particulièrement féroce dont toute la folie dévastatrice pointe strictement parfaitement au travers de la manière dont il traite ces pauvres marionnettes que sont les principaux personnages de cette histoire. Ne ratez surtout pas ce foisonnant 'document' sur le poids du destin, la rage de survivre et la frappe chirurgicale du sort : nous sommes tous des marionnettes soumises aux caprices de qui nous dirige aveuglément ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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