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3,9 sur 5 étoiles24
3,9 sur 5 étoiles
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le 4 avril 2015
Le dernier - et absolument remarquable - roman en date de l'inépuisable Le Carré emboîte dans une intrigue addictive deux thèmes "politiques" actuels forts : les "whistle blowers" et la substitution progressive des armées "nationales" par des sociétés de mercenaires privées. Seulement en cela, "Une Vérité Si Délicate" serait déjà un livre important, qui nous aide à mieux comprendre - quitte à s'en désoler - le monde dans lequel nous vivons désormais. Ce qui élève le livre au dessus de la production courante, voire même de bien d'autres thrillers du pourtant prolixe et inspiré John Le Carré, c'est sa remarquable construction : démarrant curieusement "en pointillés" avec des personnages, dont on peine à saisir l'essence, plongés dans des situations tour à tour confuses et apparemment anodines, "Une Vérité Si Délicate" acquiert peu à peu une densité humaine prenante, en parallèle avec le resserrement angoissant de son intrigue et la convergence des situations vers le pur thriller anxiogène. La fin, vertigineuse et abrupte, est parfaite, nous laissant totalement vaincus par la maîtrise narrative absolue de l'auteur. Si l'on ajoute une folle élégance stylistique et une bonne dose d'humour "anglais" - tout au moins dans la première partie - on sera bien d'accord qu'on tient là un vrai petit chef d’œuvre d'intelligence.
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le 10 décembre 2014
Une intervention anti terroriste commanditée par le Foreign Office s’avère de conception très nébuleuse.
Depuis la chute du mur de Berlin, l'auteur a changé de braquet en passant de l'espionnage pur vers les coulisses de la géopolitique. Il dénonce les connivences entre le pouvoir politique, les services secrets, les multinationales et les mafias dans le domaine des armes, de la santé ou de la haute finance. En ce sens, John le Carré est depuis 20 ans un lanceur d'alerte, comme ses personnages au cœur pur, pour faire prendre conscience que la corruption des élites dans le monde occidental est devenu un mode de fonctionnement.
Dans ce roman il aborde le thème des sociétés militaires privées, d'emploi moins onéreux que les armées conventionnelles mais très dangereuses en terme d'éthique.
A coté de pépites telles "le directeur de nuit", "un pur espion", "la taupe", "la petite fille au tambour", "Single & Single" ce livre est d’honnête facture, l'histoire est captivante.
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J'ai "découvert" il y a très très longtemps Le Carré et Smiley et leurs nombreux avatars au fil des décennies, et je suis tenté de dire que ce dernier ouvrage pourrait être considéré comme le "meilleur" puisqu' on y retrouve, sous des formes à peine différentes tous les personnages et toutes les situations qui ont conduit à les identifier à Le Carré lui-même. Combien d'auteurs se sont risqués à l'imiter, sans succès, en tentant de jouer soit sur les mêmes thèmes , soit sur son inimitable humour à demi-dissimulé..Seul Sir Alec Guiness a su lui donner un visage ce qui était déja un tour de force....Je le redécouvre ainsi aujourd'hui à chaque page, et, mutatis mutandis, j'ai l'impression de lire une autre version d'une même saga, avec ses grandeurs et ses servitudes. Si cela était possible (mais non nécessaire), je ne pourrais le comparer qu'à Lawrence Durell. En tous cas, la vérité qu'il traque depuis le début sera toujours la même, et est suggérée avec génie dans ce dernier ouvrage, le meilleur livre que j'aie lu cette année.
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le 8 novembre 2013
J'ai lu une bonne dizaine de romans de John le Carré, en français et en anglais, la plupart avec un très grand plaisir. Ils sont tous remarquablement écrits, et ce maître de l'espionnage n'a pas son pareil pour installer des atmosphères de complots et de trahisons, de faux-semblants et de manipulations où on ne sait plus trop qui sont réellement les bons et les méchants, jusqu'à la conclusion finale.
« Une Vérité Si Délicate » est tout à fait dans cette veine : très bien écrit, très maîtrisé, une narration impeccable.
Une opération secrète s'est déroulée à Gibraltar, menée par des forces spéciales britanniques et des mercenaires américains, pour capturer un jihadiste et trafiquant d'armes. Les mois on passé, et Toby Bell, du Foreign Office, est informé par l'un des participants à l'opération qu'une sérieuse bavure a été commise. Il est donc confronté au dilemme classique de la conscience torturée: ne rien dire, ou enquêter pour révéler la vérité et risquer sa carrière, voire sa vie ?
John le Carré nous entraîne dans cette « nouvelle réalité mondiale » où les ambitions, le cynisme, les mensonges, le recours à la force brute prennent une dimension de plus en plus démesurée, sous prétexte de « guerre contre le terrorisme ». Une histoire captivante, sur un thème on ne peut plus actuel, qui soulève un ensemble de questions éthiques et politiques.
Une seule chose m’a gêné : la « taille » de la bavure, qui semble un peu faible comparée aux frappes de drones (réelles) qui tuent 50 civils innocents sans que cela ne semble déranger grand monde. Mais je n'en dirai pas plus, pour garder intact le plaisir du lecteur d'une « Vérité Si Délicate ».
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Mon libraire me tanne depuis des années pour que je lise cet auteur. Une référence dans le domaine. Sans aucun doute, mais je dois dire que pour cet essai je reste dubitatif. En effet l'intrigue servant de prétexte à ce récit est peu crédible. Imaginer qu'une Lady sur le retour, femme de haut fonctionnaire, verrait ses scrupules tardifs pris en compte par les promoteurs de la pensée libérale et du pragmatisme économique, relève du conte pour enfant. Je me suis cependant consolé en imaginant lire un essai d'anthropologie où la grenouille disséquée en laboratoire serait le rosbif d'outre-manche. Une grenouille! vexant N'est-il pas ? Cet éclairage de laborantin laisse apparaître que la propension de nos Grands-Bretons au dénigrement n'est pas une faveur destinée aux français, mais un sport national dont ils ont commencé à perfectionner les règles entre eux. Comme quoi on peut toujours trouver de l'intérêt, même là où cette histoire de Rocher et d'ambassadeur est sans attrait. A la vérité, même délicate,les British nous ont habitué à mieux
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le 7 décembre 2014
Vraiment si vous aimez les livres de John leCarré n'hesitez surtout pas. Pour moi, c'est son meilleur. Ce
n'est pas seulement un écrivain de livres d'espionnage mais un grand écrivain tout court. Le complot avec des compromis honteux, les vies fichues, des morts suspects, jamais on s'ennuie, et le fin est superbe!!
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le 28 février 2014
Je vous propose une petite partie de poker menteur, avec John le Carré en guise d'arbitre et de maître d'oeuvre. Au centre, nous avons une opération secrète, à Gibraltar, en 2008, avec pour intervenants : des militaires anglais, une poignée de mercenaires, des diplomates, des secrétaires d'état, des conseillers américains et des terroristes potentiels... Bref, vous malaxez tout ça et vous obtenez une affaire qui se finit en eau-de-boudin, autour de laquelle il est formellement interdit d'extrapoler.

Vous vous dites, vous n'avez pas tout compris, et c'est normal. Cette histoire n'est pas très nette, officiellement elle n'a jamais existé, les curieux ont été écartés, les plus naïfs manipulés corps et âme. Sauf qu'elle n'a pas fini de hanter les uns et les autres, trois ans plus tard, elle vient même tenter un jeune secrétaire aux dents longues, désireux de percer ce mystère à jour, de brusquer les conventions, de fouiller les dossiers, de rencontrer les témoins, d'obtenir des aveux, de risquer sa peau, de voir son existence sombrer dans un chaos indescriptible.

Tout ça, tout ça, vous dis-je. N'attendez surtout pas à avoir le tournis pour autant, l'enquête en cours est assez lente, sans grande action, puisqu'on suit le mouvement imposé par l'auteur, à savoir un assemblage pointilleux de tous les acteurs, témoignages et autres révélations de cette affaire. Car l'intrigue est nébuleuse, inquiétante et stressante à souhait, avec la petite pointe d'humour british en sus, c'est toujours appréciable.

Il s'agissait du premier livre de John le Carré que je découvrais, et j'en sors totalement conquise par son style faussement pompeux et démodé, qu'on retrouve aussi chez des auteurs comme Ruth Rendell, P.D. James ou plus récemment Robert Galbraith. Classique et traditionnel, mais délicieusement guindé, un poil caustique, pesant, ahurissant (le microcosme politique tel qu'on l'imagine... pourri jusqu'au trognon !). La fin, par contre, laisse perplexe...

Réussite totale quant à l'adaptation Audiolib, qui livre une lecture subtile, admirablement maîtrisée pour cette histoire ô combien tirée par les cheveux. Philippe Allard “passe avec brio du récit haletant au registre intime des débats qui déchirent chaque personnage de ce roman sans concession”. On sort de là satisfait. Tout bonnement.
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Ec livre commence dans un éclat de rire, continue dans le suspense et se termine dans une réflexion sur des questions existentielle ou le rôle de l'homme face a la Verite est traite avec talent et simplicite.
Le tout donne une très grand ouvrage de litterature qui traite sous forme romanesque de la vision que chacun a de sa part de devoir.
Un grand Le Carre, toujours aussi distant et talentueux, touchant sa cible et mettant une vision humaniste de l'existance au service de la réflexion sur la place de l'homme dans la société. On avait Graham Greene, on a Le Carre.
Très bel ouvrage. On ne le lâche pas.
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le 12 juillet 2015
Je m'attendais à mieux concernant l'un des maitres de la littérature d'espionnage.
Au final un livre long, sur d'une histoire d'action spéciale qui a mal tournée, et comment le petit monde politico-militaire tente d'étouffer l'affaire.
Un peu manichéen, et le coming-out de la fin est franchement ridicule !
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le 23 mars 2016
Nouveau site mais toujours de l'espionnage avec ce style si particulier de l'auteur qui s'assimile à l’impressionnisme. Il faut du temps et un peu de distance pour saisir l'intrigue. Envoûtant comme d'habitude.
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