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Une cerise pour couper le jeûne Broché – 3 mai 2012


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Extrait

Je suis sorti tôt le matin pour aller chez Somane. Ma mère m'a demandé où j'allais comme ça si tôt. Je ne le lui ai pas dit. J'ai pensé que, si je le lui disais, elle aurait sûrement un message ou quelque chose à me confier pour ma tante, et je n'avais pas le coeur à ça. J'ai répondu : «Nulle part.» En ajoutant : «Je reviens.»
Elle était dans la rue, ma mère, à la porte de chez nous. Occupée à acheter à Namou des feuilles de vigne. A l'aurore, c'est la voix de Namou qui m'avait réveillé, quand il s'était mis à crier dans la rue : «Achetez mes feuilles, mes belles feuilles !»
Namou, chaque année, quand les feuilles de vigne atteignaient une belle taille - la taille d'une main, comme disait tante Golab-Atoune -, il chargeait sur son dos un sac énorme de feuilles de vigne et très tôt le matin, sa balance à la main, il allait dans les rues en vociférant : «Achetez mes feuilles, mes belles feuilles !» Il n'avait pas une très bonne vue, Namou, mais sa voix, pour l'entendre, on l'entendait. Il suffisait d'un de ses cris pour que toutes les femmes déboulent de chez elles, de Zarifeh à Qanifeh, de tante Robabeh à tante Madineh. Tante Robabeh, elle ne manquait jamais de se payer sa tête, à Namou. Elle lui disait : «Comment ça se fait, Namou, que ta femme, elle fasse pas ta lessive ?» Elle lui ôtait son képi de la tête, se le mettait sur la sienne en se pinçant le nez avec une grimace de dégoût et disait : «Le malheureux, même le chapeau de Pahlavi, il faut qu'il le porte !» Puis elle lui remettait son képi. Namou, lui, il ne disait rien, il n'ouvrait pas la bouche, il ne jurait pas comme aurait fait Kerbelayi Avaz. C'était un brave homme, Namou. Mon père, il disait toujours : «Ce n'est pas bien, ce qu'elle fait, Robabeh. Qu'est-ce qu'elle a, comme ça, à s'acharner sur Namou ? Si elle croit qu'elle l'emportera au paradis...» C'est vrai, il ne faisait de mal à personne, Namou.
Si j'avais dit à ma mère que j'allais chez Somane, je suis sûr et certain qu'elle m'aurait dit de demander à ma tante, à la mère de Somane, si elle ne voulait pas prendre des feuilles de vigne. Et si elle en voulait, alors pour combien. Ou bien elle m'aurait dit de lui proposer d'en acheter pour elles deux dix kilos d'un seul coup, pour mettre à tremper dans la saumure.

Présentation de l'éditeur

Le ramadan observé par un gamin afin de séduire une belle cousine et d'accéder au monde des adultes, le vol et la profanation du cadavre d'un oncle incestueux, une fête chiite révélant la vie secrète d'un quartier, un enlèvement et une exécution sans motif apparent ou les méditations désabusées d'un sniper sont autant d'approches qui mettent ici à nu quelques tabous de la société iranienne contemporaine.

Une cerise pour couper le jeûne met en scène, souvent à travers le regard d'un enfant, les figures truculentes ou inquiétantes d'une petite ville de province sous la République islamique, quelque part entre le Chaminadour de Jouhandeau et le Macondo de Garcia Marquez..

Une ironie facétieuse et une jubilation d'écriture tantôt tendre, tantôt féroce, dominent ces récits d'un quotidien baigné de violence familiale, d'épopée religieuse et d'intrigues de bazar.

Hafez Khiyavi est né en 1973 dans la région d'Azerbaïdjan oriental, au nord-ouest de l'Iran.
Une cerise pour couper le jeûne, qui a obtenu le prix Ruzi ruzegari du meilleur recueil de nouvelles et rencontré un vrai succès en Iran, est son premier livre traduit en français.



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