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Commentaires client les plus utiles
21 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
ou l'enfer au quotidien,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une histoire birmane (Broché)
Un livre dur, sans concessions: les coloniaux sont des ivrognes, des individus brutaux et avides... à la limite de la bêtise crasse... les indigènes ne valent guère mieux. Toute la misère humaine dans un climat humide... un racisme latent, une incompréhension totale entre les individus mis en présence. Profondément humain. Noir mais avec des pointes d'ironie. Attachant.... Bonne préparation avant un voyage en ex-Birmanie. Donne un éclairaige cru et sans illusions sur la nature humaine.
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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le commentaire de Patryck Froissart,
Par Patryck Froissart (REUNION) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une histoire birmane (Poche)
George Orwell a publié ce roman en 1934 sous son vrai nom, Eric Blair.L'auteur s'inspire de sa propre expérience d'officier anglais en Birmanie de 1922 à 1927. Le personnage principal, Flory, est le seul « blanc » qui soit quelque peu sympathique dans cette chronique coloniale des Indes britanniques, en dépit, ou à cause de ses hésitations, de sa lâcheté, de sa veulerie, de sa propension à agir en fonction des convenances hypocrites et à rentrer dans les rangs de sa communauté, ce qui le conduit à se comporter en contradiction avec sa propre vision de la justice, et l'amène au mépris de soi. Flory, dont le célibat est mal vu, vit juste à la marge de cette société coloniale de Kyautkada, dont il hait les petitesses, et le racisme exacerbé, et la suffisance, et les peurs, mais il ne se résout pas à rompre avec elle, et il fréquente, à contre caeur mais avec assiduité, le cercle, le Club, où se réunissent chaque soir les colons aigris par leur exil volontaire, et où on lui reproche férocement d'avoir pour ami un médecin indigène et pour compagne une jeune birmane. Flory tombe amoureux d'une pimbêche anglaise, Elizabeth, orpheline sans le sou, qui débarque brusquement à Kyautkada chez sa tante, et que la communauté veut marier au plus tôt. Mais, maladroit, aveugle, prenant Elizabeth pour une jeune fille instruite prête à partager ses opinions non conventionnelles, Flory est peu à peu repoussé par la nouvelle venue, qui adopte sans réserve l'idéologie de la communauté blanche, s'amourache d'un officier de la police coloniale, et qui l'engrosse et disparaît sans un adieu. L'histoire d'amour, classique, se déroule dans une atmosphère lourde de haines, de jalousies, de cruautés, de sadisme des blancs à l'encontre des autochtones, de révolte et de volonté de vengeance de la part de ces derniers, mais aussi, pour certains d'entre eux, de manigances pour se faire accepter comme pairs, en obtenant par exemple le droit de devenir membres du Club, ce lieu central du roman qui cristallise toutes les envies des uns et les privilèges des autres. Le ton est juste. Rien ne semble exagéré. Nous ne sommes certainement pas dans la caricature. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Véridique rapport sur la nature du colonialisme,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une histoire birmane (Broché)
Dès ce premier ouvrage, Orwell se montre fin portraitiste de la réalité sociale. Ici, le colonialisme anglais dans la Birmanie de l'après première guerre mondiale.Portrait peu flatteur mais certainement très lucide, qui montre le caractère profondement corrupteur des esprits de cette forme de la domination. On en apprend plus dans ce roman, sur les racines psychologiques de la domination marchande, que dans beaucoup de laborieux livres d'histoire et de sociologie. A conseiller donc à tous ceux qui ne trouvent pas inutile d'affiner leur compréhension du monde actuel, tout en ayant le plaisir de la lecture d'un excellent roman. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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