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4,5 sur 5 étoiles
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le 18 septembre 2002
Maupassant... Rien que le nom, et on se remémore les instants maudits de notre scolarité ! Notre bac de français... Finalement, on préfère oublier toute cette période littéraire car elle est trop liée à de mauvais souvenirs... Et pourtant, quoi de plus moderne qu'un roman ou qu'une nouvelle de Maupassant ?
Jeanne est une jeune fille qui sort du couvent. Elle ne rêve que d'une chose : rencontrer l'amour. Un jeune homme vient dîner à la maison, une promenade est arrangée sur la plage d'Etretat, et voilà notre Jeanne qui tombe amoureuse aussi sec. S'enchaînent alors les désillusions, les larmes, et l'amertume qui vont la plonger dans une profonde solitude... Jusqu'à la naissance de son fils.
Banale histoire d'amour déçu, d'illusions perdues. La perfidie de l'homme ronge les âmes pures, chose que tout le monde sait, rien de bien original. Mais sous la plume de Maupassant, ces banalités prennent des tournures tragiques, sulfureuses et même ultra-stressantes ! On se prend d'une amitié et d'une compassion profonde pour Jeanne, et on aimerait parfois la secouer comme un cocotier, car tels deviennent les personnages purs de Maupassant, indolent et désabusé. Une vie, un roman, un moment inoubliable.
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le 30 août 2009
Victime de son éducation et de ses rêves, Jeanne, fille de baron en quête du bonheur, va connaître au cours de sa vie adulte - et plus ou moins comme chacun d'entre nous, précisément - les désillusions de la vie au regard de ce que l'on peut attendre de l'amour, du mariage, de ses parents, de l'amitié, de ses enfants, de la religion, etc. Un des grands textes de Maupassant, avec son autre roman "Bel-Ami" et ses nouvelles "Boule de suif" et "la Maison Tellier".
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Bien sûr, c'est un grand roman, superbement écrit, un excellent classique. A la lecture de cette histoire tragique où s'exprime le pessimisme de Maupassant, comment ne pas s'indigner de la tristesse de la condition servile offerte aux femmes, même et y compris dans les milieux sociaux aisés, non pas seulement jadis mais encore il y a peu, très peu de temps (je l'ai vu, et je le vois encore)? Soumise comme il se devait à son père (en l'occurrence un bien brave homme), Jeanne épouse un hobereau de son milieu, donc "bien sous tous rapports". Passée sous la domination de cet époux (qui a surtout épousé non pas Jeanne, mais son héritage, et le gère désormais en seul maître à son profit et pour ses menus plaisirs), Jeanne est horriblement déçue et trompée par cet individu peu recommandable. Celui-ci, non content d'avoir engrossé la bonne, essaie de chasser la malheureuse car il serait évidemment indigne de garder une fille-mère sous son respectable toit... Celle-ci doit à Jeanne de ne pas être abandonnée sans ressources (on ne sait alors pas encore qui est le suborneur). Devenue veuve, Jeanne sera exploitée jusqu'à la ruine totale par un fils ingrat et prodigue. Elle ne devra sa survie qu'à la générosité et à la reconnaissance de sa vieille bonne, fidèle et compatissante, et au fils adultérin de celle-ci, l'autre fils de son défunt mari, un brave garçon qui a mieux tourné que l'héritier légitime. Les hommes devraient réfléchir à cette histoire: quel respect, quel espace de liberté, quels droits - à commencer par celui d'être intelligente et pas seulement d'être belle- ont-ils chichement concédé aux femmes pendant des siècles? Quel destin tragique ou misérable ne leur a-t-il pas été imposé? Messieurs, nous n'avons pas de quoi forcément être fiers.
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le 21 janvier 2010
Maupassant est extraordinaire : l'héroïne se voit confrontée, au long de sa vie, à divers évènements forts : morts, meurtres, naissances, trahisons, passions, douleurs.... et pourtant, en s'attachant à nous faire vivre tout cela à travers son regard, il en arrive à nous faire croire que rien ne se passe !

Jeanne semble avoir passé sa vie à regarder par une fenêtre un vent d'automne gris et pluvieux qui emporte feuilles, passions et espérances. Sa joie du début n'a cessé de se consumer jusqu'à s'éteindre tout à fait. Pour accentuer cela, revient en contrepoint et presque comme un refrain de plus en plus lointain le souvenir de ce lumineux voyage en Corse.

Comme toujours, chez cet auteur, le style est fin, précis, concis. Il n'analyse quasiment pas, il décrit mais il a un tel sens de la description que chaque personnage vient se dessiner avec de plus en plus de netteté. Parfois de manière très cruelle (la manière dont est vue cette pauvre Louison fait mal), parfois avec une certaine tendresse (le père de Jeanne est très attachant). Quant au mari, on hésite entre la pitié pour sa triste insignifiance et la colère pour son égocentrisme abject : un homme séduisant pour ceux qui le croiseraient rapidement, un "pauvre type" pour ceux qui le connaitraient bien.

Souvent, on voudrait secouer Jeanne, la réveiller, la forcer à prendre son destin en main, la rendre maîtresse d'elle-même, lui faire refuser de subir. On irait même jusqu'à lui souhaiter de prendre un amant. Pour au moins vivre. Il ne faut oublier pour autant que l'histoire se déroule dans un XIXème siècle dont Maupassant nous dresse quelques tableaux cinglants avec sa cohorte de préjugés et de bienséances, quelque soit le niveau social auquel on s'attache. Comme toute époque d'ailleurs. Et les contraintes du milieu viennent rogner les quelques volontés que l'innocente Jeanne pourrait avoir.

Ce roman nous plonge dans un indéfini et de l'impersonnel jusqu'à croire à la banalité de ce qui fait vivre. Le titre est très révélateur. « Une vie ». Aucun qualificatif. Une vie comment ? Une vie de quoi ? Une vie de qui ? Rien. Juste une vie, avec la quête d'un bonheur qui n'a cessé de couler entre des mains incapables de le saisir
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Une Vie, c'est celle de Jeanne, qui sort du couvent au début du roman pour aller s'installer pleine d'espoir et d'enthousiasme aux Peuples, le château de ses parents, situé en Normandie près de la mer.

Mais les événements vont rapidement lui faire perdre, avec une cruauté implacable, la moindre de ses illusions sur l'amour et les êtres humains et la plonger dans une terrible solitude morale. Ni la tentative de se rapprocher de Dieu, ni l'amour démesuré et univoque qu'elle porte à son fils, qui lui apporteront de nouvelles et douloureuses déceptions n'empêcheront son existence de n'être plus alors qu'une morne dérive vers la vieillesse et la mort.

Avec un style sobre, précis, lucide et extrêmement évocateur, Maupassant nous fait partager les malheurs de Jeanne et nous rallie sans peine à son pessimisme désabusé et à sa défiance de la religion catholique.

J'ai toujours une petite réticence, peut-être injustifiée, à m'attaquer aux auteurs classiques français. Je crains toujours de m'ennuyer un peu, d'être noyé dans les descriptions à rallonge ou d'être confronté à des préoccupations sans aucun rapport avec les miennes.

Faites-moi confiance, rien de tel ici : court et passionnant, saisissant et intemporel, le livre se dévore, fait forte impression et donne envie de (re)découvrir au plus vite l'oeuvre de Maupassant.

PS: l'édition Kindle est impeccable; pas de coquille à déplorer, chapitres clairement séparés, rien à redire.
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le 29 juin 2011
Jeanne a passé ses jeunes années au couvent, à sa sortie elle imagine sa nouvelle vie, rêve d'un grand amour, de ce monde dont on l'a tenu éloignée ou peut-être dont on l'a préservée.
Elle retrouve la maison de son enfance, ses parents et son voeu de trouver l'homme de sa vie semble vouloir se réaliser avec la rencontre de Julien, un tendre et séduisant jeune homme. Très vite il la demande en mariage, trop vite peut-être car le rêve laisse vite place à la réalité, la tendresse à l'indifférence.
De déceptions en déceptions, Jeanne, dont la naïveté faisait espérer beaucoup de la vie et de l'amour, perd peu à peu sa joie de vivre, ses espoirs de jeune fille.
Ses rêves deviennent des idées nostalgiques, cette vie à qui elle ouvrait grands les bras la déçoit et la blesse, malheureuse elle s'enfonce peu à peu dans la léthargie.

Un très beau roman et une très belle plume!
Je me suis attachée à Jeanne, je l'ai vue sombrer peu à peu...
Cependant, le personnage qui m'a le plus touchée est celui de Lise (Lison), la tante de Jeanne, vieille fille esseulée, délaissées de tous. Attentionnée pour son entourage, se réjouissant toujours pour eux, pleurant avec eux, elle est toujours à leurs côtés et pourtant personne ne semble la voir, personne ne paraît s'émouvoir de sa solitude, de ses souffrances. L'indifférence dont tous faisaient preuve envers elle me faisait mal pour elle.
Elle vivait les malheurs et les bonheurs des uns et des autres comme s'ils étaient siens, pour se sentir exister à travers eux et vivre ce que l'existence ne lui a pas apportée.
Cette femme silencieuse, effacée, souffre mais ne se plaint jamais, mal-aimée voir pas aimée de son entourage elle leur voue pourtant un amour inconditionnel.
Parfois, lorsqu'on referme un livre, un personnage ne s'efface pas, vous reste en mémoire, c'est le cas de Lison.
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le 14 août 2012
J'ai vraiment été impressionnée tant Maupassant révèle son talent dans ce livre, sans doute l'un des meilleurs qu'il ait écrit.
C'est un homme mais il parvient à entrer dans l'esprit d'une femme de manière surprenante. On s'identifie totalement à Jeanne, amoureuse naïve , femme bafouée puis mère abandonnée. A lire absolument même si on a l'âme romantique car l'on entre immédiatement dans l'histoire et les descriptions de Maupassant et ses personnages sont exquis!
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Bien sûr, j'aurais pu/dû mettre 5 étoiles ! Je ne reprocherai rien à ce roman, d'une écriture parfaite, dont les portraits et la psychologie des personnages sont magnifiquement brossés. Maupassant était admiratif de Flaubert, et Flaubert avait vu en lui un écrivain de génie. A juste titre.

Le roman me plaît et me désole à la fois, tant cette pauvre Jeanne voit sa vie brisée par cet époux volage, arriviste et égoïste. J'allais presque dire... monstrueux ! si ! Il est monstrueux !

L'histoire est digne des romans de Zola, d'une noirceur profonde, qui se dissimule sous une plume délicate, pittoresque : le voyage de noce en Corse est de toute beauté, par exemple.

Certes... Mais tout de même : tout va bien, jusqu'au jour où Jeanne se marie. Des catastrophes de toute sorte vont se produire, une désillusion étend son voile funèbre sur les choses les plus belles et les plus sacrées : un mari adultère, qui engrosse sa bonne et la chasse ; la mère de Jeanne, présentée sous les traits d'une femme fidèle, et qui avait un amant ! Un couple d'amis, qui va entraîner le désastre, car Jeanne se voit de nouveau trahie doublement : par son amie, en qui elle avait confiance, et par son époux qui en fait sa maîtresse. Le mari jaloux réserve alors une fin terrible aux amants - épisode qui se retrouve d'ailleurs sous la forme d'une nouvelle de Maupassant bien connue. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le même jour, Jeanne accouche d'une fille mort née !
L'existence se poursuite dans la solitude et les souvenirs difficiles ; Jeanne est ruinée et doit vendre la propriété de ses parents, tous deux décédés.
Quant au fils de Jeanne, Paul, il ne lui aura donné que des inquiétudes, enfant chétif, puis mauvais élève, il fait des fugues. Adulte il n'aura de cesse de lui demander de l'argent. Non, je ne vais pas raconter toute l'histoire, à vous de lire à votre tour ce roman.

Le pessimisme de Maupassant atteint son comble dans ce roman ; on ne saurait le rapprocher néanmoins de Madame Bovary ; il y a cependant tant d'atrocités, qu'à la limite, l'histoire semble invraisemblable. Etait-ce possible que Maupassant détestât autant la femme, pour la faire ployer sous tous ces malheurs ?! C'est ce que disent les exégètes, pourtant.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 9 décembre 2014
J'ai rarement vu titre plus cynique que celui de ce roman.

"Une vie", c'est épique, grandiose, on s'attend immédiatement à de grandes choses, à une épopée personnelle, à la réalisation de l'individu. Et c'est bien ce qui est promis au début. Jeanne sort du couvent, déterminée à vivre ses rêves, à connaitre de grandes choses, des émotions fortes.

Elle ne sera pas gâtée la pauvre! Mari radin, adultères, trahisons, décès, fils ingrat... elle aura droit à tous les malheurs possibles.
Maupassant se rit ainsi cruellement de son lecteur. Vous attendiez "une vie"? Mais c'est en fait "Un vide" que vous lisez. La vie morne de Jeanne qui s'étend, sans saveurs, sur des centaines de pages.

Une pirouette littéraire que j'ai énormément appréciée. D'un côté, qui peut résister à la plume agile de Maupassant?
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Dans ce roman, le combat entre les forces `vives' de la France au 19ème siècle est parfaitement décrit par l'abbé Tolbiac : `L'église et le château se donnant la main, la chaumière nous craindra et nous obéira.'

L'Eglise et le Château
Mais, l'Eglise et le Château ne s'entendent pas. Alors que l'Eglise impose un Dieu `à colères jésuitiques et à vengeances de tyran', le Château est `à genoux devant une espèce de Dieu panthéiste, produisant sans but, sans raison et sans fin dans toutes les formes, suivant les nécessités du hasard.'
Le représentant du Château, le baron Le Perthuis des Vauds, conspue les curés : `il faut combattre ces hommes-là, c'est notre droit et notre devoir. Ils ne sont pas humains.'

L'Eglise et la Chaumière
Par son intolérance fanatique et extrêmement violente, surtout en matière d'amour `physique' (`une persécution contre les lois et les instincts innés'), l'Eglise aliène ses paroissiens, qui restent sourds pour les invectives de ses porte-parole. Ils quittent les églises en masse.

Le Château et la Chaumière
Le Château est attiré physiquement par la Chaumière, personnifiée par la bonne Rosalie : `Voyons, monsieur le baron, entre nous, il fait comme tout le monde.' Cet attrait ridiculise le sacrement du mariage : `En connaissez-vous beaucoup, des maris qui soient fidèles ?'
De plus, quand la fille du baron `répétait à tout moment : `c'est moi qui n'ai pas eu de chance dans la vie.' Alors Rosalie s'écriait : Qu'est-ce que vous diriez s'il vous fallait travailler pour avoir du pain, si vous étiez obligée de vous lever tous les jours à six heures du matin pour aller en journée ... et quand elles deviennent trop vieilles, elles meurent de misère.'

La vie et l'espoir
La vie `exemplaire' de la fille du Château tourne en un `Massacre' (le nom de son chien) : `Tout n'était donc que misère, chagrin, malheur et mort. Tout trompait, tout mentait, tout faisait souffrir et pleurer.'
En fin de compte, l'espoir de sa vie tombe sur les épaules de la Chaumière (la bonne Rosalie et son fils `vigoureux') pour élever le fruit d'une alliance entre un noble et une demi-mondaine.

Quoique ce roman n'est techniquement pas aussi brillant que `Pierre et Jean', il contient déjà des thèmes majeures de l'aeuvre de Guy de Maupassant : l'analyse sans merci des relations humaines (et ici, exceptionnellement, des relations sociales entre les anciens trois Etats), son anticléricalisme et sa haine pour la bourgeoisie.
Lecture hautement recommandée.
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