L'histoire commence bien, cette femme qui "aime prendre des bains de foule sur les trottoirs ensoleillés" doit aimer la vie,et la photo de couverture est si entrainante...alors on fait fi des avertissements de l'auteur et on essaie de plonger dans le roman qu'on ne finit que par discipline. Car, hélas, cette femme tombée en pamoison devant son gigot non seulement déteste sa vie, elle est incapable d'imaginer une vie meilleure, toutes les autres qu'elle s'invente sombrent invariablement dans l'horreur, le sadomasochisme, le manque d'amour, le sexe sordide, la folie; les adolescents sont haineux, les adultes égoistes et affreux,les vieillards clochardisés, les relations familiales et sociales froides ou sordides. En 515 pages, aucune autre façon de vivre ne lui vient à l'esprit. ¿Banale, cette femme? J'espère bien que non, je préfère croire que les français -tous les personnages le sont cent pour cent- ont pour la plupart des vies bien plus normales.