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Unknown Pleasures [Import]

Joy Division CD
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Détails sur le produit

  • CD (25 octobre 1990)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Qwest / Wea
  • ASIN : B000002LGL
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (14 commentaires client)
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1. Disorder
2. Day Of the Lords
3. Candidate
4. Insight
5. New Dawn Fades
6. She's Lost Control
7. Shadowplay
8. Wilderness
9. Interzone
10. I Remember Nothing

Descriptions du produit

Critique

Issu de la scène punk de Manchester, Joy Division a évolué assez rapidement vers un son très personnel, finalement assez éloigné de ses origines. La basse de Peter Hook, devenue proéminente, a relégué en retrait une guitare faisant éclater çà et là des orages d’électricité. La voix de Curtis s’est nettement affinée, acquérant une beauté grave et dramatique. Quant à la batterie, le jeu de Morris, quoique toujours primaire et carré, s’est étoffé – surtout valorisé par le génial sculpteur de sons Martin Hannett. Avec Unknown Pleasures, leur premier album (*), Joy Division accouchait d’une œuvre intense, qui allait marquer le glissement de la révolte punk au désenchantement de la cold wave – genre auquel le groupe donnerait un an plus tard son chef-d’œuvre ultime, Closer. Si la musique du groupe n’a ici plus grand-chose à voir avec le punk, Unknown Pleasures reste agité de secousses de colère, à l’image de sa pochette qui semble représenter une surrection (soulèvement des terres à cause des mouvements souterrains de la tectonique des plaques), comme une métaphore de la colère contenue, et qui parfois surgit dans les chansons. Et l’on comprend avec ce disque le cheminement qui a mené du punk à la cold wave, de la rage et de la révolte à la fatigue et au désabusement – et pour finir, à un désespoir latent qu’évoque cette basse, entêtante et insidieuse, au cœur de toutes les compositions. Superbement construit, Unknown Pleasures, d’une chanson à l’autre fait monter la tension jusqu'à la colère, avant de redescendre peu à peu vers la nervosité, puis l’abattement. « Disorder », qui ouvre le disque, remue les cendres du punk anglais, dont il tire son énergie et sa dynamique. Mais comme évidé de toute révolte, il illustre le reniement de la colère par une certaine jeunesse désabusée. Dès ce premier morceau, la basse occupe la place centrale dans la composition, imprimant sa rythmique élastique et sautillante. Elément central dans les dix chansons d’Unknown Pleasures, la basse de Peter Hook, tour à tour triste, dansante, lourde ou funèbre est le squelette de tous ces morceaux. Ils ne prennent forme qu’à partir d’elle, qui donne une dimension chthonienne aux morceaux. La musique de Joy Division évoque souvent la pesanteur du destin ; elle ne décolle pas, n’est jamais légère ou « planante » mais plutôt lourde et ancrée au sol. Dès le second morceau, le funeste « Day of the Lords » , l’ambiance est définie : peu à peu, l’atmosphère s’assombrit. Dans les compositions, règnent angoisse et tension, secouées par des moments d’une nervosité tour à tour contenue ou débordante. Une atmosphère enrichie par des sonorités synthétiques et bidouillages sonores (samples divers, échos), rappelant aussi bien les bruits du « European Son » du Velvet Underground, que certaines expérimentations pré-électroniques (Pink Floyd) ou l’influence de la musique industrielle balbutiante (Curtis était alors fasciné par Throbbing Gristle). L’ambiance se déploie, amenant les morceaux du milieu de l’album (de « Insight » à « Shadowplay » ), culminant en intensité entre colère et tristesse. L’enchaînement de ces quatre titres est parfait. Le chant, les collages sonores et la musique chargent ces compositions d’une intensité dramatique rares, à la basse funèbre, au tempo tour à tour languide ou bondissant, des accès de nervosité grinçante, d’angoisse étouffante ou de lyrisme plaintif, au chant détaché puis rageur – entre résignation et opiniâtreté à vivre et à se révolter. Au milieu de ces cimes, les deux joyaux de ce disque : « New Dawn Fades » (plus tard magistralement repris par Moby et les ex-Joy Division de New Order) et le tube glacial « She’s Lost Control », tous deux d’une intensité viscérale captivante. Le froid et superbe « Shadowplay » maintient la tension, puis viennent « Wilderness » et « Interzone », deux morceaux plus saccadés, dans lesquels l’atmosphère et l’émotion s’estompent au profit de la dynamique et de l’élan. Unknown Pleasures s’achève enfin avec « I Remember Nothing », morceau lent et sombre, qui rappelle un peu le « We Will Fall » qui concluait le premier album des Stooges. Avec ce morceau inquiétant, lacéré de stridences métalliques et de bruits étranges, l’album s’achève dans le fracas et le son sec de la batterie évoque des coups de fouet. Avec sa musique et ses paroles angoissées (cruauté des rapports humains, nostalgie, fragilité, mal de vivre, etc.), Joy Division livrait un album unique et capital. Le producteur Martin Hannett, quasiment cinquième membre du groupe osa tout sur ce disque et fabriqua un son étouffé et étouffant, mécanique, qui fit de Unknown Pleasures un pur chef-d’œuvre.

(*) Un an avant Unknown Pleasures, Joy Division était encore un groupe punk – original, au demeurant, même s’il n’avait pas atteint le pinacle de sa créativité – qui enregistrait son premier disque. Mais pour diverses raisons, Warsaw ne fut pas commercialisé et ne circula longtemps que sous forme de bootleg, avant d’être édité en 1994.

Mikaël Faujour - Copyright 2013 Music Story

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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sur la corde raide ... 6 septembre 2010
Par Lester Gangbangs TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:CD
Un des disques les plus importants des années 70 ... Qui à lui seul siffle la fin de la récréation punk, et annonce beaucoup de sons des années 80. Un disque indissociable de son leader tourmenté Ian Curtis.
Un prolo de la banlieue de Manchester, fasciné par les destins tragiques de Jim Morrison et James Dean, et musicalement très impressionné par le Velvet, les Stooges, et forcément leur plus grand prosélyte David Bowie. D'ailleurs Joy Division (un nom qui fera froncer quelques sourcils, car il fait allusion à des convois de prostituées remontant le moral des troupes du front Russe et des gardiens de camps de concentration) se nommera d'abord Warsaw, d'après « Warsawa », un des titres de « Low » ... Un Ian Curtis fortement impressionné par un concert des Sex Pistols, qui le décidera à se lancer lui aussi dans la musique...
Tous ceux qui sont impliqués dans « Unknown pleasures », seul disque publié du vivant de Curtis, deviendront des acteurs-clés de la scène musicale anglaise des années 80. Albretch (guitares, claviers), Hook (basse), Morris (batterie) formeront New Order, le producteur Martin Hannett sera un des plus cotés de la décennie suivante, Tony Wilson patron d'une boîte de nuit et d'un label (tous deux nommés Factory) sera un incontournable du music-business, l'auteur de la pochette Peter Saville un des graphistes les plus courus ... « Unknown pleasures » était pour tous ces gens le premier contact avec le milieu de la musique ...
« Unknown pleasures » est un disque sombre, noir, laissant peu de place à l'espoir, à l'image de sa pochette représentant l'écho radar d'une étoile en train de mourir. Evidemment, le suicide de Curtis moins d'un an après la sortie du disque, fera hurler au signe prémonitoire, ainsi que certains textes de chansons ... Classique. Même si la fin tragique de Curtis (il souffre d'épilepsie, devient rapidement une star alors qu'il est marié, père de famille, a une maîtresse, vit le quotidien de Mr. Tout Le Monde, et n'a pas toujours le moral au beau fixe ), sans être vraiment surprenante, n'était pas pour autant inéluctable ...
« Unknown pleasures » est le disque du mal-être, du tourment intérieur. Le son est particulièrement novateur, même si on peut trouver quelques similitudes avec quelques passages de Can, Pere Ubu, Residents, tous groupes que les Joy Division connaissait. En fait, la seule référence à peu près évidente se retrouve sur le dernier titre « I remember nothing », longue dérive noirâtre comme en ont fait les Doors (« The End », « When the music's over »). Tout le reste crée son propre univers sonore, avec la basse très en avant de Hook qui définit la mélodie, la batterie métronomique de Morris, apparemment souvent doublée lors de la production par des percussions électroniques, et une guitare n'entretenant loin dans le mix qu'un long tapis de striures lancinantes. Et par dessus, la voix grave, souvent lente et monocorde de Curtis installant un climat de douloureuse tristesse ... Le résultat donne un disque dense, compact, dans lequel les variations de tempo sont infimes, tout au plus peut-on trouver que « Shadowplay » est le plus lancinant et « Interzone » le plus rythmé, le plus « rock » ...
Ce disque, même s'il n'a pas bénéficié de ventes colossales (le groupe est à peu près inconnu, Factory est un label indépendant), aura rapidement un gros succès, marquera au fer rouge toute une génération de mals dans leur peau, victimes de la dévastation économique dans les métropoles anglaises, et sera annonciateur d'une grosse part des productions new wave, cold wave, gothique, influençant durablement des groupes comme Cure ou Bauhaus ...
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Impressionant 6 juin 2006
Par vavle
Format:CD
Glacées, ces lignes de survie. Une voix grave. ténèbreux. Musique spécialement en profondeur. DOWN, DOWN... Plus profond encore... Oui très près de la fin. Ca me désole. Ca pénètre très profond. Jusqu'aux battements du cœur. Une musique qui s'empare de tout ce qui m'entoure. Qui agresse tout en restant dans le monde de l'au-delà. Grand. Très grand.
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22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La complainte du pendu (2) 21 juin 2003
Par "elend"
Format:CD
Unknown Pleasures est plus direct et plus spontané dans son orientation que ne l'est Closer.Il est aussi bien plus désespéré.La tristesse paroxystique du chant de Ian Curtis nous renvoie à des Tim Hardin,Nick Drake,Syd Barrett,autres joyeux troubadours du desespoir.Pourtant ce desespoir ne nous assomme pas.Il nous élève!
Commment encore écouter New Dawn Fades repris par Moby quand on sombre dans les plaisirs inconnus de Ian Curtis,Bernard Albrecht,Peter Hook et Steven Morris?
Un Trés Grand Disque de La Musique Contemporaine.On ne peut plus parler de Rock,d'After Punk, de Cold Wave quand on parle de Joy Division.Joy Division est un genre à lui tout seul.Sombrez dans les plaisirs inconnus,vous n'en sortirez pas indemnes.
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Commentaires client les plus récents
5.0 étoiles sur 5 Very good
Fast reeption, good quality, so I m keeping your nama for a future order, for good music or good movies
Publié il y a 1 mois par Guillaume Lacroix
5.0 étoiles sur 5 Ephémère JOY DIVISION
Groupe- phare et éphémère de la fin des années 1975-1980, il est plaisant, pour les nostalgiques, de trouver d'anciennes versions ou... Lire la suite
Publié il y a 2 mois par BELLIN Dominique
4.0 étoiles sur 5 Toute ma jeunesse 1
Évidemment ces titres ne respirent pas la joie
mais je suis surpris qu'ils ne se démodent pas
Carrière trop courte!
Publié il y a 2 mois par Dervieux Alain
5.0 étoiles sur 5 La basilique de la désolation...
Ce premier album de Joy Division sent la désolation a plein nez, en fermant les yeux lors de l'écoute on respire l'air chargé de fumées industrielles du... Lire la suite
Publié il y a 23 mois par LODH
4.0 étoiles sur 5 Seulement 2 chansons inédites
ATTENTION! Si vous possedez déjà HEART AND SOUL, vous avez tout sur ces deux disques à part deux chansons, puisque cette collection contient l'album entier... Lire la suite
Publié le 29 octobre 2007 par A. Gerritz
5.0 étoiles sur 5 "i got the spirit...Feeling,feeling,feeling" chantait Ian Curtis..Être...
Le superbe "Control" sorti ce mois-ci, film biographique sur Ian Curtis rends parfaitement hommage à ce disque dont la vigueur sourde et souterraine imbibe et soutient le... Lire la suite
Publié le 16 octobre 2007 par Source Vive
5.0 étoiles sur 5 Lugubre et superbe à la fois
Les critiques d'albums de Joy Division m'avaient attiré pour 2 raisons : tout d'abord, la mélancolie omniprésente de leur musique, et ensuite, une chronique de... Lire la suite
Publié le 25 mars 2006 par Fabien
5.0 étoiles sur 5 La BO d'une génération désespérée
Manchester, UK, fin des années 1970.
La crise sociale génère une créativité artistique populaire, principalement musicale sans... Lire la suite
Publié le 24 février 2005 par JeanDeff
5.0 étoiles sur 5 On ne s'en lasse pas !
Ce 1er album de Joy division sonne enfin le glas pour le groupe de sa période punk et lui permet en toute modestie d'inventer la cold-wave. Lire la suite
Publié le 1 mai 2004 par "golden_rage_of_grotesque"
5.0 étoiles sur 5 Le Disque !
Lorsqu'à l'extrême fin des années 70 la première vague punk commence à se replier, elle laisse derrière elle quelques no man's lands... Lire la suite
Publié le 28 janvier 2004 par Arnaud
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