Un Essentiel amazon.fr
A voir Kurt Cobain assis, parmi des fleurs blanches, une guitare folk sur les genoux, on pourrait croire que ses démons s'étaient calmés. En fait, c'est l'inverse : dans ce contexte paisible, alors que le chaos électrique a fait place à un accordéon et à un violoncelle, chacun de ses mots touche et bouleverse. Sa voix déchirée sur "All Apologies", ses lamentations sur la reprise du "Where Did You Sleep Last Night" de Leadbelly transpercent le coeur de l'auditeur, plus profondément que les hurlements de "Smells Like Teen Spirit". Cobain en avait assez de Nirvana, disait-on à l'époque, et il se rapprochait de Peter Buck et de Michael Stipe de REM. Ce disque live dépouillé à l'extrême nous donne une indication de ses dernières envies musicales et rend nos regrets plus amers encore. --Hubert Deshouse
Critique
Album posthume, Unplugged in New York est un petit bijou de musique débranchée. Combien de guitaristes ont appris à jouer de leur instrument sur cet album, casque sur les oreilles ? Le groupe y démontre là son talent pour jouer juste les chansons de Kurt, sans vacarme, mettant en exergue ce que tout le monde savait déjà : Cobain était un vrai mélodiste.
Pourtant, le groupe n’a pas trouvé là le moyen de se gargariser de son succès, ne jouant pas ses grands tubes (« Smell… », qui a fini par leur sortir par la tête, «Rape me», etc.), préférant plutôt interpréter des standards du folk noir américain («Where did you sleep last night» de Leadbelly), un titre du grand Bowie «The Man who sold the World», ou des chansons d’artistes dont le groupe était fan, comme les Vaselines ou les Meat Puppets. L’Unplugged de Nirvana reste sûrement l’un des meilleurs épisode de la série débranchée de MTV (à l’exception peut-être de celui de Clapton) et immortalise définitivement Kurt Cobain.
Hugues Hippler - Copyright 2012 Music Story
Pourtant, le groupe n’a pas trouvé là le moyen de se gargariser de son succès, ne jouant pas ses grands tubes (« Smell… », qui a fini par leur sortir par la tête, «Rape me», etc.), préférant plutôt interpréter des standards du folk noir américain («Where did you sleep last night» de Leadbelly), un titre du grand Bowie «The Man who sold the World», ou des chansons d’artistes dont le groupe était fan, comme les Vaselines ou les Meat Puppets. L’Unplugged de Nirvana reste sûrement l’un des meilleurs épisode de la série débranchée de MTV (à l’exception peut-être de celui de Clapton) et immortalise définitivement Kurt Cobain.
Hugues Hippler - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Nirvana 'unplugged' : ceux qui pensaient que le talent du groupe tenait à une pédale de distorsion n'y croyaient pas. Et pourtant, voici un disque splendide, interprété avec une retenue et une finesse incroyables par le groupe de Cobain (renforcé d'un second guitariste et d'une violoncelliste) dont les compositions sont ici magnifiées ("About A Girl", "Polly") et qui chante d'une voix qui n'a jamais été aussi belle. Et puis il y a les reprises, sublimes, des Vaselines, des Meat Puppets (invités sur trois titres) et surtout de Leadbelly ("Where Did You Sleep Last Night") et de Bowie (l'exceptionnel "The Man Who Sold The World") : une nouvelle direction passionnante se dessinait pour Nirvana, dans la lignée de R.E.M. (dont Cobain était fan et dont le producteur est ici aux manettes)... Regrets éternels.
Descriptions du produit
UNPLUGGED IN NEW YORK