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Page Artiste Henry Cow

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Détails sur le produit

  • CD (5 juillet 2012)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD, Import
  • Label: Orkhestra
  • ASIN : B000026SL4
  • Autres éditions : CD  |  Album vinyle
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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1. Bittern Storm Over Ulm
2. Half Asleep; Half Awake
3. Ruins
4. Solemn Music
5. Linguaphonie
6. Upon Entering The Hotel Adlon
7. Arcades
8. Deluge

Descriptions du produit

Descriptions du produit

UNREST

Critique

Certains fleurons du rock progressif britannique n’ont plus à se faire de soucis pour leurs vieux jours (Genesis, Pink Floyd, Yes). D’autres ont suivi une carrière beaucoup plus confidentielle, certes suivis d’une brigade de fans fidèles, mais sans jamais croiser l’exposition médiatique des stars. Henry Cow appartient à cette dernière catégorie, ce qui ne rend pas leur musique intéressante, mais assure au moins de l’intégrité de leur démarche.

Naturellement chez ce groupe britannique créé en 1973 sous nette influence de Zappa, ou Soft Machine, et d’Olivier Messiaen, personne ne se prénomme Henry. Ce qui n’est pas très grave, puisque Henry Cow ne constitue pas vraiment un groupe, mais plutôt un collectif, intégrant au fil des années le guitariste et violoniste Fred Frith (s’il est une âme dans cette aventure, c’est là qu’elle réside), le claviériste Tim Hodgkinson, le batteur Chris Cutler (qui rejoindra plus tard Pere Ubu), le bassiste John Greaves, et, plus tardivement, le chanteur d’origine germanique Dagmar Krause. Les quatre premiers sont complétés, à l’occasion de l’enregistrement de ce deuxième album de l’ensemble, par le hautboïste Lindsay Cooper.

 Développant leur concert d’art-rock et d’opposition rock (en particulier face à l’establishment), les Anglais s’attaquent donc à quelques poncifs du rock britannique (et en premier lieu le British blues), avec la malice de musiciens chevronnés. Et tant que chacun s’installe devant une partition (« Solemn Music ») l’ironie des charges, la perspicacité des inventions harmoniques, les tentatives réitérées de réunir dans un même embrasement jazz, rock, et musique d’avant-garde, font mouche.

Mais quand les instrumentistes, aussi talentueux soient-ils, sont laissés aux égarements d’une improvisation collective non maîtrisée, il est n’est pas moins clair que l’auditeur, resté à quai, éprouve les plus grandes difficultés à adhérer à l’entreprise. La technologie actuelle du sélecteur de plages devrait remédier au malaise. Pour l’anecdote, signalons que l’ingénieur du son de ces sessions s’appelle Mike Oldfield, et, pour la copieuse saga du rock progressif britannique, qu’Unrest constitue sans nul doute le meilleur album d’Henry Cow.



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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile  Par 36brun le 19 septembre 2001
Format: CD
Après Leg End, Henry Cow sort ce 2ème album, avec quelques changements au niveau personnel: départ de Geoff Leigh (saxophoniste principal), et arrivée de Lindsay Cooper (Basson, Hautbois). Cet album laisse une place décuplée aux impros générales: c'est à présent la moitié de l'album (chansons 5 à 8) qui y est consacrée. Mais dans les 1ères chansons, on a "Half asleep" de J. Greaves qui est excellente (entre autres par ses lignes de basse), et "Ruins" de Frith qui déchire tout avec son passage du milieu où la coordination de tous les instruments est vraiment remarquable. Ensuite, place aux improvisations propres à Henry Cow: à noter les lignes de basse de "Upon entering the Hotel Adlon". Ma préférée des impros, "Deluge", est vraiment superbe: le saxophone surtout, la batterie, et la fin au piano avec chant cloture remarquablment l'album. C'est un album que j'aime beaucoup, mais pour ceux qui n'ont pas aimé le 1er (LegEnd), je ne le leur conseille pas; en effet, cet album est plus austère. Mais il a également son charme que le 1er n'a pas forcément. La magie des impros de Henry Cow, fortement représentées dans cet album, ne se retrouve nul part ailleurs.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile  Par Corrio le 9 décembre 2004
Format: CD
C'est facile : depuis 30 ans, ce disque n'a pas quitté ma liste de mes 10 disques préférés. Il faut dire que Henry Cow est probablement le groupe le plus bosseur que le monde du rock, pour parler large, ait jamais connu. On a beaucoup parlé d'improvisations à leur sujet. Les ayant vus plusieurs fois sur scène, et parfois 2 jours de suite, les interprétations étaient rigoureusement les mêmes d'un jour à l'autre. Je les considère donc beaucoup plus proches de la musique contemporaine que du jazz. En tout cas, de fabuleux musiciens.
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