Aprés avoir quitté les Libertines à l'aube de leur premier album car, selon lui, "ils manquaient d'ambition", Johnny Borrell a décidé de satisfaire son égo en devenant singer/songwriter de Razorlight, groupe au potentiel fantastique (et au nom discutable).
"Up all night", sorti en juin 2004 outre-Manche est un premier album d'exception. Evoluant dans une veine Television/Strokes/Patti Smith, les londoniens de Razorlight se démarquent de la scène garage-rock des années 2000 par les textes éclairés et le charisme de leur frontman. Johnny Borrell, surnommé "big mouth" pour sa propension à faire des déclarations tapageuses (du genre : "si je cuisine, Dylan fait les frites") est devenu en moins d'un an une véritable rock star, figure de proue emblématique d'un navire flottant avec grace au sommet des charts britanniques.
L'album en lui-même contient quelques pépites comme le très new wave "Stumble and fall" ou les mélodies imparables de "Rock'n'roll lies" et surtout "Golden touch". L'album contient quelques érangetés aussi comme ce "In the city" proche de la version de Gloria de Patti Smith et même une chanson dédiée à son ami Pete Doherty (tête brulée pensante des Libertines), "Don't go back to Dalston"...
Le gros point fort de ce disque est néanmoins les textes, poésie urbaine dans la veine de Lou Reed, clins d'oeil avisés aux auditeurs aux grandes oreilles...
Borrell se veut le Dylan de notre génération, il en a le potentiel : Razorlight, grande révélation 2004